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MAUVAISE PIOCHE
Dans une entreprise où la majorité du personnel est féminine, il fallait s’y attendre, le mécontentement relatif aux nouvelles conditions d’attribution des allocations études et de crèche est à la mesure du nombre d’exclus. La CGT a reçu de nombreux témoignages de protestation et continue d’en recevoir à la suite de nos infos de la semaine dernière. La plupart des mamans ne mâchent pas leurs mots en écrivant à la DRH. Nous invitons toutes celles et ceux qui sont concernés à continuer à écrire… Après tout, ce ne sera pas le premier accord signé sur lequel il sera revenu, cela avait déjà été le cas de l’accord salarial qui avait exclu du versement de la prime les agents ayant moins d’un an d’ancienneté et les intérimaires.
INTRANET SYNDICAL
Les pages des syndicats seront disponibles sur l’intranet, début octobre en principe, mais la messagerie est d’ores et déjà fonctionnelle. Si vous ne disposez pas d’Internet pour nous écrire n’hésitez pas à utiliser intranet, par exemple à l’adresse du délégué syndical national Michel Marchet. C’est par ce canal que nous avons reçu de nombreuses copies de mails de protestation à propos de l’allocation études. En attendant, nous en avons publié quelques extraits dans la rubrique opinions de notre site Internet… Bien entendu, la direction a refusé la proposition de la CGT de créer un forum intranet qui aurait permis à chacun d’y exprimer une opinion ou d’interpeller les syndicats de manière interactive. La messagerie sera un moyen de faire un pas en ce sens, en nous écrivant, car nous publierons ensuite sur nos pages, avec l’accord de l’auteur, les opinions que vous nous adresserez. Cela devrait nous changer de la com’ officielle !
PAS BIEN VU
Décidément, notre ancien président a des soucis avec ses potes. Voilà qu’on apprend que ce dernier va devoir s’expliquer sur les conditions dans lesquelles il a négocié avec Jean-Marie Messier ce fameux parachute de 20 millions d’euros… en sa qualité d’administrateur de Vivendi, il avait participé à la transaction sans être autorisé à signer. V.U. réclame aujourd’hui 23 millions d’euros à Jean-Marie Messier devant le Tribunal de Commerce… et conteste la validité de la transaction. On a pas oublié à la CGT que notre ex PDG Marc Viénot nous avait dit en 1993 : « il faut que le personnel de la Société Générale comprenne qu’on ne peut pas lui garantir son emploi à vie » pour justifier l’établissement de listes de 4500 licenciables. A ceux-là, Viénot offrait 200 à 300.000 francs pour faire leurs valises… mais ce n’était pas ses potes.
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ALLOCATION CHAGRIN
Au fil des retours de congés, la publication de la note relative au paiement de l’allocation d’études provoquedes réactions de mécontentement, tant il est vrai que le nouveau critère adopté pour le versement, celui de la charge fiscale, laisse en plan un grand nombre d’anciens bénéficiaires de l’allocation de manière tout à fait injuste. La CGT en avait parlé dans ses infos, en juin, mais l’accord n’étant pas encore appliqué, c’était passé inaperçu. Précisons donc que cette réforme est consécutive à la signature précipitée d’un accord par le seul SNB, sans aucune concertation avec les autres syndicats. C’est une constante de la part de cette organisation qui se targue d’être le premier syndicat de l’entreprise, ce qui est effectivement le cas… et qui a déjà signé seul plusieurs accords, dont le dernier accord salarial. Après la signature, nous avons vainement tenté d’obtenir un assouplissement des conditions de versement jusqu’à la réunion du CCE du 3 juillet, sans succès. Il faut aussi souligner que l’accord concerne toutes les allocations à caractère social, et donc aussi l’allocation vacances et les indemnités de crèche et de garde… de nouvelles mauvaises surprises en perspective. Pour l’instant il n’y a guère qu’une seule façon de contourner le problème, c’est de faire acter par le juge des affaires familiales le versement volontaire d’une pension pour l’enfant, et déduire ce versement sur la déclaration fiscale. Dans ce cas, les conditions sont remplies, puisqu’il existe bien une décision judiciaire qui oblige au versement d’une pension. Mais le mécontentement est tel qu’il sera peut-être possible d’aller au-delà, car nous recevons déjà beaucoup de témoignages de protestation. La CGT se propose de prendre contact dès début septembre avec les autres syndicats non-signataires pour envisager une nouvelle action commune et nous vous invitons dans cette attente à réagir par mail auprès de vos responsables RH, et à nous en transmettre une copie par intranet (au nom d’un délégué) ou internet.
COUP DE CHAUD
Difficile de supporter les températures de ces derniers jours, notamment dans les bureaux non-climatisés. Bon nombre de patrons ont refusé d’ouvrir leur porte-monnaie pour payer des boissons en dehors des bouteilles d’eau obligatoires… Radinerie quand tu nous tiens ! Difficile aussi de ne pas s’inquiéter du contexte de cette canicule. Incendies apocalyptiques dans toute l’Europe, réchauffement de la planète, le modèle libéral et productiviste triomphant nous conduit vers une drôle de planète, où les soins pour les vieux sont comptés par le ministre de la santé, qui trouvait il y a peu qu’ils consomment trop de médicaments, où le gouvernement nationalise les pertes d’ALSTOM et privatise les profits d’EDF… Quel rapport ? C’est que les « contraintes économiques » priment sur l’environnement et la santé, en bref sur l’homme…Nous allons à nouveau le vérifier dès la rentrée : que va-t-il se passer pour la sécurité sociale, c’est à dire pour la santé ? La santé a un coût nous répète-t-on…c’est justement au nom de cet argument que l’on a fermé nombre de services d’urgences dans les hôpitaux. Voilà, c’était notre coup de chaud à nous…
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SECURITÉ DANS LES AGENCES
L’affaire paraissait anodine, une simple question d ‘adaptation " aux nouvelles conditions d’exploitation" … et petit à petit, la discussion au CHS du CCE a soulevé le lièvre : la direction du réseau s’apprêtait à multiplier des ouvertures d’agences avec une seule personne présente. Devant la réaction indignée des organisations syndicales, la DRH a invité la Direction du réseau à venir s’expliquer avec les syndicats en direct. La réunion s’est tenue le 7 juillet et c’est encore M. BURLOT qui fut envoyé pour s’y coller. Ambiance chaude garantie, le représentant du réseau n’a pas réussi à calmer nos inquiétudes, malgré ses protestations de bonne foi : " la direction du réseau ne cherche pas à ouvrir des agences avec 1 seul agent "… a-t-il dit ! Non, peut-être, mais elle cherche à en faire fonctionner avec 1 seul agent. Les organisations syndicales ont exigé unanimement que la " loi " en vigueur à la Société Générale continue d’être respectée : pas moins de 2 agents présents dans chaque agence, particulièrement dans un contexte général dont rien ne dit qu’il ne va pas conduire à un risque nouveau, sans parler de la montée des agressions de la clientèle, parfois violentes. Au sortir de la réunion, la Direction a annoncé la présentation prochaine au CHS du CCE d’un document, tandis que les syndicats soulignaient qu’ils considéraient que la responsabilité pénale des membres de la Direction serait engagée en cas de malheur s’ils persistaient dans leur intention.
COMMISSION DE SUIVI 4D
La commission s’est à nouveau réunie le 10 juillet sous la houlette de Bernard de TALANCÉ et la participation de la Direction du Réseau en la personne de Claude BURLOT. A l’ordre du jour notamment était inscrite la question des horaires variables dans les futurs PSC… le problème lorsque l’on regroupe les back-offices du réseau et que l’on allonge les temps de déplacements est qu’il devient très difficile d’imposer un horaire collectif. La Direction en a donc tiré elle-même les conséquences en admettant d’office une plage variable d’une durée minimale d’une heure. Autre sujet brûlant, l’accord prévoit que les agents peuvent faire acte de candidature pour un PSC autre que celui correspondant au déplacement de leur poste. Des dérives étant possibles dans la satisfaction de ces demandes, un numéro d’ordre sera attaché à chaque demande pour garantir une certaine impartialité. Comme à la précédente réunion, la CGT a dû demander le respect des dispositions de l’accord. Cette fois-ci, il s’agissait du CRH de Lille qui refusait d’inscrire dans le compte-rendu d’entretien les souhaits exprimés par le salarié, s’ils ne lui convenaient pas. Enfin le comportement du Délégué Régional du Nord (qui avait menacé les récalcitrants à la grande migration) lui vaudra sa ration d’avoine, après avoir reçu notre noix d’honneur. Conclusion très ferme de cette commission : tout le monde doit suivre les règles. Prochaine réunion le 23 octobre.
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NOIX D’HONNEUR
… Au Sieur Cailly, délégué régional du Nord, dont l’ambition dévorante lui fit mordre le trait au cours d’une réunion de ses troupes, c’est le mot, à Valenciennes le 27 juin. L’impétrant a une haute fonction à la direction du réseau, a cru bon d’organiser un briefing de rappel à l’ordre à destination des troupes récalcitrantes du futur ex-groupe de Valenciennes, appelé à être le prochain à exploser sur la liste 4D. Entouré de ses lieutenants, Mrs Schaeffer CRH, Bernard Mettil Directeur de la DEC Lille Nord Entreprises, et Macori, futur directeur du PSC de Lille … il a invité les 2èmes classes à profiter de la chance qui leur était offerte de conserver leur emploi en suivant sans discuter leur poste à Lille… Menaçant au passage de leur en faire baver s’ils avaient l’outrecuidance de refuser ! Comme toujours dans ces cas-là, il y a toujours un sous-off pour en rajouter, rôle tenu par le CRH qui rappela à la troupe qu’elle ne pouvait prétendre à rien d’autre qu’au règlement. On comprendra mieux la raison d’être de cette reprise en main lorsqu’on saura qu’elle s’est tenue après que la CGT et la CFDT aient elles-mêmes organisé une réunion du personnel de Valenciennes pour l’informer de ses droits garantis par l’accord 4D. Catastrophe, l’initiative du régional de l’étape précède de quelques jours la réunion de la commission de suivi de l’accord sus-nommé, le 10 juillet. La CGT n’a donc pas raté l’occasion d’inscrire à l’ordre du jour de la dite commission l’épisode afin qu’il soit rappelé sans aucune ambiguïté au personnage qu’il n’a aucun pouvoir d’imposer aux agents de Valenciennes de quitter cette ville qu’ils aiment s’ils ne le veulent pas, et qu’il devra leur maintenir du travail sur place, ou leur concéder ce qu’ils demandent quoi qu’il lui en coûte !
MIEUX VAUT ETRE RICHE…
Episode imprévu, la COB a imposé la constitution d’un fonds relais, pour permettre aux salariés qui veulent investir dans le fonds E plus de 20000 € cette année d’y accéder. On passera sur les péripéties sans intérêt sur le sujet au CCE pour retenir qu’il ressort que les candidats sont au nombre d’un millier sur les 30000 salariés SG, soit un gros 3 pour mille à pouvoir se permettre de placer plus de 20000 € dans le fonds… dont il faut se souvenir qu’on ne peut y placer plus du quart de sa rémunération de base …soit 4 x 20000 = 80000 € minimum. Le DRH, Bernard de Talancé a avoué au CCE qu’il en était, mais ce n’est pas une surprise, ce qui est plus à remarquer, c’est qu’ils sont désormais un bon millier dans son cas.
ET ÊTRE BIEN PORTANT !
Bonne nouvelle pour Jean Marie Messier, dit J6M, il va recevoir les 20 millions d’euros d’indemnités que lui ont promis 2 administrateurs de Vivendi en échange de sa démission. L’engagement écrit devra être respecté, imprécations ou pas du nouveau PDG. Un des 2 signataires du document engageant Vivendi est Marc Viénot par ailleurs ex-Président de la Générale. L’auteur d’un rapport sur la gouvernance d’entreprise, grand ami de l’ancien PDG de la Générale des Eaux Guy Dejouany, s’était aussi distingué à l’assemblée des actionnaires de Vivendi en soutenant jusqu’au bout J6M … A la CGT on appelle ça la solidarité de classe !
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ACCORD BÂCLÉ
Encore une fois la négociation s’est conclue a minima, par la signature d’un accord avec le seul SNB sur la question des conditions d’attribution des indemnités à caractère social. Démarrée à l’origine à propos de l’allocation vacances et études dont la direction avait remis en cause subrepticement les critères de versement, on termine sur un accord généralisé aux indemnités de crèche et de garde. Le problème, c’est que cet accord exige que les enfants soient à charge fiscalement pour permettre le versement de l’indemnité et des allocations… et encore, il a fallu que nous insistions lourdement pour que le versement d’une pension alimentaire soit considéré comme une charge fiscale… Cela va donc conduire à exclure tous les enfants des couples non mariés qui ne sont pas inscrits sur la déclaration de revenus du demandeur ! Voilà comment on a expédié une affaire délicate en la présentant comme un choix de société en faveur de la modernité. Certes, il faut rappeler que c’est la DRH qui avait remis en cause une application plus libérale des conditions d’attribution. Rien n’obligeait pourtant à la précipitation et cet accord va avoir des conséquences que personne ne sait mesurer ! Entre ceux qui pourront aujourd’hui prétendre aux versements et ceux qu’en seront exclus, c’est un curieux marché auquel à finalement souscrit cet accord… un marché dont la direction pourrait sortir très gagnante. Voilà déjà de nombreuses années que toutes les indemnités à caractère social perdent de leur pouvoir d’achat, la direction n’acceptant de les augmenter que très en deçà de l’inflation… Cette fois-ci elle pourrait encore y gagner par une réduction drastique du nombre de bénéficiaires, car les " familles recomposées " dûment légitimées par le remariage sont ultra-minoritaires. Il ne reste donc qu’une seule solution pour l’instant aux nouveaux exclus, faire enregistrer par le juge des affaires familiales le versement d’une pension, mais ce n’est qu’un pis-aller. A moins que la grogne ne soit suffisamment perceptible par la direction pour qu’elle corrige le tir plus vite ! En étendant cet accord aux indemnités de crèche et de garde, elle a pris le risque d’un mécontentement renouvelable mensuellement … Ce n’est pas ainsi que l’on bâtit des accords sociaux solides, et la DRH ferait bien d’arrêter de se contenter d’un seul signataire pour passer en force comme elle l’avait déjà fait en janvier 2003 avec le SNB sur les salaires. L’affaire n’est donc pas close, quitte à heurter quelques susceptibilités.
COMITÉ EUROPEEN
La réunion du comité d’entreprise européen du 25 juin a été surtout l’occasion d’un satisfecit de la Direction Générale sur sa stratégie, le fonds de commerce se porte bien, les acquisitions ont fortement augmenté le groupe qui est passé de 45000 à 86000 personnes en 6 ans, dont 50 % à l’étranger. Ce tableau de la période rose est toutefois entaché par la hausse du coût du risque, la plus forte progression étant située aux USA : + 107% qui représentent 345 millions d’euros en 2002. Globalement donc, le groupe dégage un ROE de 9,4% en 2002, loin, très loin de ce qui est présenté en France comme un seuil de survie.
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LAISSE MADELEINE
… J’explique ! La chose n’est effectivement pas si compliquée, une assemblée " bleu horizon " qui représente un quart de la population va voter une réforme des retraites qui ne touche pas aux revenus du capital avec la complicité d’organisations qui ont rompu l’unité syndicale et les engagements communs et qui préfèrent tabler sur des arguments poujadistes à l’encontre des fonctionnaires privilégiés et des salariés du secteur public. Ce n’est toutefois que partie remise, car à peine la réforme entérinée, le MEDEF va préconiser d’appliquer la méthode à nos retraites complémentaires, avant même que cette mise en bouche ne serve à s’en prendre à la protection sociale et la santé à la rentrée. Que nous dirons alors ceux qui perdent d’avance les batailles qu’ils n’ont jamais menées ?
ESPERANZA
Objectifs quantitatifs délirants, challenges à répétition, vente forcée… Voilà un certain temps que nous mettons la direction en garde sur ces méthodes directement liées à la pression du ROE. Lorsque le CCE a diligenté l’enquête sur la dégradation constatée dans le réseau des conditions de vie au travail, les conclusions de cette enquête ont été qualifiées d’excessives par le DRH… mais il a fini par admettre qu’il serait utile d’ouvrir un débat. La CGT ne saurait trop lui recommander de s’activer, c’est pourquoi elle a remis à la commission sociale du CCE la copie d’une série de lettres de démission de jeunes conseillers de clientèle de Grenoble Meylan. Durs les propos des jeunes DES , fraîchement recrutés : " méthodes de management outrageantes, politique commerciale court termiste, sacrifier les clients sur l’autel de la rentabilité immédiate " … voici un constat que nous partageons et nous constatons qu’il n’aura pas fallu longtemps aux jeunes générations pour ne pas se laisser abuser par la poudre aux yeux d’un statut de cadre, contraints, sous peine de sanctions financières, d’adopter " un comportement moutonnier " et soumis " aux caprices d’une hiérarchie irrespectueuse et hautaine " … Ce verdict très sévère confirme aussi ce que la CGT disait à la direction du réseau quand elle a imposé la rémunération variable des conseillers de clientèle : attention aux dérives, attention aux effets pervers… Sûre d’elle, la direction nous expliquait que la paye proportionnelle aux résultats individuels était une revendication des jeunes conseillers ! On nous répondra, air connu, qu’il s’agit là de cas isolés, trop forte la direction du réseau… quitte à subir une hémorragie ? Ce n’est pas l’avis de la CGT, pour nous le mal est profond. Des quinquas désabusés et démotivés qui ne songent qu’à partir en retraite anticipée, des jeunes dont la conscience professionnelle se heurte à une gestion mercantile : la réputation de professionnalisme de la Générale est mise à mal et il est grand temps de réagir.
FENETRE OUVERTE
On a eu du mal, mais on y est arrivé. L’engagement que nous avions obtenu à la commission de suivi RTT de décembre 2002 sera respecté : tous ceux qui avaient placé leur solde de congés 2000 en totalité dans le compte épargne-temps pourront en demander le paiement jusqu’à un maximum de 10 jours. Une " fenêtre " de juillet à septembre va être " ouverte " pour cela, selon la formule employée par le directeur des relations sociales en réponse à notre intervention à la commission sociale. Chaque bénéficiaire potentiel recevra une lettre pour l’en aviser.
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LES DERNIERS SERONT LES PREMIERS
Signe d’inquiétude ? il semble que les arguments du gouvernement et des capitulards se rapprochent du sol. Certes, le débat est difficile et pour l’instant, le gouvernement semble inflexible…mais…rappelons le, au SNB, qui nous accuse de mener un combat d’arrière garde au profit du secteur public…qu’il n'a pas à se vanter d’avoir été le premier à donner son accord au projet Fillon ! il n’y avait pas besoin de se précipiter pour rompre le front syndical et pour approuver dans des contacts de coulisses ce qu’on avait refusé ensemble pendant 10 heures la veille. Rappelons aussi à ceux qui accusent la CGT de prendre la population en otage que c’est toujours la même histoire : ceux qui se battent sont ceux qui ont des retenues de salaires et qui obtiennent les acquis sociaux qui profitent à tous… alors c’est vrai, c’est la galère pour s’entasser dans les rames de métro, mais de là à leur reprocher de mener un combat d’arrière garde ! Les collègues CGC du SNB, à la RATP et à la SNCF, n’expliquent-ils pas à leurs adhérents qu’il est inutile de faire grève puisque leurs régimes spéciaux ne sont pas en cause. Sur le fond, l’essentiel reste que derrière l’opération de communication, le projet est injuste et inéquitable. Premièrement, il n’est pas destiné à sauver la répartition, il va au contraire instaurer un système à 2 vitesses : un système public à minimum et un système privé en fonction des moyens. Quiconque prend la peine de lire ce projet, voit bien qu’il ouvre la porte à la capitalisation au prix d’avantages fiscaux pour les fonds investis. Deuxièmement ce projet s’attaque autant au secteur privé qu’au public en programmant un allongement de la durée de cotisation à 42 ans et une baisse du taux de remplacement, c’est à dire du montant des pensions versées. Alors c’est vrai, le secteur public se bat pour conserver 37,5 ans de cotisations…mais pour l’instant, sans leur résistance, nous passerons, nous aussi, à la casserole…et cela d’autant plus que le Medef attend au coin du bois : n’oublions pas que les retraites complémentaires ne sont encore aujourd’hui garanties à taux plein qu’à 65 ans ! Le plan est clair : ramener à 65 ans l’âge de départ en rendant les conditions de départ à 60 ans insuffisantes pour vivre…22% de moins qu’aujourd’hui au bas mot ! Troisièmement le projet Fillon est injuste car il fait supporter tout le coût aux salariés et aux retraités sans que d’autres revenus soient mis à contribution. Passé à la trappe, c’était pourtant un objectif majeur de la plate forme commune intersyndicale…mais qui reste au centre de la question des retraites si l’on veut sauver la répartition. Enfin, on n’oublie pas que la marche forcée du gouvernement nous emmène tout droit à la rentrée au même scénario pour le reste de la protection sociale… vous venez d’ailleurs de recevoir l’augmentation des cotisations de la mutuelle consécutive à la baisse des remboursements de la sécurité sociale, ce n’est qu’un avant goût de ce qui se prépare au gouvernement pour septembre et ce n’est pas une pétition qui le fera reculer, s’il a réussi à imposer son projet pour les retraites. Alors la CGT vous invite à participer aux manifestations. L’objectif est d’obtenir une réforme solidaire des retraites, une mobilisation encore plus vaste peut l’obtenir, tout est là.
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LA GARDE MEURT MAIS…
La séance plénière du CCE se tenait le 28, et surprise, Daniel Bouton est venu dire un petit bonjour. Devant les élus ébahis, il a enchaîné sur les propos du DRH qui annonçait la création d’une " cellule de réflexion pour la gestion des quinquas ". Notre PDG se félicite que le secteur bancaire ait eu " l’intelligence d’anticiper " l’actuel problème des retraites, dont l’origine se situe dans la baisse de la natalité depuis 25 ans et la fermeture des portes à l’immigration en 1975. La Société Générale se trouverait donc en meilleure posture grâce à ces départs anticipés, que le gouvernement et le MEDEF critiquent avec tant d’ardeur ! Pour Daniel, cela n’est pas du tout contradictoire, il fallait éviter " le trou de 2005 " et pour y parvenir, il s'agit de faire coulisser intelligemment " la garde montante et la garde descendante ". C’est décidément beaucoup d’intelligence et l’on comprend mieux que nos réticences à " ce changement culturel profond concernant les durées de carrières " puissent les agacer. Car, pauvres béotiens que vous êtes, il ne s’agit pas d’une vulgaire équation de gros sous, mais d’un changement culturel. Pour la garde descendante, ce n’est guère surprenant. Héritiers des bataillons soixante-huitards, la bande des quinquas ne veut pas se faire à l’idée qu’elle ne pourrait plus partir en retraite à 60 ans, un droit conquis il y a à peine 20 ans. Pour la garde montante qui voit avec inquiétude s’éloigner de plus en plus loin sa perspective , cela ne va pas fort non plus. Mais, peut-être que nos dirigeants sont allés vite en besogne en annonçant tout de go au CCE leurs préparatifs de mise en œuvre de la réforme des retraites. C’est vrai, la garde meurt, c’est dans l’ordre naturel des choses, mais Daniel a oublié la suite, elle ne se rend pas !
RENDEZ-VOUS MAJEUR
Après la grande manifestation du 25 mai, le gouvernement a changé d’argument, le conflit n’est plus dû à une mauvaise communication, c’est une manipulation politique orchestrée par le P.S… et il tente de passer en force. En agissant ainsi, c’est lui qui prend la responsabilité du conflit social, car nous savons bien que ce n’est pas l’assemblée qui modifiera le projet, elle est même capable de l’aggraver. Le prochain rendez-vous est fixé le 3 juin par les confédérations CGT-FO-UNSA-FSU. Cet appel est prolongé par les 3 fédérations CGT-CFDT-FO des banques. Le ton est grave, " les confédérations sont prêtes à donner à cette journée les prolongements indispensables ". La question en effet se posera : " seule une action, plus forte, plus large, inscrite dans la durée peut faire reculer le gouvernement ". Sans réouverture des négociations, celui-ci ne sera pas justifié de se plaindre de la paralysie de la France due à son intransigeance qui tente de passer outre la volonté majoritaire des salariés.
INTRANET
Cette fois-ci, c’est officiel, l’accord signé par les 5 syndicats leur ouvre les portes de l’intranet. Les pages syndicales seront accessibles depuis Arpège ou Maya à partir du 1er octobre, la messagerie dès le 24 juin. Conséquence fondamentale : chacun pourra se faire son idée en consultant directement à la source.
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LE MECANO DE LA GENERALE
Le CCE a été informé d’une nouvelle restructuration de la DRH… Quelques mois après son arrivée aux commandes, Bernard de Talancé resserre les boulons. Officiellement, il s’agit de cohérence… ce qui a contrario, suppose qu’il y ait eu incohérence ! Côté CGT, on est philosophe, faire et défaire, c’est toujours travailler. Ce qui est par contre gênant, c’est la propension de la direction à vouloir obliger les syndicats à fonctionner sur le même modèle. Coïncidence fortuite ou pas, le patron de SGIB annonçait dans le même temps la promotion de Franck Marynower DRH de la branche. L’ancien RH des salles de marchés avait vu son étoile pâlir auprès des traders et fait connaissance à l’occasion avec la CGT. L’homme est joueur d’accordéon, de violon et de flûte et il a peut-être parfois confondu sa fonction RH avec sa fibre musicale.
JEAN-PIERRE LE PLEUTRE
Jean-Pierre, c’est un pseudo, est militant UMP et travaille dans les salles de la Générale. Interviewé par Europe 1, il a fièrement raconté son exploit : lui et ses copains ont fait exploser les serveurs de courrier électronique de FO et de la CGT…Jean-Pierre sait bien qu’il viole la charte intranet et se sert de son temps et de ses moyens professionnels pour une action condamnable, c’est pour ça qu’il se planque. Comme quoi la peur de la direction n’était pas fondée… Ce ne sont pas les syndicats qui font un usage abusif de la messagerie ! Et en plus Jean-Pierre est un con, car il ne semble pas savoir qu’il y a, dans les messages et courriers adressés aux syndicats, des situations dramatiques qui doivent être traitées en urgence.
ALLOCATIONS ETUDES ET VACANCES
Malgré nos efforts, nous n’avons pu obtenir que la mise en place des règles négociées de versement de ces allocations soient applicables en 2003. Pour cette année donc, les enfants des familles recomposées seront encore exclus. Ce ne sera plus le cas en 2004, après la réunion de négociation du 19 mai, la DRH vient d’adresser un projet d’accord aux syndicats. Nous avons obtenu que les allocations soient versées pour tous les enfants fiscalement à charge, y compris ceux pour qui le salarié (c’est souvent un homme) verse une pension alimentaire.
PARADOXE
La décision du Conseil d’Etat, suite au recours syndical, traduit le progrès constaté depuis l’affaire SG-BNP Paribas dans les processus de fusion des banques. Le Conseil a annulé les conditions imposées par le CECEI qui allaient entraîner des cessions d’agences et un gel du réseau et qui faisait porter un risque sur près de 1500 emplois. Le Conseil d’Etat a également critiqué l’insuffisante consultation des représentants du personnel… Il semble aujourd’hui qu’il soit devenu difficile de justifier ces opérations convenues entre quelques décideurs que les salariés découvrent dans la presse. C’est paradoxalement à ce moment que le conseil d’administration du Crédit Lyonnais vient de voter, sur proposition de son président, l’éviction des 3 administrateurs salariés, ces gens-là sont toujours en retard sur l’histoire.
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