RETRAITE AUX FLAMBEAUX En décidant de ne plus payer les cotisations de l’ASF, c’est-à-dire en déclenchant la guerre contre la retraite à 60 ans, le MEDEF choisit à nouveau l’affrontement, convaincu qu’après un baroud d’honneur, il trouvera des syndicats pour se plier à ses exigences. Décidément, on ne peut pas dire que le baron Ernest et ses sbires aient de l’imagination… on a déjà vu ça dans la banque lorsque la convention collective fut dénoncée et on l’a déjà vu aussi à l’occasion de la renégociation de l’assurance chômage. La différence toutefois, c’est que l’issue n’a pas été la même, les fédérations de la banque étant restées unies jusqu’au bout. C’est pourquoi l’enjeu de la journée d’action du 25 janvier sera d’une importance historique. Soit, à l’appel des 5 confédérations, les salariés du secteur privé feront une démonstration de force qui permettra de poursuivre l’action pour défendre le droit à la retraite à 60 ans … soit nous allons opérer à court terme un recul social de 20 ans !. Car il s’agit bel et bien du droit à la retraite, et pas seulement d’une question de gestion des régimes ou de montant des pensions. Comme le droit à la santé, le droit à la retraite est lui aussi menacé par la rapacité du MEDEF. Au-delà donc d’une querelle de chiffres ou de prévisions démographiques plus ou moins fiables, chacun devra prendre ses responsabilités le 25 janvier, les 5 syndicats ayant pris les leurs. Des manifestations auront lieu un peu partout…

A VOT’BON CŒUR

Torchée en deux réunions, la négociation salariale 2000 a chuté sur une prime de 27% d’une mensualité brute avec un minimum de 3200 Frs versée à fin janvier. On notera que la proposition patronale est passée de 25 à 27% et le plancher de 3000 à 3200 Frs pour que la Direction puisse signer un accord avec le SNB et la CFTC… lesquels ont motivé leur signature en vertu du fameux principe que c’est mieux que rien ! De son côté la CGT a refusé de céder à ce chantage en rappelant le contexte dans lequel était attribuée cette prime : une politique salariale d’individualisation forcenée dans laquelle les rémunérations arbitraires constituent des sommes colossales, plus de 20% désormais de la masse salariale et qui seront prochainement encore aggravée par la distribution des bonus et du CGU nouvelle formule en mars… D’un côté, une valse des millions qui finit par chiffrer en milliards, de l’autre un porte-monnaie en peau de hérisson qui n’aura pas l’effet de corriger un tant soi peu les injustices de l’individualisation. Piqué au vif, le DRH Alain PY a une fois de plus utilisé son arme favorite, le chantage : la politique délirante de bonus, 1699 millions en 99, plus de 2 milliards en 2000… ? Si vous insistez, nous pouvons transférer nos salles de marchés ailleurs… la prime hiérarchisée… ? Si vous ne signez pas je verserai moins ! Voilà donc un accord signé pour éviter pire qui ne marquera pas la négociation sociale et cela d’autant moins que nous sommes convaincus que si nous avions tous refusé ce chantage, nous pouvions obtenir une façon plus juste de distribuer cette prime dont le montant aurait atteint 4500 Frs si elle avait été égale pour tous : à 120000Frs de salaire annuel, 4500 Frs, c’est 1300 Frs de mieux que 3200 Frs et ça pèse beaucoup plus lourd… Concernant la médaille du travail, la même logique a prévalu avec les mêmes signataires. L’avenant modifiant l’accord signé en juillet par la CGT, la CFDT et la CFTC, a donc été signé par la CFTC et… le SNB. Les salariés embauchés avant le 31 décembre toucheront donc 1 mensualité à chaque médaille, ceux entrés après, ½ mensualité. Mais comme l’a dit l’un des signataires, ceux là ne commenceront à recevoir des médailles que dans 20 ans… sauf que ceux embauchés en décembre 2000 percevront dans 20 ans 1 prime d’une mensualité et ceux embauchés en janvier 2001, une demie  un mois plus tard ! C’est ce qu’on appelle une vision d’avenir, non ?

HAVE A GOOD TRIP

Quand il s’agit du Conseil d’Administration, les mêmes considérations d’économie ne s’appliquent pas. Ces messieurs sont partis tenir le Conseil à New York. 3 jours de voyage en classe affaires, soit pas loin d’un petit million rien que pour le transport, hors cigares. On se demande si la récréation consistera :

1°) à visiter Wall Street

2°) à faire du shopping 5ème avenue

3° ) à fumer un petit joint à Greenwich village avec Bob DYLAN… à moins qu’ils ne soient allés là-bas pour s’entraîner à cirer les godasses des investisseurs !

NOIX D’HONNEUR

… A M. de TALANCE, déjà bien connu à SGIB, à l’origine avec ses collègues des méthodes de gestion du personnel qui ont connu le succès médiatique que l’on sait. Réunies en grand messe salle WAGRAM, 1000 personnes d’OPER ont dû se supporter un discours en anglais de Martin HARVEY avant de pouvoir attaquer les petits fours du nouvel an. C’est à la fin de ce discours que Bernard le délicat s’est taillé un nouveau succès de scène en se proposant de " traduire pour les nuls " !… Sifflets dans la salle qui n’a pas apprécié, le grossier personnage, lequel parle peut-être anglais mais sûrement pas la langue de Shakespeare.

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PROCEDURE BUDGETAIRE ET EMPLOI 2001

Le Comité Central d’Entreprise a été consulté, le 12 décembre sur la procédure budgétaire et ses conséquences sur les prévisions d’emploi en 2001. Bien que quelque peu masqué par des événements plus brûlants, tels que les négos salaires et les 35 h , le budget revêt toujours une importance capitale, puisqu’il constitue le fondement de la politique économique et sociale de l’entreprise, et sur cette base, les élus CGT ont donné un avis négatif. Notre appréciation est en effet très mitigée. Bien sûr, pour la première fois depuis plusieurs années, les effectifs augmenteront de 8,8%, dont 420 postes créés dans le réseau du fait de la mise en œuvre de la RTT. Selon PY d’ailleurs, la quasi totalité des engagements d’embauche pris sur 2 ans dans l’accord RTT seront réalisés dès la première année. En tant que signataire de l’accord, la CGT note positivement, bien sûr, l’impact réel sur l’emploi, puisque c’était le but recherché. Mais cette appréciation est toutefois nuancée par plusieurs constatations plus négatives. Ainsi, si les prévisions d’effectifs de la banque de détail augmentent de 4,7% avec 1156 postes, c’est encore et toujours la banque d’investissement qui se taille la part du lion avec 751 postes soit plus 24,9%. SGIB, d’ailleurs, n’a pas jugé utile de chiffrer l’impact de la RTT sur son évolution d’effectifs, c’est dire… Concernant les 420 postes créés dans le réseau, ils résultent, affirme la Direction, de l'addition des demandes des directeurs de groupes !… Aucun refus ni arbitrage n’ayant été, paraît-il, exercés ni régionalement, ni nationalement ! Les directeurs de groupes seraient donc les seuls responsables de leurs augmentations d’effectifs en 2001. A noter une " curiosité ", toutefois : à peu près 50% des guichets voient leur temps d’ouverture à la clientèle diminuer du fait de la RTT. Dans ces cas là, les patrons n’ont pas jugé utile de demander des renforts. Les objectifs étant eux inchangés, voire en augmentation, il faudra bien pourtant, à un moment donné que la force de travail soit en adéquation ! Enfin, dernière raison de notre vote négatif, les propos de BOUTON lui-même qui rappelle dans sa note d’orientation, que cette procédure budgétaire est bâtie avec l’objectif de parvenir à un ROE de 18%, comme le demandent les marchés, avec tout ce que cela comporte de difficultés pour les agents.

AU SECOURS ! MA CASSETTE !

Comme si les 35 heures ne suffisaient pas, les méchants incompétents du gouvernement ont encore joué un mauvais tour au patronat en réduisant de 3 ans, par décret, les délais pour l’obtention des médailles du travail. La Direction a calculé que cette disposition allait entraîner un surcoût insupportable de 25% du budget. Elle propose donc de maintenir les primes à 1 mensualité en tenant compte des nouvelles durées pour les salariés embauchés jusqu’au 31.12.2000, et de les réduire pour ceux embauchés ensuite ! Ces nouvelles dispositions devraient faire l’objet d’un avenant à l’accord signé en juin 2000 par la CGT, la CFDT et la CFTC qui entraînait le paiement de 15.000 médailles supplémentaires… Suite le 12 janvier.

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ANNEE SABBATIQUE

Probablement épuisée par les derniers jours de la négociation de la convention collective, l’AFB a pris une année sabbatique en 2000. Bilan de la branche pour l’année : que dalle ! Les 2 dernières commissions paritaires des 21 et 22 décembre ont reporté à plus tard la négociation sur les pré-retraites et le temps de travail. Il faut dire que le projet patronal n’est guère attractif pour les candidats à la pré-retraite, seulement 58 et 57 ans avec un revenu de remplacement plafonnant à 55,60%, cotisations de retraites incluses … et il aura fallu quasiment 6 mois pour accoucher de ces propositions minimalistes ! Quant au temps de travail, l’AFB a remis aux fédérations un projet qui constitue une véritable provocation : recueil des exigences des directions des petites banques non couvertes par un accord, il fixe à 1730 heures la durée annuelle du travail ! Les 5 fédérations ont renvoyé l’AFB dans ses 18 mètres en refusant de négocier sur cette base. L’année 2001 va donc commencer dans la confusion, chaque banque fixant de son côté ses propres jours de fermetures… mais c’est promis, en janvier, l’AFB va sortir de sa léthargie. Un quatrième projet va nous être adressé le 15 janvier pour les pré-retraites, et une nouvelle paritaire devrait se réunir le 22 janvier pour le temps de travail.

BONS VŒUX

Tradition oblige, voici nos vœux pour l’année 2001 : que le baron Ernest et son gros bouffon de Kessler se prennent une veste dans leur entreprise de démolition de la sécu et des retraites… que les 35 heures ne soient pas transformées en motif d’exaspération par tous ceux qui s’évertuent à savonner la planche… que les fruits de la croissance soient répartis équitablement, ça on va le vérifier bientôt à la Générale… et pour finir, on aura une petite pensée pour le CAC 40, redescendu à son niveau de janvier 2000, et que la bulle explose à la figure de tous les suceurs de sang des travailleurs !

VOCALIA DECROCHE

La direction nous devait une réponse concernant les salariés des plates-formes téléphoniques. Actuellement, ces dernières travaillent 37 heures au lieu de 39, en raison de la pénibilité du poste due à des horaires de fermeture dépassant 20h et pouvant même aller jusqu’à 22h10 (!) comme par exemple à la plate-forme Vocalia à Paris. Les salariés sont de ce fait confrontés à des problèmes d’insécurité dans les transports en commun à ces heures tardives. La Direction voulait intégrer la réduction du temps de travail, due aux contraintes du poste, à la réduction générale, et proposait d’appliquer la formule 37h22 avec 47 jours de congés avec maintien néanmoins de leur horaire de travail à 37 heures. Des actions du personnel sur toutes les plates-formes (débrayages…) et l’intervention des O.S. lors de la Commission de suivi du 12 décembre 2000, ont forcé la direction à reconnaître la spécificité de la situation. Le président du CE des centraux parisiens a même retiré les dossiers des plates-formes parisiennes de la consultation sur l’accord en attendant la réponse de la DRH. Celle-ci rétablit un horaire à 39 heures avec 56 jours de congés, et le versement d’une prime exceptionnelle pour les agents à temps plein présents au 31/12/00. On se retrouve donc dans une situation paradoxale, qui veut que dans le cadre de l’application de la réduction du temps de travail, on impose à une catégorie de salariés une augmentation de leur temps de travail sur la semaine et on supprime un acquis qui se justifie par la spécificité du poste. On comprend toutefois la résistance de la direction, car accepter aujourd’hui les revendications des plates-formes (37 H avec 56 jours de congés) aurait un impact dans le futur, puisqu’avec le projet 4D et le développement des CRCM, cette formule risque de s’appliquer à un grand nombre d’agents. Ceci renforce d’autant plus notre revendication d’ouverture de négociations sur le statut des CRCM dont les horaires s’étaleraient entre 7h50 et 22h10 !

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QUI VEUT GAGNER DES MILLIONS ?

Arrêtez de parler millions… telle fut la supplique du représentant de la direction lors de la négociation salaires du 19 ! Envoyé au charbon pour défendre l’indéfendable, SIN a péniblement ramé pour tenter de justifier le refus de notre revendication d’augmentation générale des salaires de 500 Frs par mois. Estimé à 200 millions par la direction, le coût d’une telle mesure est loin de représenter un effort insupportable au regard des millions distribués sous forme de bonus, CGU, Stocks-options et autres … Plus 34% de progression de la rémunération des dirigeants en 99, c’est pas la diète pour tout le monde ! Tout ceci n’a pas empêché SIN, mal à l’aise tout de même, de parler d’une revendication d’ampleur qu’il n’était pas mandaté pour satisfaire avant de lâcher la proposition de la Direction pour solder 2000 : une prime de 25 % d’une mensualité avec un plancher de 3000 Frs payable à fin janvier… une proposition qui n’a pas soulevé l’enthousiasme car elle ne satisfait pas à la demande syndicale. Même si cette prime pourrait représenter un à-valoir pour 2001 en attendant une mesure générale d’augmentation des salaires l’année prochaine, elle prend le caractère d’une prime hiérarchisée qui sera perçue de surcroît par ceux qui sont déjà passés par la case départ et ont déjà touché 20.000 Frs au Monopoly des millions distribués à discrétion. Le rôle des syndicats et des négociations collectives n’est pas de contribuer à aggraver l’individualisation des salaires de plus en plus forte, mais au contraire d’y apporter des corrections. C’est bien pour cette raison que les 5 fédérations ont demandé à l’AFB une augmentation égale pour tous et que nous considérons que la négociation salariale de la Société Générale doit déboucher aussi sur une mesure égale pour tous. Selon les représentants de la direction, leur proposition représente un coût d’environ 124 millions, contre 200 réclamés par les syndicats … il manque donc quelques millions sur la table et il s’agit de plus de les répartir équitablement … on notera d’ailleurs que SIN pourrait avantageusement consulter son collègue du Crédit du Nord, une banque devenue récemment une référence sociale, qui a proposé une prime de 4.000 Frs pour tous :  rapportée aux résultats SG, 6.500 Frs pour tous devrait être un chiffre cohérent. Prochaine réunion le 12 janvier …

TENUE POLAIRE EXIGEE

Parmi les initiatives fleurissantes pour fêter la fin de l’année et Noël, certaines risquent de passer pour des annexes des restos du cœur à côté de celle de SGIB qui organise un voyage en Laponie avec 700 participants et qui devrait coûter la modeste somme de 5 millions de francs. Il s’agit probablement d’aller rencontrer le Père Noël qui comme chacun sait réside sur place afin de prendre connaissance du contenu de sa hotte pour les prochains bonus à moins que ce soit un de ces stages de survie destinés à forger le caractère… mais dans ce cas, les cités du " neuf-trois " auraient pu faire l’affaire !

BONNES FETES A TOUS …

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COMMISSION 35 HEURES

La simple perspective de la réunion de la commission de suivi le 12 décembre aura suffit à pousser plusieurs directeurs de groupes récalcitrants à modifier in extremis leurs projets et tenir compte des souhaits des salariés. Au final, il restait très peu de groupes, Fontenay Boucles de la Marne et Poissy dont il a été question. Pour ce qui concerne les services centraux de Paris, une longue discussion a porté sur le très grand nombre de cadres classés au forfait. Py a essentiellement motivé cette généralisation pour des questions de commodités et par le fait que les cadres au forfait bénéficieront de droits quasiment équivalents. Il a proclamé la bonne foi de la direction qui ne vise pas ainsi à obtenir une extension de leurs horaires de travail : " le forfait n’est pas fait pour travailler plus " dixit Alain Py. Il a accepté la demande de la CGT de faire une déclaration dans ce sens par le Président du CE des Centraux qui sera actée au procès-verbal. Autre sujet épineux, celui des temps partiels et notamment le cas de la poursuite des contrats incompatibles avec la nouvelle organisation du travail. En effet, si les contrats en cours vont se poursuivre jusqu’à leur échéance, certains doivent être adaptés rapidement pour pouvoir être prolongés. Des réponses écrites devraient être adressées à la commission de suivi dans les prochains jours sur de nombreuses questions posées et les feuilles de paye de décembre devraient afficher une nouvelle présentation contenant les jours de congés annuels, les jours RTT et les jours de fractionnement… seront-elles plus lisibles ? L’accord s’appliquant au 1er janvier et la négociation ne s’étant terminée que le 12 octobre on comprend les cafouillages de ce que Py a qualifié de travail de titan. Cela dit, il est moins compréhensible que la direction ait tenu à se précipiter pour fixer les ponts de 2001 sans même connaître, selon ses propres paroles, ce que feront les autres banques et ce à quelques jours de la réunion qui devrait traiter de la question à l’AFB.

20% D’AUGMENTATION…

… des dividendes distribués ces trois prochaines années ! C’est la promesse que Bouton va faire aux actionnaires. Par contre, c’est plus dur pour les salaires. La première réunion de négociation salariale s’est déroulée conformément au rituel, la direction s’est auto-félicitée et les syndicats ont fait des propositions… en attendant la prochaine réunion le 19… La CGT a critiqué la politique salariale et l’augmentation énorme des rémunérations variables, bonus notamment. La prime de 98 a coûté 90 millions, les 2 primes 99,185 millions, le CGU 170 millions et les bonus 99 … 1699 millions (+ 188%) !  Pour la première fois, la DRH a admis qu’il y avait un problème, mais qu’elle ne savait pas comment le résoudre. Ce n’est pourtant pas compliqué, ce qu’il faut c’est une augmentation générale significative des salaires de base, c’est pourquoi nous avons réclamé 500 Frs d’augmentation mensuelle pour tous comme l’ont fait les 5 fédérations à l’AFB … soit un total annuel de 195 millions, rien d’exagéré… Gêne du côté de la direction, avant de nous dire que pour sa part, elle n’avait envisagé que le versement d’une prime en janvier. Suite le 19 …

A LA SOUPE

Le CCE a renouvelé les représentants du personnel au Conseil de Surveillance du Fonds E en excluant la CGT qui présentait pour la première fois un candidat. Le Conseil continuera donc d’être partagé entre 2 SNB, 2 FO, 2 CFDT et 1 CFTC … SNB, FO et CFTC ont voté ensemble pour leurs candidats au nom de leur qualité de signataires de l’accord d’intéressement ! On apprécie beaucoup à la CGT dont le rôle pour faire capoter le projet SBP est connu au point que d’aucun nous ont accusé d’être des soutiens de Bouton, ce qui ne les empêche nullement de siéger au fonds E pas plus que ceux qui siègent à la commission de suivi de l’accord 35 heures du fait du refus de la CGT d’en exclure les non-signataires ! C’est sans doute ce qu’on appelle une leçon de démocratie aux staliniens …

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1699

… contre 588,7 l’année précédente, c’est ce qu’on appelle une belle plus-value ! Il s’agit de 1699 millions de " primes diverses " comme elles sont pudiquement nommées dans les statistiques remises en vue de la négociation salariale du 15 décembre prochain. C’est pour l’essentiel le montant des bonus distribués en 99, le complément de gratifications représentant sur ce total 170 millions … une misère ! Ces chiffres confirment les critiques de notre organisation sur la dérive de la politique salariale et le fossé qui se creuse entre les uns et les autres. Au 30 juin 2000, le salaire minimum était encore de 120.000 Frs et on recensait encore 1796 personnes qui n’avaient bénéficié d’aucune augmentation personnelle depuis plus de 5 ans. C’est pourtant le maximum de durée prévu par la toute nouvelle convention collective qui garantit une augmentation minimale du salaire de base de 3% tous les 5 ans. Alors que la masse des rémunérations progresse de 15,1%, les salaires de base ne progressent eux que de 0,8%, et ce n’est pas les derniers accords salariaux qui auront beaucoup pesé. Le 15, tout le monde aura en tête ces chiffres et les primes hiérarchisées versées en 98, 99 et après l’OPE, la discussion s’annonce chaude.

FERMÉ POUR TRAVAUX

Tellement persuadée que la nouvelle convention collective allait permettre de mettre fin à l’encombrante commission paritaire, l’AFB arrive à la fin de l’année 2000 incapable de répondre aux fédérations syndicales. La prolongation de la commission paritaire le 4 décembre n’a rien donné, même sur des questions posées depuis février 2000. L’inertie de l’AFB dépasse l’entendement, ils n’ont rien vu, rien prévu : l’impact de l’application aux banques du code de la consommation sur la responsabilité juridique individuelle des salariés, c’est une question intéressante, l’AFB va regarder … la vente forcée ? l’AFB va étudier … L’utilisation d’Intranet dans les entreprises, la confidentialité du courrier électronique, l’AFB va réfléchir. Espérons que l’hivernage dans la caverne du 18 rue Lafayette ne sera pas trop long puisque toutes ces questions sont remises au début 2001 après les deux dernières paritaires de l’année, le 21 sur les pré-retraites et le 22 sur le temps de travail.

EUROMANIF

Organisée par la CES, la confédération européenne des syndicats, l’euromanif a réuni à Nice le 6 décembre plus de 50.000 manifestants pour l’Europe sociale. On le sait, on y était… L’euromanif a eu droit à 10 secondes d’antenne. Le lendemain, les casseurs incendiaient la BNP " live " le lendemain devant une équipe Télé présente par pur hasard sur les lieux. Il n’empêche, la solidarité européenne et la rencontre des syndicats des différents pays ont apporté une nouvelle note à l’Europe, une note sociale qui lui fait cruellement défaut. A l’occasion du regroupement à Paris de certaines activités logées ailleurs en Europe, nous ne nous sommes d’ailleurs pas contentés de déclarations et on peut se féliciter d’avoir obtenu, pour la première fois dans le cadre d’une restructuration internationale, des garanties pour les salariés reclassés en France.

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35 HEURES A SUIVRE

La CGT a obtenu la réunion anticipée de la Commission de suivi de l’accord 35 heures. Elle va se réunir le 12 décembre et elle aura du travail. Sur les plateformes téléphoniques sortantes, Rennes a débrayé après Lille. A Mantes, le Directeur aussi s’est offert un débrayage. A l’instar de son collègue de Châlon, il s’énerve après la CGT : il ne veut plus discuter avec son représentant, il faudra bien pourtant puisqu’il ne peut choisir ses interlocuteurs syndicaux ! C’est d’ailleurs la mésaventure qui est arrivée à son prédécesseur, devenu depuis patron de Châlon. Auteur d’un poulet qualifiant le représentant CGT de démagogue, il a invité le personnel à en juger… c’était le jour même de l’élection du Comité d’Etablissement où notre candidat est arrivé en tête dans son collège avec 65% des voix. Mais au-delà de ces quelques péripéties, le gros morceau sera constitué par la forfaitisation à la chaîne des cadres des services centraux. Alors que 30% des cadres du réseau seront au forfait, le projet présenté au C.E. des centraux aboutit à classer 95% des cadres de SGIB et plus de 70% des cadres autres secteurs dans les forfaits ! A qui veut-on faire croire que la quasi-totalité des cadres des centraux sont autonomes ? A l’évidence, les directions ont choisi la facilité… comme si elles étaient déchargées des conditions fixées par la loi, qui ne sont pas dérogées par l’accord. Voilà qui pourrait rendre les conventions présentées à la signature contestables.

PROCEDURE BUDGETAIRE

Les prévisions 2001 ont été remises aux organisations syndicales. L’effectif total devrait progresser de 8,8%, soit 2676 postes, dont 4,7% dans le réseau, soit 500 postes. L’accord RTT sera à l’origine de 420 postes dans le réseau, qui est le seul à distinguer ces créations de postes. Il faut noter qu’il s’agit de plafonds et pas encore d’emplois réels… et qu’une fois de plus l’effort le plus important sera pour SGIB, + 751 postes.

En tout état de cause, on est loin des perspectives qu’aurait générées la réalisation de SBP, et les conséquences positives de l’accord 35 heures sur l’emploi devraient se vérifier. Il faut noter cependant la poursuite par petites touches du projet 4d : des " centres PME " vont être crées à Paris Rive Gauche et Marseille, qui géreront l’activité PME des groupes alentours.

SALAIRES

En même temps que la Direction publiait une note pour officialiser sa décision de verser sa prime à la tête du client en mars, les fédérations syndicales de la profession critiquaient le développement des rémunérations arbitraires dans un communiqué au lendemain de la commission paritaire du 22. Elles réclament en commun une hausse générale des salaires de base de 500 Frs par mois et une hausse des minima de 5%. La négociation salariale Société Générale doit se tenir les 15 et 19 décembre, ce sera l’occasion d’y revenir.

NOIX D’HONNEUR

…A la demande générale des malheureux occupants de la tour Winterthur  à la Défense. Chauffage en panne, dysfonctionnement divers, bureaux sans lumière… ce qui réduit singulièrement la durée possible du travail, un nouveau truc après celui inventé récemment, la durée effective du travail. On comprend que les agents de maintenance de l’immeuble soient en conflit avec leur direction… Mais RSRH/CIM veille et a décidé des mesures immédiates : le port obligatoire du badge SG de telle sorte que la sécurité puisse réparer…euh , non, repérer les intrus ! Car, à n’en pas douter, ce sont des Trolls ou des Elfes qui sont à l’origine de tous ces phénomènes surnaturels ! ! !

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NOUVELLE NOUVELLE FORMULE

La consultation des comités d’établissements sur l’application locale des 35 heures a commencé, le gros morceau des services centraux est convoqué le 1er décembre. Comme on pouvait s’y attendre, quelques directions ont déjanté tandis que la plupart présentent des projets qui respectent l’accord et les souhaits des salariés. Citons parmi les mauvais élèves le Directeur de Châlon sur Saône, pourtant représentant des directeurs au CCE qui veut imposer à tout le monde la formule 37 h 22… et qui menace " les fortes têtes et les agents installés dans un certain confort " … ainsi que ses collègues de la Rochelle et Epinal qui ont l’imagination fertile en inventant une troisième formule non contenue dans l’accord pour ouvrir du lundi midi au samedi midi. Les dérapages pourraient bien conduire à des débrayages comme celui intervenu à la plateforme téléphonique de Lille qui s’est invitée à la réunion du comité d’établissement au grand complet ou d’autres qui sont en préparation. La CGT qui est signataire de l’accord n’a pas pour autant signé de renoncement à l’action chaque fois que l’esprit de l’accord est détourné. En tout état de cause, une réunion rapide du comité de suivi s’impose, avant même la fin de l’année, pour faire le point et trancher sur les interprétations.

COMMISSION PARITAIRE

La commission paritaire AFB du 22 novembre aurait pu se tenir par conférence téléphonique. Sur les 2 principaux points de l’ordre du jour, le temps de travail et les pré-retraites, l’AFB n’était pas prête et elle a reporté au 21 et au 22 décembre l’examen des projets. Sur toutes les autres questions posées par les fédérations, il a fallu convenir de prolonger la paritaire le 4 décembre. Concernant le temps de travail, il reste 53 banques dont les 2/3 n’ont pas de syndicat qui ont toutes intérêt à disposer d’un accord de branche pour pouvoir décompter en jours le temps de travail, instaurer le forfait cadres et créer des comptes épargne-temps. Cette fois-ci demandeuse, l’AFB a dû proclamer son ouverture d’esprit aux demandes des fédérations syndicales,. Donnant, donnant, les fédérations ont demandé la réintégration dans la convention collective de la fixation des jours fériés, des ponts, des congés annuels …

NOIX D’HONNEUR

… à G. BERTHON de Stratégie et Marketing. C’est Noël, voire Byzance à STMA et tout le monde est bien obligé de liquider ces maudits jours RTT … en même temps puisqu’ils n’ont pas pu les prendre avant. Le chefaillon est conscient que la troupe veut apurer ses droits à congés mais il prévient que de grosses opérations sont en préparation entre Noël et Jour de l’An et qu’il n’assurera pas personnellement, même sur les projets " brûlants " ! C’est vrai, car comme le dit le vieux dicton populaire : on a beau être … on se brûle quand même !

DEFI

Non ce n’est pas un nouveau challenge, c’est la nième restructuration qui prévoit le rapprochement de DECC et FINT. Sans rire, le projet présenté affirme que l’incidence sera nulle sur les emplois et que l’on se contentera d’additionner les 2. Sans rire non plus, on nous dit que la nouvelle structure fonctionnera bien mieux … L’occasion pour la CGT de rappeler les engagement pris suite à l’expertise de SECAFI-ALPHA. Si nous sommes loin des restructurations qu’effectuait INFI en douce, les paroles rassurantes sur le respect du capital humain restent à démontrer au jour le jour.

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CONSIDERABLE

Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre Président ne parie pas sur l’exception française. Le MEDEF ayant tendance à se substituer à la droite parlementaire, Daniel BOUTON se situe clairement dans le triomphe prochain du modèle économique libéral et parie donc sur la fin des 35 heures d’ici 2002. Fort heureusement cette hypothèse dépend moins de lui que celle concernant ce qu’il appelle la " consolidation européenne ". Autrement dit, si personne ne connaît l’échéance et la forme exacte, il est de ceux qui sont convaincus qu’il ne restera que quelques banques au niveau européen…et cela nous concernera : " il y aura d’ici 3 à 6 ans un mouvement considérable à la Société Générale " a-t-il prédit devant les représentants syndicaux nationaux qu’il recevait le 14 novembre. Qu’on se le dise, les partenariats avec BSCH ne sont qu’une phase transitoire. Sur le programme 4D, il s’est voulu rassurant en affirmant que nous étions consultés sur un projet qui n’était pas finalisé, et dont l’objet était d’adopter notre activité dans la banque de détail aux nouveaux comportements de clientèle. Ce n’est pas une restructuration type 93 a-t-il affirmé et l’objectif n’est pas de faire des économies d’emploi. Les inquiétudes que peut susciter le projet sont cependant loin d’être levées. L’outil de gestion informatisé, clé de voûte de 4D, n’existe pas et l’ancien expert du Comité Central d’Entreprise, consulté par la CGT, confirme notre critique ; 4D est un projet qui est défensif et beaucoup inspiré par les structures de la concurrence… un modèle qui n’a pas fait preuve de supériorité sur celui de la Société Générale ! C’est d’autant plus dérangeant que Daniel BOUTON a annoncé ses excellents résultats, aussi bien cette année que dans la conjoncture moins favorable qu’il prédit pour les prochaines années, ce qui permet de réviser à la hausse les objectifs. Le coût des 35 heures et de 4D sera épongé sans difficulté selon lui… en gros aussi bien SGIB que le réseau devront continuer la course au ROE avec la joyeuse perspective d’être ainsi déclarés prêts à consommer d’ici 2-3ans ! Ce plan de marche risque pourtant d’être sérieusement perturbé, notamment par l’aspect social des conséquences des projets 4D. Les regroupements prévus dans le cadre de la mise en place d’unités d’exploitation supposent beaucoup de mouvement et de mobilité. C’est pourquoi il peut y avoir d’ici 3 ans un mouvement considérable à la Société Générale effectivement… mais pas forcément celui qu’imagine Daniel BOUTON !

RISQUE CALCULE

Rien n’y aura fait. Le CCE a été consulté sur la mise en place d’une part variable de rémunération versée à compter de mars 2001 qui se substituera au défunt CGU. La CGT, considérant que la part variable de rémunération représentant 20% de la masse salariale a atteint un maximum critique, avait demandé que la Direction ne passe pas en force au CCE. Réponse de PY : " Entre le risque de ne pas satisfaire les salariés et le risque d’un contentieux avec la CGT, je choisis… " Parce qu’il est évident selon lui que ce sont les salariés qui réclament cette prime à la tête du client, plutôt que la reconnaissance dans un salaire de leur qualification… A chacun donc de calculer son risque, cette part variable qui ne fait l’objet d’aucun accord et n’a aucun fondement objectif est illégale et il ne faudra pas venir se plaindre des lenteurs de la justice comme ce fut le cas à propos de l’accord AFB/SNB de janvier 99 annulé en mai 2000.

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LECHE BOTTES BLUES Comme on pouvait s’y attendre, le refus unanime des syndicats de signer un accord prolongeant l’attribution en 2001 du Complément de Gratification Unique a conduit la Direction à concocter un projet unilatéral qu’elle soumet à la consultation de la commission sociale puis au CCE le 17. Cette fameuse gratification dont le montant varie de 0 à plus de 50 000 Frs est attribuée à la tête du client sans aucun autre critère que celui de ne surtout pas déplaire à sa hiérarchie. Au total, le complément représente aux environs de 120 millions de francs tandis que les bonus distribués atteignent désormais près de 2 milliards de francs ! La part de rémunération variable dans la masse salariale atteint ainsi à la Société Générale plus de 20%, le double du reste de la profession. Certes les salaires minima sont aussi plus élevés, mais l’ensemble des salaires est loin de suivre la progression des résultats et de la rémunération des actionnaires. Autant dire que c’est la répartition entre le capital et le travail qui a largement basculé en faveur du capital et que le phénomène est encore aggravé par la répartition inéquitable des rémunérations du travail… La CGT a solennellement mis en garde la Direction à la commission sociale contre un éventuel passage en force. En effet ces rémunérations à la tête du client sont contraires au respect des principes du droit communautaire et constitutionnel, à travail égal, salaire égal ainsi que celui de l’égalité professionnelle hommes-femmes. D’autant plus que…
VIRAGE A HAUT RISQUE Le CCE sera bientôt réuni pour examiner une partie de la réorganisation du réseau, pompeusement appelée "programme 4D"…"Dispositif de Distribution de Détail de Demain". En résumé, constatant le très fort développement des relations clientèles via Vocalia et Logitel, la Société Générale décide d'organiser sa relation commerciale avec les particuliers autour de deux structures communicantes entre elles par les DR et la direction de DIST : Les Groupes d'agences d'une part, rebaptisés Directions d'Exploitation Commerciale (DEC), et les "Centres de Relation Clientèle multimédias" ( CRCm ), d'autre part. Les DEC, c'est à dire la banque en dur dont on nous réaffirme qu'elle resterait au cœur du dispositif commercial, seraient comme aujourd'hui chargées des relations "physiques", Banque/Clients, via les chargés d'accueil et les chargés de clientèle, au prix de certains aménagements… Ainsi, "les chargés de clientèle seraient dégagés de tâches à faible valeur ajoutée " et les appels téléphoniques entrants qui leur sont destinés seraient dirigés vers les CRCm… Par ailleurs, les différentes agences d'un groupe pourraient être regroupées en unités commerciales " en vue de faciliter l'animation commerciale locale au quotidien, ainsi que la gestion des moyens humains locaux…". Un dossier plus complet sur ce sujet sera examiné ultérieurement. Autre fort sujet d'inquiétude, les SAVQ et secrétariats Banque, actuellement logés dans les agences, s'ils continueraient à traiter à la fois les opérations en provenance des agences et des CRCm, font l'objet de réflexions particulières dont la direction ne veut rien dire actuellement. Les CRCm, définis par la…
NOIX D’HONNEUR … à l’auteur, anonyme du mail adressé au personnel de DECC pour l’inviter à une réunion d’information sur la RTT, 3 lettres qu’il traduit pour les analphabètes dans une parenthèse par récupération du temps de travail ! Lapsus révélateur de l’auteur ? On peut aisément y croire tant il est vrai que le responsable de la réunion, M. MARYNOWER, ou bien Franck comme on l’appelle à DECC, ne s’est pas illustré jusqu’à aujourd’hui par son intérêt pour le droit social… Gageons qu’il a oublié de recueillir " les observations et souhaits des salariés " ainsi que le prévoit le préambule de l’article 4 de l’accord. On attend donc avec curiosité le compte-rendu de cette réunion dans le dossier circonstancié qui sera remis lors de la consultation du Comité d’Etablissement. VENTE FORCEE ET OBJECTIFS La multiplication des initiatives, toujours locales bien sûr, de vente plus ou moins forcée aux clients, de fixation d’objectifs délirants, et des campagnes et challenges qui se succèdent commencent à poser de sérieux problèmes de déontologie. Déjà à la limite de la légalité, la prochaine application aux banques du code de la consommation va aggraver encore les risques pour le personnel qui pourra être individuellement et pénalement responsable ! Autant dire qu’il est urgent de mettre un terme à ces pratiques et faire respecter le tout nouvel article 24 de la convention collective sur les principes de déontologie. Rappelons à ce propos que celui-ci permet à tout salarié qui estime que sa hiérarchie lui demande…
TRAITEMENT SOCIAL Le principal de l’ordre du jour du Comité Européen d’Entreprise qui s’est réuni le 18 octobre portait sur la réorganisation des succursales européennes. Il s’agit du rapatriement des back-offices de Londres, Madrid, Francfort, Milan et Bruxelles. Entre 360 et 400 emplois vont disparaître sur 1900. Plus ou moins protectrices, les législations locales iront du meilleur au pire, c’est-à-dire Londres. La CGT, informée de bonne source, s’est inquiétée du recours à des méthodes connues également à Paris qui consistent à isoler, à placardiser les salariés qu’on veut voir partir. La direction est montée au créneau pour proclamer ses bonnes intentions. Le RH de SGIB, De Talancé a assuré qu’il combattait ces méthodes, le DRH, A. Py a garanti que cette opération sera traitée au niveau social et le DG, P. Citerne s’est engagé à trouver la solution la plus satisfaisante possible… on ne voit pourtant pas bien laquelle puisqu’ aucune des propositions syndicales n’a été acceptée. 120 postes vont être créés à Paris par le rapatriement, mais la DRH se réserve de les pourvoir… au fil de l’eau ! Probablement de la même façon qu’elle gère la disparition de DECC/EMG qui devait être vendu, logiciels, matériel, clients et personnel. L’acheteur ayant renoncé, la vingtaine de salariés est gérée avec l’efficacité que l’on connaît. Il y a ceux qui partent d’eux-mêmes, ceux qui doivent se chercher un poste, ceux qui attendent, … redoutable efficacité de la gestion RH qui restructure sans devoir en payer les frais. NOIX, RESPECTUEUSE, D’HONNEUR … à…
CLAIR ET NET Le résultat de la consultation du personnel organisé par la CGT est sans appel. Avec 7434 exprimés, soit plus du quart de l’effectif présent, il est représentatif et la participation est plus forte encore que pour le vote Convention Collective. La CGT a donc signé l’accord compte-tenu du nombre de voix favorables à la signature, 6244 pour soit 84 %.. Le vote conforte l’avis positif formulé par la CGT sur l’accord qui s’avère être le plus favorable dans les 3 " grandes ". C’est le seul qui comporte un engagement de maintien global de l’emploi et un maintien clair du salaire sans dispositif de modération, au contraire il ouvre la perspective pour les salariés de Nantes soumis au régime  "De Robien " d’un retour à plein salaire. Enfin, contrairement aux autres accords qui font l’impasse sur la flexibilité qu’ils autorisent néanmoins, l’accord SG pose des limites et impose des contraintes qui n’existent pas dans la loi ou la réglementation. Revers de la médaille, il y est clairement fait état de la modulation, des dérogations pour le travail du dimanche ou des jours fériés. C’est notamment sur certains de ces points que la CGT a imposé des modifications et que nous avons obtenu par exemple la disparition de la rédaction qui autorisait l’ouverture des guichets jusqu’à 22 heures une fois par semaine. Comme dit le sage chinois, " il n’y a que l’homme pour croire qu’il respectera la loi qu’il a écrit ". C’est pourquoi la CGT a indiqué au cours de la…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES Finalement remise le 2 octobre, l’ultime version du projet d’accord sur les 35 heures sera donc bien soumise à la consultation du CCE le 9 octobre, la réunion de signature a été fixée le 12. L’ultime version ne prévoit plus que 6 formules de mise en œuvre des 35 heures : la semaine de 39 heures avec 56 jours non travaillés, la semaine de 4 jours, la semaine de 37 heures 22 avec fermeture le samedi après-midi dans les guichets ouverts du mardi au samedi, et trois variantes pour les guichets ouverts du lundi au vendredi, soit la fermeture le lundi matin, soit une fermeture collective une après-midi de la semaine, soit une demi-journée prise par rotation entre les salariés sans fermeture. En cas de signature majoritaire de l’accord le 12, c’est donc dans la seconde quinzaine d’octobre que le directeur de chaque groupe devra exposer à son comité d’établissement local sa ou ses propositions. Dans les services centraux, le CE étant unique, il va devoir être consulté sur l’ensemble des services ! L’épilogue du feuilleton pourrait bien connaître quelques épisodes locaux agités, lorsque la direction tentera d’imposer une formule dont le personnel ne veut pas … car si on ne peut contester que dans un accord national aucune formule magique ne réponde à toutes les situations et tous les souhaits, au plan local les directions ne pourront pas ouvrir le parapluie en disant qu’elles ne font qu’appliquer les ordres : ce sont elles qui décident ! Un patron…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES En définitive la direction a attendu le 29 pour remettre une nouvelle version du projet d’accord 35 heures au cours d’une réunion avec les organisations syndicales. La discussion bute toujours sur les mêmes points et notamment sur la formule " 37h22 " dans laquelle se sont engouffrés de nombreux patrons du réseau en interprétant à leur façon une rédaction qui était normalement destinée à permettre l’instauration d’une semaine de 4 jours et demi, essentiellement destinée aux bureaux. Après 3 heures de discussion supplémentaires, le DRH a proposé de revenir lundi 2 avec une nouvelle rédaction de la formule au cours de la dernière réunion de négociation prévue. Sauf nouveau rebondissement du feuilleton, c’est donc le texte qui sortira de cette ultime réunion qui sera soumis à la consultation du comité central d’entreprise convoqué pour le 9 octobre. Mais la particularité d’un accord 35 heures est qu’il doit être majoritairement signé par les organisations syndicales, sous peine de risquer l’annulation … autrement dit l’hypothèse d’absence d’accord à la Société Générale n’est pas impossible, et rien ne dit que le feuilleton ne va pas connaître de nouveaux épisodes. En tout état de cause, comme prévu, lorsque le texte sera définitivement définitif, la CGT engagera une consultation du personnel. COME-BACK Finalement, l’AFB va réunir les fédérations le 22 novembre pour négocier un accord de branche sur … la réduction du temps de travail destiné en particulier aux banques qui n’ont pas d’accord d’entreprise. Comme quoi, plutôt que des déclarations guerrières…
LES FEUX DE L’AMOUR La CGT ayant démontré en obtenant deux modifications importantes que le texte définitif du 17 juillet sur la mise en œuvre des 35 heures à la Société Générale n’était pas si définitif que cela, la séance du Comité Central d’Entreprise du 15 septembre a été suspendue. Dans la foulée, une lettre co-signée par la CGT, la CFTC, le SNB et FO a été adressée à la Direction pour définir les conditions, c’est-à-dire les améliorations du projet, qu’elles posaient pour permettre la signature de l’accord. Première conséquence bénéfique d’une unité syndicale qui ne s’était jamais manifestée auparavant sur ce sujet, la réunion de négociation qui s’est tenue le 21 avec le DRH Alain PY a abouti à des avancées significatives sur plusieurs points de cette lettre, dont le rétablissement de la possibilité de bénéficier des 2 jours de fractionnement ainsi qu’un engagement de maintien global de l’emploi jusqu’à fin 2002. Il aura fallu quand même pour cela une réunion qui débute à 9 heures et se termine vers 22 heures. Mais le dernier texte ne répondait pas à toutes les conditions posées par la lettre des 4 organisations. La Direction est donc repartie réfléchir et devrait remettre une nouvelle ultime version corrigée en principe le 25 avant de reconvoquer le Comité Central d’Entreprise début octobre. En fin de réunion, les 5 organisations syndicales se sont concertées, et elles ont convenu de se consulter avant de réagir aux propositions de la Direction au prochain Comité Central d’Entreprise… Enfin,…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES Deux nouveaux rebondissements dans notre interminable feuilleton…C'est   finalement sur un texte modifié que la direction est venue recueillir   l'avis des élus du CCE le 15 septembre sur le projet 35H. Le texte non   modifiable et définitif du 17 juillet a subit les modifications que nous   avions présentées comme incontournables. Ainsi, les ouvertures   tardives et répétitives au delà de 19H30 jusqu'à   22H00 sont devenues une possibilité dans le cadre d'opérations   commerciales ponctuelles et non systématiques. L'augmentation de la pause   déjeuner jusqu'à 2 heures (voire 3 heures avec accord) est finalement   revue : Une modification de plus de 30 minutes de cette plage ne peut se faire   qu'après avis de non opposition du CE (droit de veto), il en est de même   pour instaurer une plage supérieure à 2 heures. Ces nouvelles avancées étaient les éléments nécessaires que nous avions défendus pour pouvoir consulter le personnel qui en avait perçu tous les enjeux… En dehors de ces avancées et au cours de la séance,   la direction a été amenée à s'expliquer sur les   différences qui existeraient entre les points positifs de l'accord du   Crédit du Nord et l'accord SG. Finalement la direction a décidé   de reprendre la discussion avec les organisations syndicales…avant de recueillir   l'avis définitif des élus du CCE. Notons cependant que le projet   d'accord du Crédit du Nord est loin d'être une référence,   non seulement aucun signataire ne s'est manifesté, mais les syndicats   de l'établissement ont même jugé utile de demander ensemble   l'intervention du ministre…
LE FEUILLETON DES 35 HEURES Deux nouveaux rebondissements dans notre interminable feuilleton…C'est   finalement sur un texte modifié que la direction est venue recueillir   l'avis des élus du CCE le 15 septembre sur le projet 35H. Le texte non   modifiable et définitif du 17 juillet a subit les modifications que nous   avions présentées comme incontournables. Ainsi, les ouvertures   tardives et répétitives au delà de 19H30 jusqu'à   22H00 sont devenues une possibilité dans le cadre d'opérations   commerciales ponctuelles et non systématiques. L'augmentation de la pause   déjeuner jusqu'à 2 heures (voire 3 heures avec accord) est finalement   revue : Une modification de plus de 30 minutes de cette plage ne peut se faire   qu'après avis de non opposition du CE (droit de veto), il en est de même   pour instaurer une plage supérieure à 2 heures. Ces nouvelles avancées étaient les éléments nécessaires que nous avions défendus pour pouvoir consulter le personnel qui en avait perçu tous les enjeux… En dehors de ces avancées et au cours de la séance, la direction a été amenée à s'expliquer sur les différences qui existeraient entre les points positifs de l'accord du Crédit du Nord et l'accord SG. Finalement la direction a décidé de reprendre la discussion avec les organisations syndicales…avant de recueillir l'avis définitif des élus du CCE. Notons cependant que le projet d'accord du Crédit du Nord est loin d'être une référence, non seulement aucun signataire ne s'est manifesté, mais les syndicats de l'établissement ont même jugé utile de demander ensemble l'intervention du ministre…
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