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LEGITIME DEFENSE
Pas de surprise syndicale à la Commission Nationale paritaire du 30 septembre, les initiatives prises par l’AFB n’ont trompé personne et le clan des faucons a vu sa stratégie jusqu’au boutiste en prendre un sacré coup. Le président de l’AFB, Michel Freyche se répandait dans la presse quelques jours auparavant pour railler la grogne syndicale soulignant que la première pierre de la nouvelle convention avait été posée par l’accord avec le SNB et que les syndicats n’avaient jamais réussi à mobiliser. Lui et De Massy se voyaient déjà signer leur convention collective avec un ou deux syndicats raisonnables qui comprendraient que c’est mieux que rien…Le problème est que les fédérations de la profession ont su faire leur unité pour couper court à la stratégie de l’AFB. Dans une déclaration faite solennellement en paritaire, les 5 fédérations ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre ensemble l’action pour obtenir une convention " digne de ce nom "…et leur conviction que désormais la pression du personnel était indispensable pour faire avancer les négociations avec l’AFB. La décision de l’interfédérale de créer un comité national d’action qui se réunira chaque semaine marque la détermination commune et fera le lien avec les négociateurs " à chaud ". Pour la première fois, au cours de la paritaire du 30, on a vu la délégation patronale quitter la salle sous le coup de " la stupéfaction et de l’émotion "…avant que De Massy ne revienne seul annoncer tout à la fois qu’il proposerait un calendrier de réunions mais que l’AFB ne négocierait pas sous la contrainte… !
Sacré culot de la part de ceux qui cherchent à nous faire négocier depuis 15 mois sous la contrainte de la dénonciation et du retour au code du travail ! ! ! Car finalement, la riposte est justifiée par l’agression : nous sommes en état de légitime défense. Il faudra bien pourtant que l’AFB supporte la contrainte et qu’elle négocie sous peine de voir le plan d’action se dérouler jusqu’à son terme. La stratégie des faucons a raté, il vaudrait mieux que le clan des partisans de la vrai négociation devienne majoritaire. Il semble bien d’ailleurs que les boutefeux soient moins nombreux car l’AFB a commencé a opérer de premiers reculs avec le remise de son projet " modifié ". Mais on reste souvent dans le domaine de l’aménagement sémantique comme par exemple pour le licenciement personnel non disciplinaire, qui ne devra être prononcé " qu’après que l’employeur ait examiné toutes les mesures envisageables pour l’éviter " ! Quoiqu’il en soit, les fédérations participeront aux 2 réunions prévues le 18 et le 26 octobre après midi. De la même manière que l’AFB l’écrit dans son communiqué de presse du 1ER octobre nous apprécierons au fur et à mesure la sincérité des propositions de l’AFB. et s’il s’agit à chaque fois de réécrire la même chose avec des mots différents, alors la contrainte augmentera. Une chose est certaine, inutile pour l’AFB de compter sur la division syndicale, inutile d’espérer noyer le poisson, il n’y a qu’une sortie possible : négocier vraiment, tôt ou…tard avec le maximum de dégâts.
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LA PRIMETTE
En décidant de verser une prime dans les conditions que tout le monde connaît aujourd’hui, la Direction a encore une fois réussi à provoquer un mécontentement général à partir de ce qui aurait dû être un motif de satisfaction. D’aucuns, qui s’étaient exclus pour diverses considérations du mouvement, se sont même crus autorisés à railler la primette… tout en l’encaissant ! Il n’en reste pas moins que les questions posées par la CGT demeurent, et notamment celle relative à la retenue du 22 avril que nous ne manquerons pas de remettre sur le tapis dès cette semaine à la session du CCE. Il faudra aussi que la Direction fasse mieux et plus. Le montant global affecté à cette prime doit être de l’ordre de 80 millions de francs… ce qui est loin d’être à la hauteur des résultats, des dividendes distribués, des stocks-options et d’un certain nombre d’autres choses qui fâchent.
DEPARTS NON CONTRAINTS
BNP-Paribas a fait connaître ses précisions pour les 3 prochaines années. Pébereau insiste beaucoup sur l’équilibre entre BNP et Paribas qui se traduit effectivement par un partage des postes de direction… pour l’emploi, c’est moins consensuel. 1500 suppressions d’emplois à la BNP, 4200 à Paribas, c’est ce qu’on appelle des " synergies revues à la hausse ". Au total BNP Paribas supprimera 3600 emplois en France en 3 ans, mais, selon la formule consacrée, il n’y aura pas de départ contraint en France. Autre départ volontaire, celui de Philippe JAFFRE, qui partira avec une primette de 220 millions. Illustration du pire auquel nous avons échappé, l’accord Total-Elf a été négocié le week-end au Trocadéro dans le plus grand secret : 220 millions pour Jaffré, + 26% pour les actionnaires … il ne reste plus aux syndicats du nouveau groupe qu’à se battre contre les conséquences…
ETAT DE DROIT
Les aléas des activités de marchés ont révélé la nocivité du " deal " sur lequel ses dirigeants avaient bâti la croissance rapide de cette direction. Réorganisations et restructurations au gré des exigences, non-respect permanent des règles du code du travail… il s’est développé un état de non droit dans les modes de direction autant que dans la gestion du personnel… uniquement justifié par les rémunérations extra-ordinaires au sens propre du mot. Mais on ne copie pas les anglo-saxons impunément au pays de Molière. Avec les premiers revers sont venus les premières réactions : postes supprimés brutalement, recours abusifs aux régies, c’est-à-dire à une sous-traitance, management brutal… La réunion du CCE sera l’occasion pour la CGT de proposer à l’expert et aux commissions sociales et économiques de plancher sur le sujet afin de rétablir l’état de droit dans des activités qui font partie, comme les autres, de la " communauté " Société Générale.
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