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RIEN A DECLARER
L’ultime version du projet d’accord de branche pour le passage à l’euro est parvenue aux fédérations le 30. Les banques ont enfin accepté de limiter les opérations d’échange francs-euros aux agences sécurisées . Nous avons également obtenu que la responsabilité pénale des chargés de clientèle qui effectueront des changes supérieurs à 10 000 euros soit dégagée. Au cas où le client refuse le dépôt sur son compte des francs, une déclaration sera faite de manière systématique pour satisfaire aux exigences du code monétaire et financier. Tous les agents concernés devront recevoir une information spécifique à ce sujet. Les fédérations syndicales doivent prendre position pour le 7 juin, mais pour sa part la fédération CGT prendra position le 11. Ce sera l’épilogue d’un feuilleton qui aura conduit à un bras de fer sur la mise en œuvre de mesures pour assurer la sécurité publique des personnes, salariés et clients, et la sécurité pénale du personnel face à des pouvoirs publics qui n’ont prévu aucune mesure de protection particulière des agences et qui voulaient nous imposer d’échanger les francs contre les euros comme s’il s’agissait de petits pains. On attend maintenant avec curiosité la réunion des commissions départementales de sécurité qui devraient se tenir prochainement pour entendre ce que les préfets pourront y dire. Vous pouvez consulter bien sûr tous les textes sur le site Internet CGT.
LA CASSETTE A PYCSOU
Nouvelle réunion de négociation le 31 pour proroger le régime de retraite supplémentaire Valmy. Crispé sur ses économies, qui ne sont d’ailleurs pas les siennes puisqu’il s’agit des réserves de la caisse de retraite, notre DRH a dû commencer à lâcher les cordons de la bourse pour espérer signer un accord. Le magot devrait pouvoir être partagé équitablement entre les retraités, qui devront attendre encore un peu pour que s’ouvre la négociation , les actifs qui ont travaillé avant le changement de régime de retraite, par la conversion du complément bancaire en droits à rente du régime Valmy, et enfin par attribution d’un versement exceptionnel à l’institution Valmy au bénéfice de tous les titulaires de droits à rente. Une dernière réunion est prévue le 18 juin.
LE LOFT A NOEMIA
L’ont-ils fait exprès ? Un projet a été présenté au CE des Centraux baptisé NOEMIA. Il s’agit d’un plateau de l’espace 21, l’immeuble qui jouxte les tours, situé au 8ème étage ou sera testé un nouveau concept d’aménagement de l’espace de travail sur 40 personnes. Les études préalables ont fait l’objet d’entretiens des 40 sélectionnés avec le cabinet CARTON ! Serait-ce une nouvelle manifestation de cette manie de déplacer sans cesse les services d’un étage et d’un immeuble à l’autre, avec un nom pareil le cabinet doit être spécialiste en déménagement. A moins que la chaîne M6 n’ait fait des émules et que l’on puisse bientôt suivre les aventures du loft a NOEMIA sur intranet… Force est de constater que le concept reposant sur la souplesse d’utilisation de l’espace en fonction des besoins, on peut traduire ça par un test d’installation sur sièges éjectables.
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LA GRANDE LESSIVE
Le premier ministre est venu prononcer un discours devant le comité national de l’euro le 11 mai faisant part de la volonté des pouvoirs publics de disposer d’un maximum de points d’échange francs – euros, et de faciliter ces échanges quelque soit leur montant. Le problème est que les moyens ne suivent pas. Il devra être mis en circulation à peu près autant d’euros qu’il devra rentrer de francs, 300 milliards. Lors de la rencontre entre les fédérations syndicales de la profession et le ministère de l’intérieur, le directeur de la police nationale a exposé un " plan sécurité ", depuis largement divulgué par la presse, dont il ressort que les moyens de protection exceptionnels dégagés seront utilisés pour des escortes jusqu’au transfert des fonds dans les centres forts mis en place par les sociétés de convoyage. Après, plus rien, le ministère nous a proposé comme principal moyen de sécurité le " trouyotage " des francs et la réunion des commissions départementales de sécurité sous l’autorité des préfets, mais dont le rôle se limite aux transferts. Les policiers étant déjà surchargés, il ne faut donc pas en attendre devant les agences pour assurer la protection. Les fédérations ont donc décidé d’écrire à Laurent FABIUS, chargé de la question, pour lui demander de renoncer à demander aux banques de distribuer de l’euro comme des petits pains… Autre forte question posée au ministre, celle du grand lessivage, puisque l’exonération de responsabilité pénale est limitée aux échanges égaux ou inférieurs à 10 000 euros. Or il y a grand risque qu’une bonne part de l’argent qui va sortir, pour les gros montants, vienne de " bons clients " qui ont mis à l’abri du fisc un magot. On sait d’avance que l’intérêt clientèle pèsera lourd mais que dans les années qui suivront, si un contrôle fiscal ou une enquête judiciaire surviennent, celui qui a échangé le magot sera inquiété, ou même accusé. C’est dans ce nouveau contexte que l’ultime réunion de négociation s’est tenue le 23 à l’AFB. De Massy, président de la commission, a expliqué que le temps presse pour conclure un accord de branche qui devra être décliné dans les entreprises afin d’être prêts le 1er septembre, date du début des transports de pièces. Célérité n’est pas précipitation, lui avons nous répondu, en exigeant désormais que le change soit limité aux agences sécurisées, que l’invalidation des billets soit immédiate et que les salariés de la profession soient protégés du risque d’erreur et du risque pénal. Un long débat a suivi au cours duquel nous avons obtenu des garanties importantes sur ces questions, par exemple par la prise de rendez-vous pour l’échange de gros montants qui devront se faire dans les agences, lesquelles devront être obligatoirement sécurisées, ou encore par l’obligation de " trouyoter " dès la restitution des francs. Notre pression a également fait pencher les banques vers la limitation des échanges à 2000 fr. pour les non – clients, entre le 1er janvier et le 17 février, sachant que 60 % des DAB basculeront dans la nuit du 31 décembre et que la quasi totalité distribueront des euros le 4 janvier. Le texte prévoit également qu’un salarié ne pourra être sanctionné pour cause d’erreur, tandis que la question de la responsabilité pénale doit faire l’objet d’une nouvelle formulation plus protectrice. Hormis les problèmes de sécurité, qui feront l’objet d’un nouveau point en septembre, le texte porte aussi sur la charge de travail, des procédures de dérogations simplifiées et leurs contreparties. La période dérogatoire s’étend du 1er septembre et le 31 mars. Le travail du dimanche restera interdit dans les agences, et il sera fait appel au volontariat pour les heures supplémentaires et le travail du week-end. Nous avons imposé une formule qui devrait permettre le versement des contreparties par les sous-traitants à leur personnel et nous veillerons à ce que le décret autorisant les dérogations du travail le prévoit. Nous avons également demandé que les renforts de CDD prévus anticipent les recrutements pour en transformer le maximum en CDI. Un dernier projet sera remis aux fédérations pour signature le 7 juin, si les ultimes demandes syndicales ont été suffisamment entendues.
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GARDE A VUE
Il fallait que ça arrive, les dérapages désormais connu des méthodes employées par certains responsables, ou ex-responsables de SGIB, ont provoqué une plainte au pénal. Déjà plombée de quelques dizaines de procédures prud’homales passées ou en cours, sans compter celles qui peuvent venir, SGIB inaugure la première plainte contre X pour conditions de travail incompatibles avec la dignité humaine, mise en danger de la personne d’autrui, provocation au suicide et non assistance à personne en péril… Les méthodes dénoncées par la CGT ont créé un climat propice aux excès d’autorité et à ces débordements individuels qui se sont la plupart du temps conclus par le départ des disgraciés. Cette fois-ci, les acteurs sont convoqués au commissariat de police de la Défense pour que leurs dépositions soient recueillies et transmises au juge d’instruction de Nanterre qui a délivré une commission rogatoire. Au dernier Comité Central d’Entreprise, la direction admettait devant l’insistance des élus, que des cas de harcèlement moral pouvaient se produire intra-muros, mais que cela ne relevait aucunement d’une volonté délibérée de la direction… un peu facile, tout de même, c’est la direction qui a laissé faire, on attend maintenant qu’elle fasse le ménage et facilite la nouvelle expertise décidée par le CCE et le travail du CHS… Une chose est certaine, le management de SGIB va devoir apprendre un nouveau truc, le droit du travail français, s’il ne veut pas risquer d’aller s’expliquer chez les flics.
ET SI ON EN PARLAIT
Loin du visage avenant présenté par les nouveaux clips publicitaires, le ruban extensible qu’on appelle escargot, marque à l’agence centrale le chemin à franchir pour parvenir au guichetier disponible… Escargot le bien nommé, puisque le record d’attente d’un client atteint 50 mn ! La raréfaction du personnel disponible à la clientèle dans les agences est ainsi de plus en plus visible malgré les statistiques triomphales présentées par DIST et malgré les rationalisations successives, sensées à chaque fois diminuer la charge administrative au profit des tâches nobles. Espérons que le clip ne donnera pas à nos clients trop l’envie de parler, on a oublié de leur dire que le temps était compté en fonction de leur profil.
ON EST PAUVRE !
Publiés désormais chaque trimestre, exigence des marchés oblige, les résultats du premier trimestre 2001 affichent un recul par rapport à ceux de 2000… certes de 23,3% mais sans perdre de vue qu’il s’agit de gagner un peu moins tout en gagnant encore beaucoup. Pour les détails, reportez-vous aux infos de la direction ou à la presse mais nous en profiterons de notre côté pour nous interroger sur l’intérêt de sacrifier à cette agitation qui revient tous les 3 mois maintenant. Que valent des commentaires, des appréciations qui portent sur de telles périodes et de telles comparaisons ? L’objet d’une banque de cette taille se mesurerait-il ainsi désormais ? Que vaudraient des actionnaires qui prendraient la décision de vendre sur cette annonce ?
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ONCLE PYCSOU
Même quand on est banquier, il reste difficile de démontrer à ses interlocuteurs que cousu d’or, on se doit de dépenser le minimum. C’est l’exercice auquel s’est livré Alain Pycsou devant les représentants syndicaux cette semaine lors de la réunion de négociation du régime de retraite supplémentaire Valmy. La proposition de la direction consiste à convertir le complément de retraite bancaire attribué aux salariés actifs présents avant le 31/12/93 en droits à rente versée par l’IP Valmy, mais elle propose une conversion qui va laisser intact pour l’essentiel le " tas d’or " accumulé à la Caisse de Retraites entre 400 et 600 millions selon les hypothèses plus ou moins pessimistes. Même pingrerie de rigueur pour réviser la part variable versée par la Direction au régime de retraite, pourtant théoriquement liée aux résultats de la banque… Lesquels se portent bien comme on le sait ! Enfin, on ne sait pas plus ce que l’homme aux oursins dans les poches accepterait de concéder aux retraités qui n’ont toujours pas vu la couleur des 70 millions conservés par la caisse de retraites en réserves et destinés en principe à revaloriser leurs retraites. En bref, cette réunion du 10 mai aura seulement permis de faire admettre à notre DRH qu’on n’allait pas mourir devant un tas d’or… nous saurons peut-être à la prochaine réunion, le 31, si Oncle Pycsou nous propose autre chose que de mourir étouffé par son tas d’or !
CARTON ROUGE
… aux dérives du service du recrutement et ses tests de personnalité. Déjà très discutable, l’inévitable entretien avec le psy dont on se demande quelle valeur scientifique et objective il peut avoir, a succédé aux enquêtes avant embauche, abandonnées il y a longtemps. Sauriez-vous donner la bonne réponse, par Oui ou par Non, à la question " Pensez-vous qu’il faille faire l’aumône aux mendiants ? " !
Ce genre de questions tombe pourtant sous le coup de la loi qui interdit aux employeurs de dépasser la limite de l’activité professionnelle. Voilà qui ne manquera pas de faire l’objet d’un débat lors d’une prochaine réunion du comité central d’entreprise.
STATU QUO
L’instauration d’une rémunération variable liée à la réalisation de leurs objectifs pour les " cégépistes ", conseillers en gestion de patrimoine, préfigure manifestement l’envie de la Direction Générale de multiplier ce type de rémunération, qui s’additionne à celles existantes, bonus et cgu. Devant le CCE et la menace de la CGT de faire respecter le principe " à travail égal, salaire égal " devant les tribunaux, la DRH a préféré pour la prudence en promettant de ne rien faire de plus avant la négociation salariale annuelle dès la rentrée de septembre.
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BEAUF STORY
La traditionnelle assemblée des pique-assiettes s’est réunie au CNIT pour écouter les discours des dirigeants maison avant de se jeter sur le buffet de petits fours, motif principal de leur présence. Que voulez-vous, c’est typique de la mentalité de l’actionnaire dont la Direction Générale prend si grand cas. Gavés, ils ont pu repartir satisfaits, estomac et poches pleines. Le dividende par action est en hausse de 35%. La direction a même fait voter une résolution réduisant nos moyens de défense contre une OPA afin que ceux-ci puissent repasser à la caisse en cas de nouveau coup boursier… Par contre la presse économique en sera pour ses frais, il ne s’est rien passé d’autre et Bouton a même refusé tout net de répondre aux questions sur le devenir de la banque ou sur d’éventuels contacts avec la BNP, circulez, y-a rien à voir.
L’EFFET BOOMERANG
L’accord instituant le régime de retraite supplémentaire baptisé IP Valmy est arrivé à échéance. 3 réunions de négociation sont programmées du 3 au 31 mai pour parvenir à un nouvel accord. Mis en place au début 95, ce complément de retraite est financé par des cotisations et par un supplément variable, indexé sur le ROE… Ce lien avec les résultats de l’entreprise avait été exigé par la Direction qui avait de nouveau négocié une modification de la formule en 97 tout en refusant d’augmenter sa contribution. Mais la conclusion de l’accord modifié fin 97 prévoyait que sa contribution serait liée au niveau et à la capacité bénéficiaire du groupe lors de la renégociation de l’accord en… 2001 !
Chacun sait aujourd’hui quelle fut la progression du ROE qui suivit, pour passer à 22% aujourd’hui, tandis que la Direction Générale promet du 20% récurrent aux marchés ! On comprend pourquoi la direction a changé d’avis et ne veut plus prendre le ROE en référence …
NOIX GRATUITE
C’est décidément une spécialité de nos dirigeants de parler trop vite. Daniel BOUTON s’était récemment fait remarquer en menaçant le gouvernement dans la presse, une méthode très fine pour postuler aux 10% du Crédit Lyonnais déclarés à vendre par les journalistes de la presse économique… Le numéro 2 n’a pas voulu être en reste et critique l’assemblée nationale et sa loi consacrant la gratuité des chèque et instaurant de nouvelles obligations pour les banques. Philippe Citerne aurait pu s’en tenir à quelques arguments bien sonnés… la CGT des banques a elle-même fait observer que c’était surtout une question de coût global du service bancaire d’une part et d’autre part de la nécessité d’assurer un service minimum gratuit aux défavorisés … Pourquoi railler la représentation nationale en lui suggérant de voter aussi une baguette de pain gratuite tous les matins et un béret gratuit par an ? Et pourquoi pas une noix gratuite pour Philippe Citerne tant qu’on y est !
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DICTATURE DES MARCHES
Les récentes déclarations de BOUTON relatives au Crédit Lyonnais ont amené les élus du CCE a interroger Citerne plus avant lors de la séance plénière du 26 avril. Celui-ci a confirmé les craintes de la direction de voir l’Etat céder les parts qu’il détient encore du Crédit Lyonnais au Crédit Agricole, constituant ainsi le 1er groupe bancaire français classé mutualiste, marginalisant aussi les 2 banques privées restantes, la SG et la BNP. Cette situation aurait entre autres conséquences, toujours selon CITERNE, de renforcer la pression des marchés qui estiment la " consolidation du secteur bancaire européen" -lire les fusions – toujours nécessaire. Actuellement, la presse internationale bruit de rumeurs mariant la SG tantôt à BSCH, tantôt à Unicredito, tantôt à ABN-AMRO…et toutes ces rumeurs " ont du sens " confirme CITERNE. A l’entendre, d’ailleurs, de telles alliances seraient peut être déjà réalisées si ces partenaires potentiels n’avaient des problèmes internes à régler d’abord. Mais pour revenir au secteur français, la SG entend bien accroître sa participation, soit pour retirer les dividendes de l’investissement, soit pour envisager une " position plus industrielle ". Et de conclure en forme de menaces que " si la BNP et la SG restaient les 2 seules banques privées du pays et si les marchés l’exigent…tout est possible. " C’est oublier un peu vite que le personnel refuse cette dictature des marchés comme il l’a déjà montré lors du raid de la BNP contre la SG il y a seulement quelques mois.
NIET !
La souffrance au travail mise en évidence depuis quelques années par d’éminents sociologues devient un véritable problème de société, si l’on en juge par le nombre croissant d’ouvrages et d’articles paraissant sur ce même thème. Stress des objectifs, méthodes de management parfois brutales, difficultés après hold-up… ce phénomène n’épargne pas la Société Générale, et une récente étude du cabinet Alpha menée dans les salles des marchés avait obligé la direction à quelques remises en ordre douloureuses. A l’issue des travaux de la commission du CHS sur ce sujet, les élus du CCE ont proposé à la direction de participer et de faciliter une enquête sur l’ensemble de l’entreprise. Réponse de PY : non –catégoriquement non ! Pourquoi ?…Parce que !
Circulez ! Y’a rien à voir. La direction se serait pourtant honorée à accepter de rechercher avec les représentants du personnel les causes et les remèdes du mal !
Encore une occasion ratée d’innover dans le domaine social, mais qu’importe, les élus ont voté le principe de cette enquête, et le bureau est maintenant chargé d’établir un cahier des charges et de trouver un cabinet d’expertise sociologique compétent.
Avec ou sans la participation de la direction, cette enquête se fera et donnera inévitablement des résultats pour peu que l’engagement de toutes les organisations syndicales soit entier.
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BAPTEME DU FEU
Le 7 juillet dernier, un statut social plus favorable que la Convention collective était signé par la CGT, CFDT, CFTC et FO. De surcroît, celui-ci donnait naissance à la Commission de Concertation et de Recours qui doit se réunir périodiquement afin d’examiner des dossiers individuels n’ayant pu aboutir en local.
Ce fut jeudi 19 avril la première rencontre de cette instance. Chaque syndicat était venu présenter ses dossiers, face aux DRH de branche. La plus grosse difficulté que nous ayons rencontrée est que la DRH considère que " le poste détermine le niveau "…vision étroite et interprétation restrictive de la grille de classification. Le fait que la Convention comporte des métiers repères qui s’étalent sur plusieurs niveaux, montre pourtant bien que ce n’est pas l’esprit qu’en ont voulu donner les signataires. Malgré ça, c’est quand même un bilan satisfaisant sur le fond et la forme… Non seulement pour le taux de réussite sur les demandes individuelles que nous avons présentées, mais aussi par le dialogue que cette commission permet entre représentants des salariés et " responsables " des relations humaines de branche. Ainsi, un problème plus collectif comme l’évolution du personnel du CGD à Nantes, qui était dans une impasse depuis des années, devrait trouver une solution avant le mois de juin…si l’on attache une importance aux promesses faites par un " responsable ", en l’occurrence M. Jacquemain, RH de PAEN. Les responsables de DRH de chaque branche avait visiblement les pouvoirs nécessaires pour tenir cette réunion. Nous vérifierons concrètement le bilan définitif après la réouverture de certains dossiers non résolus en séance.
CONGES ANNUELS
6 mois auront été nécessaires pour connaître la version officielle du calcul des droits à congés annuels en cas d’absences non considérées comme " temps de travail effectif ". Non seulement, elle respecte l’interprétation que nous avions publiée, mais en plus, elle désavoue les calculs les plus alarmistes…puisqu’il faudrait une absence d’au moins 87 jours pour perdre le 1er jours de congé annuel.
A LA SOUPE
L’Assemblée Générale des actionnaires SG se réunira le 4 Mai. Au menu, en dehors des parterres de petits fours, distribution de dividendes. Quelques jours seulement après la fête du travail, l’ambiance sera plutôt cholestérol. A noter cette année que l’Assemblée sera retransmise sur le site Internet de la SG…chacun pourra vérifier ainsi la jeunesse et le dynamisme de ce type d’assemblée ! En attendant, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos pouvoirs.
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LE NOUVEL OBSERVATEUR
" La séparation juridique n’est pas à l’ordre du jour ", telle est la réponse faite par la Direction de la Générale au journaliste de la Tribune qui l’interrogeait à propos des bruits de filialisation que nous évoquions dans nos précédentes infos. On remarquera que ces paroles prudentes traduisent toutefois l’embarras du directeur des relations sociales, Christian Levy, contraint de s’expliquer dans la presse. Selon ce dernier, " il n’y a pas de décision de prise sur une filialisation du pôle de banque d’investissement et encore moins sur la filialisation de la banque de détail "… un peu comme chez Danone, où il y a 3 mois, il n’y avait pas de décision de prise sur la fermeture de l’usine Lu de Calais ! Le même ajoute d’ailleurs que " certains partenariats avec des banques étrangères peuvent passer par des filialisations " et que le recul de la direction, qui a renoncé à scinder le comité d’établissement des centraux en 3, " n’empêcherait pas une filialisation ". Selon Christian Levy, il s’agirait de se mettre en position de quasi filiale et de " regarder ", en gros, on ne le fait pas mais on ne dit pas qu’on ne va pas le faire. On a presque envie de dire que l’homme est en mission pour préparer les esprits et tester les réactions, car le souvenir de la filialisation de SGAM a laissé des traces… du moins au plan des réactions sociales, car qui se souvient de l’argument économique utilisé pour justifier la filialisation de RESS/GES. C’était pour satisfaire à la nécessité d’afficher l’indépendance des gestionnaires de SGAM et contrer l’implantation des gestionnaires anglo-saxons ! Qui oserait le prétendre aujourd’hui, au moment de l’achat de TCW aux USA par la SG, si tant est que la force de SGAM est d’appartenir au groupe, comme nous le disions alors. Il en est de même pour le reste du groupe, dont la force réside précisément dans sa diversité et sa capacité d’être une banque universelle, un modèle que les analystes plébiscitent après l’avoir raillé. Les certitudes économiques de ces messieurs sont à géométrie variable dans le temps, et nous qui avons à nous préoccuper du sort et du statut du personnel n’avons pas l’intention de laisser démanteler le groupe par appartements… et nous l’avons prouvé un certain été 99.
LE BLUES DU CÉGÉPISTE
Un projet de création d’une nouvelle rémunération variable a été présenté au comité central d’entreprise. Il s’agit de rémunérer les conseillers en gestion de patrimoine. Ils auraient paraît-il le blues car ils ne comprendraient pas l’absence de toute rémunération liée à la réalisation de leurs objectifs ! Magnifique détournement intellectuel pour exprimer un vrai malaise chez des jeunes recrutés comme cadres chargés de conseil en gestion et ravalés au rang d’agents commerciaux placeurs de produits SG, exclus de surcroît du commissionnement habituel du fait de leur statut de cadre ! De son côté, la DRH, après nous avoir expliqué il y a quelques temps qu’il fallait supprimer les commissions pour les cadres du fait de la fixation d’un salaire annuel négocié chaque année qui intégrerait désormais ce commissionnement … prétend aujourd’hui qu’il faut le rétablir ! Le bug est toutefois bien réel et pas dans cet allez et retour. Ce que veut faire la DRH n’est pas de rétablir le commissionnement, mais bien d’instaurer une rémunération liée à la réalisation d’objectifs quantitatifs fixés par la hiérarchie dont on voit bien en de multiples endroits que ça démange les directions… une tendance extrêmement dangereuse tant par les excès qu’elle génère au plan du travail lui-même qu’au plan salarial. Bonus, CGU, et maintenant cégépistes, la DRH continue d’extraire des salaires de base une part de plus en plus grande de la rémunération au point qu’on peut se poser la question s’il ne va pas falloir y mettre un stop en faisant respecter le principe constitutionnel à travail égal, salaire égal, devant les tribunaux.
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CONGES RECUPERES
La direction a accepté d’assouplir sa position et admet désormais que, dans certains cas, le solde des congés annuels 2000 puisse être pris au-delà du 30 avril. Pour cela, il faut que ce solde soit pris à l’issue d’une période d’absence motivée par un congé maternité ou d’adoption, une maladie prise en charge à 100% par la sécu, un accident de travail ou de trajet et un congé sans solde type congé parental. Reste donc principalement exclu le congé maladie ordinaire, toujours suspect aux yeux de la direction. Cette règle vaudra pour l’avenir.
PROJET GLOBAL
La consultation du comité central d’entreprise a tournée court sur la mise en place des " unités commerciales ". La direction doit procéder à des tests dans 3 groupes, Montpellier, Bordeaux périphérie et St Etienne, puis présenter un " projet global " au CCE en Juin. De plus en plus, le projet 4D soulève de sérieuses inquiétudes qui transparaissent au travers des éléments disparates distillés dans l’information diffusée au compte-goutte. Au stade actuel, nous savons que 4D substituerait à l’actuelle organisation du réseau, agence-groupe-délégation régionale, des centres d’appels improprement baptisés multimédia, des unités commerciales regroupant plusieurs agences actuelles, et des directions d’exploitation. A cela s’ajouteraient des directions des services clients, dont l’existence n’est citée que dans la valisette décrivant 4D, remise aux directeurs de groupe. Questionné sur leur rôle, Ogier est resté évasif et s’est contenté de préciser que le président devait se prononcer le 25 mai. Si ce projet devait finalement se structurer ainsi, il ne correspondrait aucunement à son objectif officiel de mise en place d’une banque multicanale… Ce serait un projet dangereux d’organisation du réseau remplaçant celui qui a fait la force de celui de la Société Générale, un modèle centralisé qui remplacerait un modèle plus décentralisé … même si les multiples restructurations l’ont mis à mal depuis 1993.
LA DERIVE
Qui se souvient de l’accord salarial 2001, qui nous a généreusement octroyé il y a 2 mois une prime de 24% du salaire de base … ? Nous avions à l’époque écrit que notre revendication d’augmentation du salaire mensuel de 500 Frs coûterait environ 160 millions de francs contre 125 millions pour cette prime, à comparer aux rémunérations arbitraires distribuées en 2000 que nous estimions à 2 milliards ! Le bilan social montre que ce chiffre atteint 2,6 milliards en hausse de 54,3% dont 2 milliards pour les bonus. Les 10 plus hauts salaires consomment 225 millions soit plus que l’augmentation des salaires de 500 francs pour tous. Les membres du comité exécutif se partagent en 2000 49,28 millions de francs à 9 dont 16,15 pour le président … loin, très loin du salaire SG le plus bas, à 120.000 Frs l’an.
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