Articles
Catégories enfants
A VOT’BON CŒUR
Torchée en deux réunions, la négociation salariale 2000 a chuté sur une prime de 27% d’une mensualité brute avec un minimum de 3200 Frs versée à fin janvier. On notera que la proposition patronale est passée de 25 à 27% et le plancher de 3000 à 3200 Frs pour que la Direction puisse signer un accord avec le SNB et la CFTC… lesquels ont motivé leur signature en vertu du fameux principe que c’est mieux que rien ! De son côté la CGT a refusé de céder à ce chantage en rappelant le contexte dans lequel était attribuée cette prime : une politique salariale d’individualisation forcenée dans laquelle les rémunérations arbitraires constituent des sommes colossales, plus de 20% désormais de la masse salariale et qui seront prochainement encore aggravée par la distribution des bonus et du CGU nouvelle formule en mars… D’un côté, une valse des millions qui finit par chiffrer en milliards, de l’autre un porte-monnaie en peau de hérisson qui n’aura pas l’effet de corriger un tant soi peu les injustices de l’individualisation. Piqué au vif, le DRH Alain PY a une fois de plus utilisé son arme favorite, le chantage : la politique délirante de bonus, 1699 millions en 99, plus de 2 milliards en 2000… ? Si vous insistez, nous pouvons transférer nos salles de marchés ailleurs… la prime hiérarchisée… ? Si vous ne signez pas je verserai moins ! Voilà donc un accord signé pour éviter pire qui ne marquera pas la négociation sociale et cela d’autant moins que nous sommes convaincus que si nous avions tous refusé ce chantage, nous pouvions obtenir une façon plus juste de distribuer cette prime dont le montant aurait atteint 4500 Frs si elle avait été égale pour tous : à 120000Frs de salaire annuel, 4500 Frs, c’est 1300 Frs de mieux que 3200 Frs et ça pèse beaucoup plus lourd… Concernant la médaille du travail, la même logique a prévalu avec les mêmes signataires. L’avenant modifiant l’accord signé en juillet par la CGT, la CFDT et la CFTC, a donc été signé par la CFTC et… le SNB. Les salariés embauchés avant le 31 décembre toucheront donc 1 mensualité à chaque médaille, ceux entrés après, ½ mensualité. Mais comme l’a dit l’un des signataires, ceux là ne commenceront à recevoir des médailles que dans 20 ans… sauf que ceux embauchés en décembre 2000 percevront dans 20 ans 1 prime d’une mensualité et ceux embauchés en janvier 2001, une demie un mois plus tard ! C’est ce qu’on appelle une vision d’avenir, non ?
HAVE A GOOD TRIP
Quand il s’agit du Conseil d’Administration, les mêmes considérations d’économie ne s’appliquent pas. Ces messieurs sont partis tenir le Conseil à New York. 3 jours de voyage en classe affaires, soit pas loin d’un petit million rien que pour le transport, hors cigares. On se demande si la récréation consistera :
1°) à visiter Wall Street
2°) à faire du shopping 5ème avenue
3° ) à fumer un petit joint à Greenwich village avec Bob DYLAN… à moins qu’ils ne soient allés là-bas pour s’entraîner à cirer les godasses des investisseurs !
NOIX D’HONNEUR
… A M. de TALANCE, déjà bien connu à SGIB, à l’origine avec ses collègues des méthodes de gestion du personnel qui ont connu le succès médiatique que l’on sait. Réunies en grand messe salle WAGRAM, 1000 personnes d’OPER ont dû se supporter un discours en anglais de Martin HARVEY avant de pouvoir attaquer les petits fours du nouvel an. C’est à la fin de ce discours que Bernard le délicat s’est taillé un nouveau succès de scène en se proposant de " traduire pour les nuls " !… Sifflets dans la salle qui n’a pas apprécié, le grossier personnage, lequel parle peut-être anglais mais sûrement pas la langue de Shakespeare.
Les infos se trouvent en suivant ce lien
PROCEDURE BUDGETAIRE ET EMPLOI 2001
Le Comité Central d’Entreprise a été consulté, le 12 décembre sur la procédure budgétaire et ses conséquences sur les prévisions d’emploi en 2001. Bien que quelque peu masqué par des événements plus brûlants, tels que les négos salaires et les 35 h , le budget revêt toujours une importance capitale, puisqu’il constitue le fondement de la politique économique et sociale de l’entreprise, et sur cette base, les élus CGT ont donné un avis négatif. Notre appréciation est en effet très mitigée. Bien sûr, pour la première fois depuis plusieurs années, les effectifs augmenteront de 8,8%, dont 420 postes créés dans le réseau du fait de la mise en œuvre de la RTT. Selon PY d’ailleurs, la quasi totalité des engagements d’embauche pris sur 2 ans dans l’accord RTT seront réalisés dès la première année. En tant que signataire de l’accord, la CGT note positivement, bien sûr, l’impact réel sur l’emploi, puisque c’était le but recherché. Mais cette appréciation est toutefois nuancée par plusieurs constatations plus négatives. Ainsi, si les prévisions d’effectifs de la banque de détail augmentent de 4,7% avec 1156 postes, c’est encore et toujours la banque d’investissement qui se taille la part du lion avec 751 postes soit plus 24,9%. SGIB, d’ailleurs, n’a pas jugé utile de chiffrer l’impact de la RTT sur son évolution d’effectifs, c’est dire… Concernant les 420 postes créés dans le réseau, ils résultent, affirme la Direction, de l'addition des demandes des directeurs de groupes !… Aucun refus ni arbitrage n’ayant été, paraît-il, exercés ni régionalement, ni nationalement ! Les directeurs de groupes seraient donc les seuls responsables de leurs augmentations d’effectifs en 2001. A noter une " curiosité ", toutefois : à peu près 50% des guichets voient leur temps d’ouverture à la clientèle diminuer du fait de la RTT. Dans ces cas là, les patrons n’ont pas jugé utile de demander des renforts. Les objectifs étant eux inchangés, voire en augmentation, il faudra bien pourtant, à un moment donné que la force de travail soit en adéquation ! Enfin, dernière raison de notre vote négatif, les propos de BOUTON lui-même qui rappelle dans sa note d’orientation, que cette procédure budgétaire est bâtie avec l’objectif de parvenir à un ROE de 18%, comme le demandent les marchés, avec tout ce que cela comporte de difficultés pour les agents.
AU SECOURS ! MA CASSETTE !
Comme si les 35 heures ne suffisaient pas, les méchants incompétents du gouvernement ont encore joué un mauvais tour au patronat en réduisant de 3 ans, par décret, les délais pour l’obtention des médailles du travail. La Direction a calculé que cette disposition allait entraîner un surcoût insupportable de 25% du budget. Elle propose donc de maintenir les primes à 1 mensualité en tenant compte des nouvelles durées pour les salariés embauchés jusqu’au 31.12.2000, et de les réduire pour ceux embauchés ensuite ! Ces nouvelles dispositions devraient faire l’objet d’un avenant à l’accord signé en juin 2000 par la CGT, la CFDT et la CFTC qui entraînait le paiement de 15.000 médailles supplémentaires… Suite le 12 janvier.
Les infos se trouvent en suivant ce lien
ANNEE SABBATIQUE
Probablement épuisée par les derniers jours de la négociation de la convention collective, l’AFB a pris une année sabbatique en 2000. Bilan de la branche pour l’année : que dalle ! Les 2 dernières commissions paritaires des 21 et 22 décembre ont reporté à plus tard la négociation sur les pré-retraites et le temps de travail. Il faut dire que le projet patronal n’est guère attractif pour les candidats à la pré-retraite, seulement 58 et 57 ans avec un revenu de remplacement plafonnant à 55,60%, cotisations de retraites incluses … et il aura fallu quasiment 6 mois pour accoucher de ces propositions minimalistes ! Quant au temps de travail, l’AFB a remis aux fédérations un projet qui constitue une véritable provocation : recueil des exigences des directions des petites banques non couvertes par un accord, il fixe à 1730 heures la durée annuelle du travail ! Les 5 fédérations ont renvoyé l’AFB dans ses 18 mètres en refusant de négocier sur cette base. L’année 2001 va donc commencer dans la confusion, chaque banque fixant de son côté ses propres jours de fermetures… mais c’est promis, en janvier, l’AFB va sortir de sa léthargie. Un quatrième projet va nous être adressé le 15 janvier pour les pré-retraites, et une nouvelle paritaire devrait se réunir le 22 janvier pour le temps de travail.
BONS VŒUX
Tradition oblige, voici nos vœux pour l’année 2001 : que le baron Ernest et son gros bouffon de Kessler se prennent une veste dans leur entreprise de démolition de la sécu et des retraites… que les 35 heures ne soient pas transformées en motif d’exaspération par tous ceux qui s’évertuent à savonner la planche… que les fruits de la croissance soient répartis équitablement, ça on va le vérifier bientôt à la Générale… et pour finir, on aura une petite pensée pour le CAC 40, redescendu à son niveau de janvier 2000, et que la bulle explose à la figure de tous les suceurs de sang des travailleurs !
VOCALIA DECROCHE
La direction nous devait une réponse concernant les salariés des plates-formes téléphoniques. Actuellement, ces dernières travaillent 37 heures au lieu de 39, en raison de la pénibilité du poste due à des horaires de fermeture dépassant 20h et pouvant même aller jusqu’à 22h10 (!) comme par exemple à la plate-forme Vocalia à Paris. Les salariés sont de ce fait confrontés à des problèmes d’insécurité dans les transports en commun à ces heures tardives. La Direction voulait intégrer la réduction du temps de travail, due aux contraintes du poste, à la réduction générale, et proposait d’appliquer la formule 37h22 avec 47 jours de congés avec maintien néanmoins de leur horaire de travail à 37 heures. Des actions du personnel sur toutes les plates-formes (débrayages…) et l’intervention des O.S. lors de la Commission de suivi du 12 décembre 2000, ont forcé la direction à reconnaître la spécificité de la situation. Le président du CE des centraux parisiens a même retiré les dossiers des plates-formes parisiennes de la consultation sur l’accord en attendant la réponse de la DRH. Celle-ci rétablit un horaire à 39 heures avec 56 jours de congés, et le versement d’une prime exceptionnelle pour les agents à temps plein présents au 31/12/00. On se retrouve donc dans une situation paradoxale, qui veut que dans le cadre de l’application de la réduction du temps de travail, on impose à une catégorie de salariés une augmentation de leur temps de travail sur la semaine et on supprime un acquis qui se justifie par la spécificité du poste. On comprend toutefois la résistance de la direction, car accepter aujourd’hui les revendications des plates-formes (37 H avec 56 jours de congés) aurait un impact dans le futur, puisqu’avec le projet 4D et le développement des CRCM, cette formule risque de s’appliquer à un grand nombre d’agents. Ceci renforce d’autant plus notre revendication d’ouverture de négociations sur le statut des CRCM dont les horaires s’étaleraient entre 7h50 et 22h10 !
Les infos se trouvent en suivant ce lien
QUI VEUT GAGNER DES MILLIONS ?
Arrêtez de parler millions… telle fut la supplique du représentant de la direction lors de la négociation salaires du 19 ! Envoyé au charbon pour défendre l’indéfendable, SIN a péniblement ramé pour tenter de justifier le refus de notre revendication d’augmentation générale des salaires de 500 Frs par mois. Estimé à 200 millions par la direction, le coût d’une telle mesure est loin de représenter un effort insupportable au regard des millions distribués sous forme de bonus, CGU, Stocks-options et autres … Plus 34% de progression de la rémunération des dirigeants en 99, c’est pas la diète pour tout le monde ! Tout ceci n’a pas empêché SIN, mal à l’aise tout de même, de parler d’une revendication d’ampleur qu’il n’était pas mandaté pour satisfaire avant de lâcher la proposition de la Direction pour solder 2000 : une prime de 25 % d’une mensualité avec un plancher de 3000 Frs payable à fin janvier… une proposition qui n’a pas soulevé l’enthousiasme car elle ne satisfait pas à la demande syndicale. Même si cette prime pourrait représenter un à-valoir pour 2001 en attendant une mesure générale d’augmentation des salaires l’année prochaine, elle prend le caractère d’une prime hiérarchisée qui sera perçue de surcroît par ceux qui sont déjà passés par la case départ et ont déjà touché 20.000 Frs au Monopoly des millions distribués à discrétion. Le rôle des syndicats et des négociations collectives n’est pas de contribuer à aggraver l’individualisation des salaires de plus en plus forte, mais au contraire d’y apporter des corrections. C’est bien pour cette raison que les 5 fédérations ont demandé à l’AFB une augmentation égale pour tous et que nous considérons que la négociation salariale de la Société Générale doit déboucher aussi sur une mesure égale pour tous. Selon les représentants de la direction, leur proposition représente un coût d’environ 124 millions, contre 200 réclamés par les syndicats … il manque donc quelques millions sur la table et il s’agit de plus de les répartir équitablement … on notera d’ailleurs que SIN pourrait avantageusement consulter son collègue du Crédit du Nord, une banque devenue récemment une référence sociale, qui a proposé une prime de 4.000 Frs pour tous : rapportée aux résultats SG, 6.500 Frs pour tous devrait être un chiffre cohérent. Prochaine réunion le 12 janvier …
TENUE POLAIRE EXIGEE
Parmi les initiatives fleurissantes pour fêter la fin de l’année et Noël, certaines risquent de passer pour des annexes des restos du cœur à côté de celle de SGIB qui organise un voyage en Laponie avec 700 participants et qui devrait coûter la modeste somme de 5 millions de francs. Il s’agit probablement d’aller rencontrer le Père Noël qui comme chacun sait réside sur place afin de prendre connaissance du contenu de sa hotte pour les prochains bonus à moins que ce soit un de ces stages de survie destinés à forger le caractère… mais dans ce cas, les cités du " neuf-trois " auraient pu faire l’affaire !
BONNES FETES A TOUS …
Les infos se trouvent en suivant ce lien
COMMISSION 35 HEURES
La simple perspective de la réunion de la commission de suivi le 12 décembre aura suffit à pousser plusieurs directeurs de groupes récalcitrants à modifier in extremis leurs projets et tenir compte des souhaits des salariés. Au final, il restait très peu de groupes, Fontenay Boucles de la Marne et Poissy dont il a été question. Pour ce qui concerne les services centraux de Paris, une longue discussion a porté sur le très grand nombre de cadres classés au forfait. Py a essentiellement motivé cette généralisation pour des questions de commodités et par le fait que les cadres au forfait bénéficieront de droits quasiment équivalents. Il a proclamé la bonne foi de la direction qui ne vise pas ainsi à obtenir une extension de leurs horaires de travail : " le forfait n’est pas fait pour travailler plus " dixit Alain Py. Il a accepté la demande de la CGT de faire une déclaration dans ce sens par le Président du CE des Centraux qui sera actée au procès-verbal. Autre sujet épineux, celui des temps partiels et notamment le cas de la poursuite des contrats incompatibles avec la nouvelle organisation du travail. En effet, si les contrats en cours vont se poursuivre jusqu’à leur échéance, certains doivent être adaptés rapidement pour pouvoir être prolongés. Des réponses écrites devraient être adressées à la commission de suivi dans les prochains jours sur de nombreuses questions posées et les feuilles de paye de décembre devraient afficher une nouvelle présentation contenant les jours de congés annuels, les jours RTT et les jours de fractionnement… seront-elles plus lisibles ? L’accord s’appliquant au 1er janvier et la négociation ne s’étant terminée que le 12 octobre on comprend les cafouillages de ce que Py a qualifié de travail de titan. Cela dit, il est moins compréhensible que la direction ait tenu à se précipiter pour fixer les ponts de 2001 sans même connaître, selon ses propres paroles, ce que feront les autres banques et ce à quelques jours de la réunion qui devrait traiter de la question à l’AFB.
20% D’AUGMENTATION…
… des dividendes distribués ces trois prochaines années ! C’est la promesse que Bouton va faire aux actionnaires. Par contre, c’est plus dur pour les salaires. La première réunion de négociation salariale s’est déroulée conformément au rituel, la direction s’est auto-félicitée et les syndicats ont fait des propositions… en attendant la prochaine réunion le 19… La CGT a critiqué la politique salariale et l’augmentation énorme des rémunérations variables, bonus notamment. La prime de 98 a coûté 90 millions, les 2 primes 99,185 millions, le CGU 170 millions et les bonus 99 … 1699 millions (+ 188%) ! Pour la première fois, la DRH a admis qu’il y avait un problème, mais qu’elle ne savait pas comment le résoudre. Ce n’est pourtant pas compliqué, ce qu’il faut c’est une augmentation générale significative des salaires de base, c’est pourquoi nous avons réclamé 500 Frs d’augmentation mensuelle pour tous comme l’ont fait les 5 fédérations à l’AFB … soit un total annuel de 195 millions, rien d’exagéré… Gêne du côté de la direction, avant de nous dire que pour sa part, elle n’avait envisagé que le versement d’une prime en janvier. Suite le 19 …
A LA SOUPE
Le CCE a renouvelé les représentants du personnel au Conseil de Surveillance du Fonds E en excluant la CGT qui présentait pour la première fois un candidat. Le Conseil continuera donc d’être partagé entre 2 SNB, 2 FO, 2 CFDT et 1 CFTC … SNB, FO et CFTC ont voté ensemble pour leurs candidats au nom de leur qualité de signataires de l’accord d’intéressement ! On apprécie beaucoup à la CGT dont le rôle pour faire capoter le projet SBP est connu au point que d’aucun nous ont accusé d’être des soutiens de Bouton, ce qui ne les empêche nullement de siéger au fonds E pas plus que ceux qui siègent à la commission de suivi de l’accord 35 heures du fait du refus de la CGT d’en exclure les non-signataires ! C’est sans doute ce qu’on appelle une leçon de démocratie aux staliniens …
Les infos se trouvent en suivant ce lien
1699
… contre 588,7 l’année précédente, c’est ce qu’on appelle une belle plus-value ! Il s’agit de 1699 millions de " primes diverses " comme elles sont pudiquement nommées dans les statistiques remises en vue de la négociation salariale du 15 décembre prochain. C’est pour l’essentiel le montant des bonus distribués en 99, le complément de gratifications représentant sur ce total 170 millions … une misère ! Ces chiffres confirment les critiques de notre organisation sur la dérive de la politique salariale et le fossé qui se creuse entre les uns et les autres. Au 30 juin 2000, le salaire minimum était encore de 120.000 Frs et on recensait encore 1796 personnes qui n’avaient bénéficié d’aucune augmentation personnelle depuis plus de 5 ans. C’est pourtant le maximum de durée prévu par la toute nouvelle convention collective qui garantit une augmentation minimale du salaire de base de 3% tous les 5 ans. Alors que la masse des rémunérations progresse de 15,1%, les salaires de base ne progressent eux que de 0,8%, et ce n’est pas les derniers accords salariaux qui auront beaucoup pesé. Le 15, tout le monde aura en tête ces chiffres et les primes hiérarchisées versées en 98, 99 et après l’OPE, la discussion s’annonce chaude.
FERMÉ POUR TRAVAUX
Tellement persuadée que la nouvelle convention collective allait permettre de mettre fin à l’encombrante commission paritaire, l’AFB arrive à la fin de l’année 2000 incapable de répondre aux fédérations syndicales. La prolongation de la commission paritaire le 4 décembre n’a rien donné, même sur des questions posées depuis février 2000. L’inertie de l’AFB dépasse l’entendement, ils n’ont rien vu, rien prévu : l’impact de l’application aux banques du code de la consommation sur la responsabilité juridique individuelle des salariés, c’est une question intéressante, l’AFB va regarder … la vente forcée ? l’AFB va étudier … L’utilisation d’Intranet dans les entreprises, la confidentialité du courrier électronique, l’AFB va réfléchir. Espérons que l’hivernage dans la caverne du 18 rue Lafayette ne sera pas trop long puisque toutes ces questions sont remises au début 2001 après les deux dernières paritaires de l’année, le 21 sur les pré-retraites et le 22 sur le temps de travail.
EUROMANIF
Organisée par la CES, la confédération européenne des syndicats, l’euromanif a réuni à Nice le 6 décembre plus de 50.000 manifestants pour l’Europe sociale. On le sait, on y était… L’euromanif a eu droit à 10 secondes d’antenne. Le lendemain, les casseurs incendiaient la BNP " live " le lendemain devant une équipe Télé présente par pur hasard sur les lieux. Il n’empêche, la solidarité européenne et la rencontre des syndicats des différents pays ont apporté une nouvelle note à l’Europe, une note sociale qui lui fait cruellement défaut. A l’occasion du regroupement à Paris de certaines activités logées ailleurs en Europe, nous ne nous sommes d’ailleurs pas contentés de déclarations et on peut se féliciter d’avoir obtenu, pour la première fois dans le cadre d’une restructuration internationale, des garanties pour les salariés reclassés en France.
Les infos se trouvent en suivant ce lien
35 HEURES A SUIVRE
La CGT a obtenu la réunion anticipée de la Commission de suivi de l’accord 35 heures. Elle va se réunir le 12 décembre et elle aura du travail. Sur les plateformes téléphoniques sortantes, Rennes a débrayé après Lille. A Mantes, le Directeur aussi s’est offert un débrayage. A l’instar de son collègue de Châlon, il s’énerve après la CGT : il ne veut plus discuter avec son représentant, il faudra bien pourtant puisqu’il ne peut choisir ses interlocuteurs syndicaux ! C’est d’ailleurs la mésaventure qui est arrivée à son prédécesseur, devenu depuis patron de Châlon. Auteur d’un poulet qualifiant le représentant CGT de démagogue, il a invité le personnel à en juger… c’était le jour même de l’élection du Comité d’Etablissement où notre candidat est arrivé en tête dans son collège avec 65% des voix. Mais au-delà de ces quelques péripéties, le gros morceau sera constitué par la forfaitisation à la chaîne des cadres des services centraux. Alors que 30% des cadres du réseau seront au forfait, le projet présenté au C.E. des centraux aboutit à classer 95% des cadres de SGIB et plus de 70% des cadres autres secteurs dans les forfaits ! A qui veut-on faire croire que la quasi-totalité des cadres des centraux sont autonomes ? A l’évidence, les directions ont choisi la facilité… comme si elles étaient déchargées des conditions fixées par la loi, qui ne sont pas dérogées par l’accord. Voilà qui pourrait rendre les conventions présentées à la signature contestables.
PROCEDURE BUDGETAIRE
Les prévisions 2001 ont été remises aux organisations syndicales. L’effectif total devrait progresser de 8,8%, soit 2676 postes, dont 4,7% dans le réseau, soit 500 postes. L’accord RTT sera à l’origine de 420 postes dans le réseau, qui est le seul à distinguer ces créations de postes. Il faut noter qu’il s’agit de plafonds et pas encore d’emplois réels… et qu’une fois de plus l’effort le plus important sera pour SGIB, + 751 postes.
En tout état de cause, on est loin des perspectives qu’aurait générées la réalisation de SBP, et les conséquences positives de l’accord 35 heures sur l’emploi devraient se vérifier. Il faut noter cependant la poursuite par petites touches du projet 4d : des " centres PME " vont être crées à Paris Rive Gauche et Marseille, qui géreront l’activité PME des groupes alentours.
SALAIRES
En même temps que la Direction publiait une note pour officialiser sa décision de verser sa prime à la tête du client en mars, les fédérations syndicales de la profession critiquaient le développement des rémunérations arbitraires dans un communiqué au lendemain de la commission paritaire du 22. Elles réclament en commun une hausse générale des salaires de base de 500 Frs par mois et une hausse des minima de 5%. La négociation salariale Société Générale doit se tenir les 15 et 19 décembre, ce sera l’occasion d’y revenir.
NOIX D’HONNEUR
…A la demande générale des malheureux occupants de la tour Winterthur à la Défense. Chauffage en panne, dysfonctionnement divers, bureaux sans lumière… ce qui réduit singulièrement la durée possible du travail, un nouveau truc après celui inventé récemment, la durée effective du travail. On comprend que les agents de maintenance de l’immeuble soient en conflit avec leur direction… Mais RSRH/CIM veille et a décidé des mesures immédiates : le port obligatoire du badge SG de telle sorte que la sécurité puisse réparer…euh , non, repérer les intrus ! Car, à n’en pas douter, ce sont des Trolls ou des Elfes qui sont à l’origine de tous ces phénomènes surnaturels ! ! !
Les infos se trouvent en suivant ce lien
NOUVELLE NOUVELLE FORMULE
La consultation des comités d’établissements sur l’application locale des 35 heures a commencé, le gros morceau des services centraux est convoqué le 1er décembre. Comme on pouvait s’y attendre, quelques directions ont déjanté tandis que la plupart présentent des projets qui respectent l’accord et les souhaits des salariés. Citons parmi les mauvais élèves le Directeur de Châlon sur Saône, pourtant représentant des directeurs au CCE qui veut imposer à tout le monde la formule 37 h 22… et qui menace " les fortes têtes et les agents installés dans un certain confort " … ainsi que ses collègues de la Rochelle et Epinal qui ont l’imagination fertile en inventant une troisième formule non contenue dans l’accord pour ouvrir du lundi midi au samedi midi. Les dérapages pourraient bien conduire à des débrayages comme celui intervenu à la plateforme téléphonique de Lille qui s’est invitée à la réunion du comité d’établissement au grand complet ou d’autres qui sont en préparation. La CGT qui est signataire de l’accord n’a pas pour autant signé de renoncement à l’action chaque fois que l’esprit de l’accord est détourné. En tout état de cause, une réunion rapide du comité de suivi s’impose, avant même la fin de l’année, pour faire le point et trancher sur les interprétations.
COMMISSION PARITAIRE
La commission paritaire AFB du 22 novembre aurait pu se tenir par conférence téléphonique. Sur les 2 principaux points de l’ordre du jour, le temps de travail et les pré-retraites, l’AFB n’était pas prête et elle a reporté au 21 et au 22 décembre l’examen des projets. Sur toutes les autres questions posées par les fédérations, il a fallu convenir de prolonger la paritaire le 4 décembre. Concernant le temps de travail, il reste 53 banques dont les 2/3 n’ont pas de syndicat qui ont toutes intérêt à disposer d’un accord de branche pour pouvoir décompter en jours le temps de travail, instaurer le forfait cadres et créer des comptes épargne-temps. Cette fois-ci demandeuse, l’AFB a dû proclamer son ouverture d’esprit aux demandes des fédérations syndicales,. Donnant, donnant, les fédérations ont demandé la réintégration dans la convention collective de la fixation des jours fériés, des ponts, des congés annuels …
NOIX D’HONNEUR
… à G. BERTHON de Stratégie et Marketing. C’est Noël, voire Byzance à STMA et tout le monde est bien obligé de liquider ces maudits jours RTT … en même temps puisqu’ils n’ont pas pu les prendre avant. Le chefaillon est conscient que la troupe veut apurer ses droits à congés mais il prévient que de grosses opérations sont en préparation entre Noël et Jour de l’An et qu’il n’assurera pas personnellement, même sur les projets " brûlants " ! C’est vrai, car comme le dit le vieux dicton populaire : on a beau être … on se brûle quand même !
DEFI
Non ce n’est pas un nouveau challenge, c’est la nième restructuration qui prévoit le rapprochement de DECC et FINT. Sans rire, le projet présenté affirme que l’incidence sera nulle sur les emplois et que l’on se contentera d’additionner les 2. Sans rire non plus, on nous dit que la nouvelle structure fonctionnera bien mieux … L’occasion pour la CGT de rappeler les engagement pris suite à l’expertise de SECAFI-ALPHA. Si nous sommes loin des restructurations qu’effectuait INFI en douce, les paroles rassurantes sur le respect du capital humain restent à démontrer au jour le jour.
Les infos se trouvent en suivant ce lien
CONSIDERABLE
Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre Président ne parie pas sur l’exception française. Le MEDEF ayant tendance à se substituer à la droite parlementaire, Daniel BOUTON se situe clairement dans le triomphe prochain du modèle économique libéral et parie donc sur la fin des 35 heures d’ici 2002. Fort heureusement cette hypothèse dépend moins de lui que celle concernant ce qu’il appelle la " consolidation européenne ". Autrement dit, si personne ne connaît l’échéance et la forme exacte, il est de ceux qui sont convaincus qu’il ne restera que quelques banques au niveau européen…et cela nous concernera : " il y aura d’ici 3 à 6 ans un mouvement considérable à la Société Générale " a-t-il prédit devant les représentants syndicaux nationaux qu’il recevait le 14 novembre. Qu’on se le dise, les partenariats avec BSCH ne sont qu’une phase transitoire. Sur le programme 4D, il s’est voulu rassurant en affirmant que nous étions consultés sur un projet qui n’était pas finalisé, et dont l’objet était d’adopter notre activité dans la banque de détail aux nouveaux comportements de clientèle. Ce n’est pas une restructuration type 93 a-t-il affirmé et l’objectif n’est pas de faire des économies d’emploi. Les inquiétudes que peut susciter le projet sont cependant loin d’être levées. L’outil de gestion informatisé, clé de voûte de 4D, n’existe pas et l’ancien expert du Comité Central d’Entreprise, consulté par la CGT, confirme notre critique ; 4D est un projet qui est défensif et beaucoup inspiré par les structures de la concurrence… un modèle qui n’a pas fait preuve de supériorité sur celui de la Société Générale ! C’est d’autant plus dérangeant que Daniel BOUTON a annoncé ses excellents résultats, aussi bien cette année que dans la conjoncture moins favorable qu’il prédit pour les prochaines années, ce qui permet de réviser à la hausse les objectifs. Le coût des 35 heures et de 4D sera épongé sans difficulté selon lui… en gros aussi bien SGIB que le réseau devront continuer la course au ROE avec la joyeuse perspective d’être ainsi déclarés prêts à consommer d’ici 2-3ans ! Ce plan de marche risque pourtant d’être sérieusement perturbé, notamment par l’aspect social des conséquences des projets 4D. Les regroupements prévus dans le cadre de la mise en place d’unités d’exploitation supposent beaucoup de mouvement et de mobilité. C’est pourquoi il peut y avoir d’ici 3 ans un mouvement considérable à la Société Générale effectivement… mais pas forcément celui qu’imagine Daniel BOUTON !
RISQUE CALCULE
Rien n’y aura fait. Le CCE a été consulté sur la mise en place d’une part variable de rémunération versée à compter de mars 2001 qui se substituera au défunt CGU. La CGT, considérant que la part variable de rémunération représentant 20% de la masse salariale a atteint un maximum critique, avait demandé que la Direction ne passe pas en force au CCE. Réponse de PY : " Entre le risque de ne pas satisfaire les salariés et le risque d’un contentieux avec la CGT, je choisis… " Parce qu’il est évident selon lui que ce sont les salariés qui réclament cette prime à la tête du client, plutôt que la reconnaissance dans un salaire de leur qualification… A chacun donc de calculer son risque, cette part variable qui ne fait l’objet d’aucun accord et n’a aucun fondement objectif est illégale et il ne faudra pas venir se plaindre des lenteurs de la justice comme ce fut le cas à propos de l’accord AFB/SNB de janvier 99 annulé en mai 2000.
Les infos se trouvent en suivant ce lien