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CHARTE INTRANET, LA SUITE
Les représentants des organisations syndicales ont été reçues par le Directeur départemental du travail de Nanterre à leur demande pour donner leur opinion sur la charte intranet. La direction départementale devra donner son feu vert pour que cette charte entre en application. Les représentants syndicaux ont mis en évidence les ambiguïtés et les imprécisions du texte. Le fait par exemple que la direction envisage la possibilité de sanctionner un agent en invoquant le contenu de ses messages est contradictoire avec l’interdiction de lire et d’archiver la correspondance d’ordre privé. D’autres imprécisions ont été relevées, comme celle concernant un message syndical dont il n’est pas dit s’il faut le considérer comme un message privé. Pour notre part, nous avons longuement insisté sur le fait que les conditions de travail dans les agences comme dans les centraux ne permettaient pas d’invoquer l’identifiant personnel comme preuve de l’identité d’un agent supposé fautif. La direction départementale du travail s’est engagée à examiner le dossier, relevant elle aussi des ambiguïtés qui devront faire l’objet d’éclaircissements de la part de la direction.
BLANCHIMENT GRAVE
Il aura fallu presque un mois pour que le ministère des finances reçoive les fédérations syndicales de la profession, la date coïncidant curieusement avec la mise en examen pour blanchiment aggravé de la Société Générale – en qualité de personne morale … le représentant du ministre a indiqué que la démarche des pouvoirs publics consiste à élaborer un code de déontologie validé par l’ensemble des parties prenantes … ce qui signifie ministère de la justice, Tracfin, Trésor, autorités de tutelle et de contrôle… mais sans avoir prévu d’y associer les représentants des salariés ! Au final, le ministère s’en engagé à aller très vite, et à soutenir la proposition des 5 organisations syndicales de participer à des réunions tripartites sur ce thème du blanchiment avec le ministère et la fédération bancaire française.
VADE-MECUM
C’est une bien curieuse missive que viennent de cosigner les patrons du réseau, Jean-Jacques Ogier et Didier Alix, à destination du personnel… Faut-il y lire une sorte de vade-mecum de grands principes rassurants destiné à calmer une inquiétude de plus en plus grande dont le projet 4D est pour une bonne part la cause ? Faut-il lire entre les lignes consacrées " aux ajustements significatifs que nous allons apporter à notre dispositif d’exploitation " un plaidoyer pour faire accepter la reprise de la baisse de l’emploi, des restructurations … qui n’auraient pas d’autre but que d’améliorer " le service que nous devons à nos clients dont dépend notre avenir "… L’exercice semble toutefois bien périlleux, car malgré la confiance affirmée par les cosignataires, ils n’en sont pas moins contraints d’en appeler à régler " notre " attitude individuelle, lire celle du destinataire, sur " nos " préceptes communs, lire ceux des rédacteurs. La CGT ne manquera pas pour sa part de leur rappeler que " pour mettre l’accent sur les éléments permanents de notre identité " et " ce qui nous rassemble ", l’intégrité de la Société Générale doit être maintenue !
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RTT
Le DRH Alain PY n’aura pas attendu la commission de suivi de l’accord RTT que nous lui avions demandée, pour annoncer le sort réservé au désormais fameux "reliquat des jours de congés annuels 2000"…C’est devant le CCE qu’il a présenté les propositions qui permettront aux salariés de solder leurs congés conformément à l’accord et sans subir l’incurie de Gershwin. La date butoir est reportée jusqu’au 30 avril 2003 en concordance avec celle des congés annuels 2002…Une autre possibilité, qui vaut ce qu’elle vaut, reste celle du compte épargne temps. Et pour en finir avec ce reliquat, le paiement à concurrence de 10 jours. Voilà qui devrait permettre aux uns et aux autres de remettre les compteurs à jour. Côté patronal, par contre, les choses se compliquent en ce qui concerne les 6 jours RTT à leur disposition…L’annonce en fin d’année 2001 de la fermeture collective du 16 août avait été accompagnée de fermetures spécifiques pour le seul réseau. C’est la même stratégie poussée à l’extrême qui aura finalement été utilisée pour fixer les jours employeurs dans les centraux. L’annonce de la fermeture du 29 mars de la majorité des services centraux (hors SGIB et quelques autres…), a été suivie de certaines fermetures atypiques telles que le mardi 21 mai pour la DROP et la DREP, le 26 décembre pour SBAN/STI et l’Agence des Banques…Sans même parler des fermetures nationales du 24 et 31 décembre par demi journées! On relèvera quand même que c’est un métier d’aller au devant de tant de problèmes avec seulement 6 jours RTT employeurs.
LA SAGA 4D
L’ordonnance de référé qui avait imposé à la direction de revoir sa copie sur la procédure budgétaire pour y inclure les prévisions 4D, a été une nouvelle occasion d’aborder le projet dans son ensemble. Même si la commission économique préparatoire n’a pas appris de grandes nouveautés sur le sujet (l’ordonnance n’imposant une vue que sur 2002), ces nouveaux épisodes auront au moins permis aux organisations syndicales de s’exprimer de concert en séance plénière. Ainsi, prenant acte des informations qui lui ont été fournies, chacun a pu réaffirmer l’opinion négative commune et les craintes d’un démantèlement de l’entreprise. La vision trop partielle présentée par la direction " au fil de l’eau " est considérée par l’ensemble des élus non seulement comme un frein pour émettre un avis motivé, mais place aussi les organisations syndicales dans l’impossibilité de formuler de réelles contre-propositions. Le DRH a donc pris l’engagement de fournir une " esquisse " à la cible et à l’horizon 2007/2008 du projet 4D. Les différents tests en cours et les mises en place (CRCm, services clients, DEC) permettant d’avoir une vision de moins en moins floue (SIC). Côté syndical maintenant, il est temps d’engager le débat de fond afin de parvenir à construire des objectifs communs et une contre-proposition syndicale au projet de la direction. La CGT a proposé de se réunir dès le début avril, avant la prochaine réunion de négociation baptisée " réunion de cadrage " prévue le 9 avril.
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SED LEX
La procédure engagée à l’encontre de nombreux articles de l’accord RTT Société Générale est terminée. Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement le 19 février. Il a annulé seulement deux dispositions de l’accord dont l’une n’est pas appliquée. Il s’agit de l’article sur la modulation, qui ne prévoit pas suffisamment clairement d’exposer les motivations économiques et sociales d’un projet de modulation. Par contre, le tribunal a annulé le paragraphe 3 de l’article 10 qui ouvrait la possibilité pour les cadres au forfait de travailler à temps partiel, suivant en cela le ministère qui réserve le temps partiel aux salariés en horaire hebdo. Il va donc falloir trouver très vite une solution pour les 353 cadres concernés, dont 300 femmes. Enfin, le juge a interdit à la Société Générale de décompter une journée entière pour prendre un repos sur une demi-journée travaillée…mais il s’agit là d’une interprétation de la direction très contestée en commission de suivi, et non d’une disposition de l’accord lui-même. La CGT qui fut signataire de l’accord se félicite que le tribunal ait relevé le nombre important de jours RTT à disposition des salariés et la grande liberté de choix pour les utiliser ainsi que les dispositions plus favorables que la loi pour le temps partiel. Sed lex, c’est la loi, il va falloir maintenant aller de l’avant. Relevant que l’économie générale de l’accord n’est pas remise en cause par le jugement, la CGT a écrit au DRH pour lui demander de réunir rapidement la commission de suivi. La procédure avait servi de prétexte pour " geler " les questions posées lors de la réunion du 4 décembre. Il faut y répondre et il y a urgence dans certains cas comme par exemple pour éviter que Gershwin ne serve d’alibi pour ne pas respecter les droits du personnel, comme les reports des dates limites pour l’usage des soldes 2000 ou 2001 par exemple.
PETITS ARRANGEMENTS…
En réponse au courrier de la CGT adressé au président du CE des centraux sur le recours à la sous-traitance, celui-ci continue de bétonner d’opacité le dossier. Alors qu’officiellement, la situation d’externalisation des activités atteint des sommets, la direction refuse aux élus la transparence nécessaire pour appréhender les risques, mais aussi les dérives d’une telle situation. Ce n’est quand même pas économiquement et socialement neutre que dans les services centraux on ait recours à 6065 sous-traitants (pour 9347 salariés SG) !… On comprend l’embarras du Président… quant à secouer un système conçu pour que chacun y fasse son beurre sur le dos des salariés on voit que l’affaire n’est pas simple. Pour la réorganisation d’ITEC (informatique de SGIB) présentée au dernier CE comme un énième " ajustement mineur ", il a été impossible de traiter des 2/3 des 1200 salariés sur laquelle elle influera pourtant…parce que ce sont des sous-traitants. Une motion, dénonçant le recours abusif à la sous-traitance et l’opacité entretenue par la direction, a été votée sur notre demande par la majorité des élus, à l’exception de ceux du SNB. Elle va être transmise à l’inspection du travail.
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PICAILLON ET GROBIFTON
C’est l’histoire de 2 compères comme au cinéma, le maigre et le bien gras… ou la dérive d’un système qui s’affole. Picaillon travaille dans le réseau, il va recevoir incessamment une sorte de bonus qu’on peut chiffrer à un peu moins de 3% du résultat net de la banque de détail, 1041 millions d’euros. Grobifton travaille à SGIB, son bonus a baissé, mais le total distribué fera aux alentours de 40% du résultat net, 654 millions d’euros. L’intéressement d’Avril ne calmera pas non plus Picaillon, il est en baisse, de 55 à 51 millions d’euros distribués, malgré la hausse de l’indice d’activité du réseau. Il n’est pas certain d’ailleurs que le discours de la direction, genre c’est la loi du marché, suffise très longtemps à calmer Picaillon. De ce point de vue, l’échec complet de la négociation sur les rémunérations variables augure mal de l’avenir sur le sujet. La direction préfère sans doute essayer d’occuper Picaillon en lançant " un challenge national SOGECAP " pour Avril …
4D, LE FEUILLETON
Dernier avatar du feuilleton judiciaire, le tribunal a annulé la consultation du comité central d’entreprise sur le projet 4D. Théoriquement, tout est stoppé, en attendant une nouvelle consultation… que la direction a fixée à la prochaine réunion du comité, le 13 mars. Cela ne devrait pas avoir de conséquence sur les vraies négociations, celles qui doivent s’engager avec les syndicats après la rencontre du 20 février. Les dates sont fixées, le 9 avril pour la première, baptisée réunion de cadrage des négociations, et pour 2 suivantes, le 23 avril et 24 mai qui auront à aborder les thèmes prioritaires.
FAUT S’Y FAIRE
C’était à prévoir, nous l’avions dit, l’année 2002 sera une année avec beaucoup de congés. Après l’année 2001 qui fut la première année d’application de la RTT, nombreux sont ceux qui ont eu des difficultés à utiliser leurs droits … et les soldes se sont accumulés, le tout étant aggravé par le passage à l’euro et la neutralisation du mois de janvier … que certains ont même tenté d’allonger ! Résultat final, il reste des soldes qui doivent être épongés … et c’est là que certains patrons, effrayés d’un risque de désertification de leur services, aimeraient justement la passer, l’éponge, si on peut dire ! Rappelons donc la règle convenue en contrepartie de la neutralisation de janvier : le solde des congés 2001 peut être pris jusqu’au 30 juin. Le solde des congés au 30.04.2000 peut être pris jusqu’au 31décembre en application de l’accord RTT et enfin, le solde des jours RTT 2001 des cadres au forfait peut être pris jusqu’au 31 mars.
BLANCHIMENT
Les fédérations syndicales de la profession vont, enfin, être reçues par le ministère des finances le 14 mars à la suite de leur demande commune d’être consultée sur le problème de la lutte contre le blanchiment. Nous n’en sommes pas encore à être directement associées au groupe de travail constitué tout exprès par le dit ministère, mais c’est un premier pas.
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CONSTRUIRE L’AVENIR
C’est le 20 février qu’a débutée la série de négociations sur 4D arrachée à la suite de la grève du 2 janvier…Sous la houlette du DRH Alain PY, cette première réunion a été l’occasion pour nous de développer les aspects qui devront être traités pour que l’avenir soit préservé et les diverses inquiétudes levées. Sur un plan général : le maintien du niveau global de l’emploi, l’engagement que les services clients et les CRCm demeurent à terme des entités Société Générale et ne soient pas filialisés… Ils devront s’accompagner d’un volet social précisant par exemple, les modalités des mobilités individuelles ou collectives, et d’une définition claire des nouvelles fonctions. L’occasion aussi d’exprimer les craintes d’une spécialisation à outrance de certains métiers, notamment des téléconseillers, qui leur ferait courir des risques pour l’avenir. De même qu’il semble nécessaire d’adosser à la généralisation des moyens de communications intranet et GRC , un certain nombre de garanties pour éviter les dérives et les abus de pouvoir…Pour la direction, ce sont essentiellement la complexité du projet et le long terme sur lequel il va s’inscrire, qui seront sources de difficultés dans la négociation. Mais comme l’a dit Alain PY : " c’est le projet de la banque de détail, il mérite un dialogue social "…Ce " travail nécessaire avec les organisations syndicales " va donc s’entamer dans un état d’esprit que la direction veut rassurant et constructif. Ainsi, le DRH précisait que la situation ne nécessitera pas de plan social, que les restructurations se feront dans l’esprit de l’engagement de 1996, qu’aucune mutation géographique ne sera imposée. Le long terme dans lequel s’inscrit ce projet et l’évolution démographique prévisible étant un gage pour un traitement sans heurts...Idem pour les mobilités géographiques en Ile de France qui sont traditionnellement exclues des garanties dont " bénéficient " celles de province. " 4D est suffisamment exceptionnel pour envisager des mesures de mobilités en IDF… ". La prochaine réunion avec JJ OGIER permettra de fixer le cadre général et d’aborder les orientations stratégiques de l’entreprise…par les choix économiques qui seront retenus, les uns et les autres auront a répondre des conséquences sociales pour l’avenir.
PRO RATÉE
C’est une véritable " cellule de crise " qu’il aura fallu à la direction pour gérer le mécontentement et trancher sur l’application ou non de la prime de 600 € aux nouveaux embauchés…En décidant au final de payer en mars un prorata temporis, la direction fait la tentative de désamorçage d’une partie de la mauvaise humeur due aux mesures salariales 2002…
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COCKTAIL MOLOTOV
La négociation sur la rémunération variable ne semble pas avoir un brillant avenir… Certes, la Direction a capitalisé 2 h 30 de plus dans ses statistiques de réunions baptisées " négociations ", mais le 15 février ne sera pas marqué d’une pierre blanche. Après avoir laissé les représentants syndicaux s’éreinter, François Sin a conclu d’un lapidaire : " mon texte ne peut être modifié qu’à la marge "… illustrant ainsi un sens peu commun du dialogue ! Aucune proposition n’a trouvé grâce : ni fixer une règle de calcul claire, ni fixer de plafond raisonnable, ni définir précisément des critères objectifs d’attribution, ni prévoir un plancher pour reconnaître la contribution de tous au résultat collectif. La CGT a pourtant chiffré précisément à 450.000 euros, le coût d’un plancher fixé au minimum distribué à chaque niveau … sur un total de plus de 32 millions d’euros, on ne peut pas dire que ce soit considérable. On ne voit pas bien à quoi pourra servir l’envoi d’une ultime version du projet aux syndicats s’il est de la même veine, et si finalement, la direction poursuit dans la dangereuse voie qu’elle semble choisir. Ce qu’elle baptise la rémunération variable est un cocktail Molotov qui va finir par lui exploser dans la figure. Car à force de comparaison, tout le monde commence à comprendre qu’à ce jeu-là, tout le monde se fait avoir… Mais si explosion il y a, nous serons beaucoup plus exigeants pour signer un accord !
A CONTRE COEUR
…C’est le moins que l’on puisse dire pour qualifier l’emménagement à Cœur Défense ! Après celui du CRCM à Nanterre toujours contesté, l’avenir des cartons a encore de beaux jours… La réorganisation par branche, le regroupement des services et la hausse du recrutement ont propulsé le nombre de m2 nécessaire. Dès lors, de nouvelles implantations sont recherchées …mais la machine s’emballe pour finalement arriver au bilan déplorable de fin 2001. En dehors de la trentaine d’adresses avec lesquelles les services centraux doivent jongler, les problèmes prévisibles sont survenus : l’implantation à Joinville-le-Pont a été abandonnée en 2001, celle sur Winterthur s’est faite sous la contrainte, sans parler de Saint Ouen, qui sera finalement abandonné après avoir coûté 27.440 € par jour …Il semble que le manque de concertation règne encore pour Cœur Défense, à l’espace plus petit et pourtant plus cher…Pris pour SGIB en novembre 2001, c’est finalement PAEN et BHFM qui iront à partir du 29 mars… Les explications que nous avons demandées à M.Castaignon, responsable des immeubles centraux (CIM), permettent de comprendre que les options ne sont prises qu’en vertu des disponibilités du marché, sous le conseil de CIM et validé par la DG…charge ensuite de remplir avec plus ou moins de cohérence. Pour l’avenir, nous avons insisté pour que les prévisions de changementsoit présentées aux élus du CE. L’engagement a été pris de nous informer des nouveaux projets au fil de l’eau…une promesse que nous saurons lui rappeler. Le cas contraire serait certainement considéré comme un délit d’entrave.
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A VOT’ BON COEUR
Officiellement, les rémunérations à la tête du client sont destinées à récompenser les efforts individuels qui ne seraient pas justement reconnus par les salaires …Liées aux résultats, ces primes sont donc globalement en chute, bien que le Président ait annoncé cette semaine au CCE un très bon 4ème trimestre prometteur d’un ROE dépassant l’objectif. Premiers annoncés, les bonus seraient en moyenne inférieurs de 50% à ceux de 2001 tandis que l’ex-CGU serait promis à une réduction du tiers. D’une certaine manière, c’est une façon d’éponger rapidement la prime de 600 € qui avait au moins le mérite d’être versée à tous. Une fois de plus, la distribution suscite beaucoup de mauvaise humeur, tant les critères d’attribution sont aléatoires et obscurs. On peut ainsi passer à zéro brutalement, premier signe de disgrâce, ou appartenance à un secteur promis à la disparition … mais on peut aussi voir le bonus varier du simple au triple à résultats égaux pour cause de n’importe quoi. Mais cette fois-ci, le nombre de mécontents est en forte hausse, et cela ne va pas s’arranger avec bientôt l’annonce du montant versé au titre de l’ex-CGU hors SGIB et dans le réseau. Bien entendu, les masses distribuées n’ont rien à voir, les bonus de 150 000 euros sont courants, ceux de 300 font figure d’aumône ! Côté CGU, la fourchette variait plutôt de 5500 à 150 euros en 2001, sans compter les 1330 exclus. Les très mauvaises raisons qui ont justifié le développement de cette pratique salariale ont tellement du mal aujourd’hui à passer que grandit l’idée qu’au final, mieux vaudrait instaurer des règles claires et donner la priorité au salaire de base.
SOUS-HOMMES ?
Coup sur coup, la cour de cassation et la loi de modernisation sociale viennent de préciser des règles de droit qui mettent en cause les pratiques massives de recours aux CDD, à l’intérim, et à la sous-traitance … pratiques bien connues à la Société Générale et combattues par la CGT qui estime entre 1500 et 2000 salariés permanents sur le site de la Défense dans ce cas de figure… Interpellé par nos soins, le président du comité d’établissement des services centraux a quelque peu " blanchi " lorsque nous lui avons demandé communication des contrats liant les sous-traitants à la Société Générale. On attend la réponse avec curiosité. Allons-nous vers la fin de cette forme moderne d’esclavage ? Taillables, corvéables et jetables à merci, l’irruption du fait syndical dérange dans ce juteux marché. Ainsi, la Société EURODES, qui sous-traite le courrier de SGIB supporte mal la création d’une section syndicale CGT. Son patron fait des pieds et des mains pour se débarrasser de la CGT, il a même divisé sa société en deux pour passer en dessous du seuil fatidique des 50 salariés l’obligeant à constituer un comité d’entreprise. Questionné par la CGT il y a déjà plusieurs années, Daniel Bouton avait affirmé que le droit social devait être respecté par tous ceux qui travaillent pour le compte de la Société Générale. Un principe que nous comptons bien faire appliquer …
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ARRACHES-TOI !
La réunion du 1er février a débuté la négociation sur le système de rémunération variable concédée le 11 janvier par Alain PY après la grève du 2. Il s’agissait en fait de revenir sur la rémunération des conseillers en gestion de patrimoine créée en 2001, et première rémunération officiellement liée à des objectifs quantitatifs individuels… mais aussi du mode de distribution de l’ex-CGU, distribué à la tête du client en mars, à l’exception de SGIB. Le cours de la réunion a vite montré que sur les deux sujets, ce système de rémunération répondait aux mêmes critères et à la volonté d’individualiser les salaires … selon le constat habituel digne du café du commerce : il faut bien rémunérer ceux qui bossent et punir les fainéants. François Sin, chargé de conduire la négociation est même capable de quantifier les différentes catégories : " 10% qui s’arrachent… 80 % autour de la moyenne… et 10% qui ont zéro parce qu’ils le méritent ". C’était pas très bien parti ! Nous avons quand même rappelé que notre objectif était de parvenir à un accord qui encadre ces rémunérations dans la transparence, le maximum d’objectivité et d’équité et aussi la garantie d’un minimum pour tous au titre du travail collectif, ainsi qu’un plafond fixé en regard du salaire de base … toutes ces choses étant souvent d’ailleurs des obligations prévues par le code du travail. Nous avons aussi souligné que faute d’accord, nous ne pourrions pas laisser ce type de rémunération se multiplier… une crainte confirmée par les propos du DRH de PAEN, Xavier Jacquemain qui a clairement annoncé que d’autres métiers de 4 D pourraient suivre ce modèle, dans les CRCm par exemple. Après nous être " défoncés ", au travail, pour tenter pendant 3 heures de convaincre nos interlocuteurs, nous nous sommes " arrachés " (nous sommes partis), sur la bonne parole de François Sin : " Nous vous avons écouté et nous allons réfléchir, je ne dis pas non " …
PLUS BLANC QUE BLANC
Notre auguste ministre des finances vient de créer un groupe de travail en son ministère sur le blanchiment. De son côté, la Fédération Bancaire Française annonce un ambitieux programme de formation des salariés de la profession sur la question. Naturellement, il n’est venu à l’idée de personne d’inviter les représentants des salariés à faire part de leur opinion sur la chose… La CGT a donc écrit à Laurent Fabius pour le féliciter de son intérêt rapide pour le sort des personnels de la profession, surtout quand il s’agit de président, mais aussi pour lui rappeler que nous nous préoccupions depuis longtemps de tout cela et que nous avions beaucoup de choses à dire. La question revêt d’ailleurs une certaine urgence au vu de quelques rappels au règlement interne précipités ces derniers temps. S’agit-il pour les auteurs de ces notes de s’auto-protéger en évoquant la note 3870 … tandis que continueraient des lessives d’une toute autre ampleur que celle qui défraie le chronique ? Si l’on en croit les Echos , l’affaire du Sentier porte sur une ou deux dizaines de millions de francs pour la SG … à côté de plusieurs milliards en euros pour certaines opérations à destination des paradis fiscaux, c’est de l’amateurisme !
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4D…2002
La commission économique du CCE a été l’occasion pour la direction sous la houlette du directeur du réseau J.J. OGIER, de présenter d’une part un bilan d’étape des différents tests effectués dans le cadre de 4D…et d’autre part l’avenir proche de ce projet structurant. Au chapitre des tests effectués (DEC,Unités Commerciales, CRCm), les résultats se résument par un satisfecit tout juste nuancé par quelques bémols. Il en va ainsi du reroutage systématique des appels des agences vers les CRCm…l’abandon du caractère systématique de cette mesure est plutôt rassurante en ce qui concerne la relation avec la clientèle. Dans le cadre de la procédure budgétaire 2002, la direction avait annoncé une dizaine de restructurations de groupes. Lille Nationale, Rennes, Saint Quentin en Yvelines, Evry, Massy, Neuilly sur Seine, Courbevoie, Paris Jemmapes, Lille MNE, Montpellier et Caen seraient donc transformés dans la foulée d’anciens groupes restructurés baptisés DEC. A ceux-ci viendraient s’ajouter 13 autres nouvelles DEC sans modification de structure : Bordeaux-périphérie, Bayonne, Pau, Saint-Etienne, Grenoble, Franche Comté (Besançon), Haut Rhin (Mulhouse), Berry-Nivernais (Bourges), Cergy, Orléans, Paris Seine Amont, Melun et Roissy. La grande nouveauté sera plutôt francilienne, puisque la direction annonce la création de 2 " pôles services clients " (plateforme administrative) qui gèreront chacun les tâches de plusieurs DEC. Du " Pôle services clients OUEST " basé à Nanterre, dépendront les DEC de Neuilly (ex Neuilly et Villiers) et de Rueil (ex Rueil et Courbevoie)…du " pôle Essonne " dépendront les DEC d’Evry (ex Evry et Juvisy) et Massy (ex Massy et Etampes). La réunion du 20 février, concédée après la grève du 2 janvier sera donc une première occasion de voir si la direction entend adosser à 4D, les garanties économiques et sociales indispensables pour que ce type de nouvelles réformes ne nous conduisent pas vers des dégats importants et pourtant prévisibles…comme le transfert à moyen terme à la sous traitance des CRCm et des " services clients ".
PLAT RECHAUFFE
Il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation, et il semble que l’accord salarial qui fut signé le 17 au matin le fut justement dans la précipitation…Tel est pris qui a bien voulu se faire prendre pourtant, car la logique de l’accord salarial 2002 est en tout point semblable à celle de décembre 2000. La prime hiérarchisée de cette époque avait fait l’objet du même chantage : c’est 27% ou je verse moins si personne ne signe…et l’accord fut accompagné d’un avenant au statut social réduisant de moitié la prime versée à l’occasion de l’obtention de la médaille du travail pour ceux qui seraient embauchés après le 1er janvier 2001…Moins douloureux immédiatement, mais logique identique ! Les syndicats sauront-ils sortir de la logique du : " grâce à moi vous avez obtenu et à cause d’eux vous avez perdu " pour enrayer la dangereuse dérive de la politique salariale ? Pour ce qui concerne l’accord salarial 2002, dénoncé ou pas, les carottes sont cuites jusqu’à l’an prochain, il ne reste qu’une session de rattrapage : la négociation sur le complément de rémunération variable. Premier round le 1er février.
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