LES NOUVELLES DU FRONT On ne ricane plus à l’AFB à l’approche de la manifestation nationale du 30 novembre. TGV et Autocars sont en nombre, un TGV de Lyon, 10 bus de Nantes, 11 pour le Nord Pas de Calais… le poids de l’intervention du personnel de la profession commence à se faire sentir sur la négociation comme le constate le communiqué de presse publié par les 5 fédérations le 24 au soir de la réunion paritaire. De Massy, désormais encadré à l’AFB par les DRH des 3 vieilles, a choisi le profil bas dans la Tribune du 25 novembre. Il jure désormais de la préférence de l’AFB pour une convention collective et ne raille plus de la mobilisation… selon lui, " il faudra en tirer le conclusion que les 200.000 salariés de la branche expriment le souhait d’avoir une convention collective au 1er janvier "… Et comment, mais pas n’importe laquelle ! Le chemin est encore long pour y parvenir, comme le montre la réunion du 24. Certes, l’AFB commence à reculer en acceptant par exemple de maintenir des salaires conventionnels exprimés en points à partir des minima par niveau. Mais ce n’est qu’un tout début de parcours, car concrètement, la position actuelle de l’AFB conduit tout de même à faire disparaître toute augmentation garantie en 7 ans. De leur côté, les fédérations ont fait un ensemble de contre-propositions communes qui visent à établir un socle de garanties pour la branche sur le système salarial, en s’assurant que les…

LES NOUVELLES DU FRONT

La réunion de la commission paritaire du 15 novembre n’a pas dérogé à la teneur de celles qui se sont tenues depuis le 26 octobre. L’AFB note les propositions syndicales et répond la plupart du temps à côté. Ce fut encore le cas sur la discipline, les sanctions et les recours et les prérogatives des commissions paritaires où les progrès restent à la marge. L’AFB a remis en séance une nouvelle rédaction des articles portant sur le système salarial qui n’apporte rien de concret, si ce n’est la prolongation d’un an de sursis pour la prime d’ancienneté. Interrogé sur les déclarations à la presse du président de l’AFB, De Massy a répondu qu’effectivement il travaillait à la rédaction de la fameuse charte destinée à pallier à une éventuelle absence de convention. De fait, l’AFB espère que la grève du 30 novembre lancée par les syndicats sera un échec et elle joue l’échec des négociations. Il est évident dans ces conditions que désormais, tout dépendra de la participation de chacun à la grève du 30. Elle ne permettra pas à elle-seule de contraindre l’AFB à des reculs suffisants, de ce point de vue, le 30 sera un tremplin. Cependant, cette journée sera l’occasion de déjouer le calcul de l’AFB… il semble bien, si l’on s’en tient aux échos recueillis par le comité national d’action, que cette fois-ci, le pari soit en passe d’être gagné par les syndicats !

SOPORIFIC MAN

L’agitation qui commence à gagner du côté des directions semble bien aussi confirmer la crainte d’un mouvement fort le 30. Les réunions se multiplient dans les groupes et l’encadrement est enrôlé à la rescousse, parfois de force. Dans le genre colon du régiment, le directeur de Dijon fait très fort : " tous les gestionnaires et les seconds devront participer "… " les inscriptions doivent immédiatement se faire par messagerie "… au mépris de ses obligations de réserve et de déontologie. Rappelons lui donc que son pouvoir hiérarchique ne s’étend qu’au domaine professionnel et qu’aucun cadre, gradé ou employé n’est tenu de participer, organiser ou se faire le porte-parole de l’AFB dans de telles réunions. Plus soft, le directeur de CHALON fait dans le fast-food, mini-séances de 30 mn de remise en forme. Le moins prudent, c’est Soporific man, le directeur du groupe Artois-Douaisis… conscient, c’est déjà pas mal, que sa propre confiance en l’AFB ne rassure personne, il se plaint du climat de psychose et préconise de considérer " Demain la Banque " comme un recueil d’engagements écrits ! Et le pauvre de citer la feuille de propagande de l’AFB en oubliant que ce ne sont pas ses commentaires qui font foi, mais le texte du projet de convention. Pris au piège de son empressement servile, il croît pouvoir écrire que la création du licenciement pour motif non disciplinaire n’entraîne pas de risque de dérive… Que ce n’est rien de plus que ce qui est déjà prévu dans l’actuelle convention, pourquoi l’avoir créé, alors ? Autre flagrant délit de mensonge, l’actuelle convention considérait déjà un manquement à la déontologie comme une faute : faux ! Les obligations déontologiques ont fait l’objet de dispositions légales, elles n’existent pas dans la convention, et elles ne concernent que certaines catégories de salariés. Le projet AFB fourre tout dans les règles de déontologie, jusqu’à l’accueil du client, et en fait un motif de sanction pour tous les salariés ! Mais Soporific man n’a pas très confiance dans sa potion, car il conclut qu’il comprendra la détermination des lecteurs… nous ne saurions trop les encourager en effet à ne pas se laisser endormir par toutes ces gesticulations, qui sentent la peur d’un mouvement massif.

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1200 délégués, tous syndicats confondus, venus de toute la France et de toutes les banques, réunis à Paris le 9 novembre, c’est une première ! Le débat fut animé, comme il est de tradition dans les réunions syndicales, mais chacun était d’accord sur la conclusion : la manifestation nationale du 30 novembre sera un succès, prélude à une probable grève reconductible devant les blocages persistants de l’AFB. C’est bien son problème d’ailleurs, à l’AFB, qui continue de croire que ce sont des gesticulations qu’il suffit de gérer. Le fossé est pourtant encore une large fracture béante. La veille de la réunion des militants se tenait la commission paritaire. De Massy a, une fois de plus, noté les propositions syndicales et répondu, une fois de plus, par des faux-semblants. C’est significatif à propos du caractère suspensif des recours disciplinaires. Sur ce point, l’AFB a cédé, en le rétablissant, mais la commission de recours interne qui doit examiner le recours serait facultative et serait loin de disposer des moyens du conseil de discipline ! Les articles sur le système salarial ont été abordés. Au lieu de répondre aux propositions syndicales, De Massy a évoqué une sorte d’usine à gaz qui ne modifierait en rien l’individualisation totale des salaires… mais qui lierait leur évolution aux résultats, à la concurrence européenne et mondiale, à la situation du pays, toutes sortes de critères déjà invoqués pour refuser les augmentations collectives alors que 20% de la masse salariale est déjà liée aux résultats. Les fédérations ont ensuite unanimement rejeté la diminution des avantages sociaux, que l’AFB reconnaît, mais justifie sans rire par la sauvegarde des emplois futurs ! Et il y a l’article 48 du projet AFB qui conduit en fait à ce que la couverture de branche réduite, notamment en matière de maternité et de maladie, puisse être complétée dans l’entreprise par une couverture complémentaire financée par des cotisations. Autrement dit, pour maintenir un niveau équivalent à celui d’aujourd’hui, le patronat nous autorise généreusement à nous le payer ! Au rythme où vont ces " avancées de la négociation ", il serait donc bien surprenant que le conflit généralisé soit évité.

LES DENTS QUI POUSSENT

Les orientations annoncées aux délégués syndicaux nationaux puis au conseil d’administration laissent entrevoir l’énorme pression exercée après la fin de la bataille boursière de la part d’appétits financiers aiguisés. Comment expliquer autrement la réaction agacée de Bouton à notre demande de remboursement de la retenue du 22 avril… adieu Berthe… tout autant que la décision de faire fonctionner INFI et PAEN en " quasi filiales " ? Bien sûr, Bouton a confirmé la mise en place de partenariats techniques et de partenariats structurants, qu’il appelle fiançailles. Il l’avait déjà dit le 19 août. Il a aussi confirmé les discussions en cours, mais en refusant la précipitation. Il n’en reste pas moins qu’il lui faut gérer la soif de dividendes et de ROE des actionnaires dans une entreprise qui vient de démontrer qu’elle savait défendre son unité avec combativité, d’où la prudence des orientations annoncées. Faire fonctionner INFI et PAEN en " quasi filiales ", c’est surtout l’échec du camp des partisans de la filialisation immédiate dont on murmurait qu’il l’avait d’ores et déjà emporté ! Auprès des délégués syndicaux, Bouton a insisté sur le maintien des règles communes et du statut. Peut-être que le maintien du statu quo sur la représentation des salariés au conseil d’administration reflète aussi cette contradiction ? On n’a pas fini de mesurer les conséquences de l’OPE ! Il y a quelques mois, il n’y avait pas photo entre le ROE et l’intérêt des salariés… Aujourd’hui, c’est un indéniable progrès d’entendre le président demander au DRH d’améliorer sa proposition dans la négociation salariale. Il y a en effet à faire, en nous proposant 0,4% d’augmentation des salaires en janvier et une prime de 8% d’une mensualité avec un minimum de 800 Frs, nous aussi, on a les dents qui poussent !

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MÊME PAS PEUR

Il faudra faire monter la pression. Tel est le constat qui a orienté, comme prévu, les décisions prises par les fédérations au Comité National d’Action. La prochaine Commission Nationale Paritaire du 8 sera le point de départ du processus prolongeant les débrayages engagés le 26 et qui se poursuivent. " Une mise en garde " sera lancée à l’AFB qui ne laisse aucun doute sur la détermination des fédérations à continuer l’action. Le 9, elles réuniront leurs militants et le 16, des rassemblements se tiendront pour faire un point général des négociations et des modalités d’organisation d’une manifestation nationale de la profession le 30 novembre. Cette manifestation sera l’ultime étape d’action avant la grève totale qui sanctionnera un blocage patronal et la non prise en compte des principales propositions des fédérations. La réunion du 28 octobre à l’AFB avait montré que le démarrage des débrayages était bien plus suivi que ne le laissaient croire les commentaires fielleux de la presse économique. Ce jour-là, la délégation patronale était plus conciliante, du moins en paroles. Le processus qui vient d’être approuvé par le Comité National d’Action ferait bien d’être pris au sérieux par l’AFB. C’est un calendrier, pas une menace, qui se déroulera jusqu’à son terme. Il y a malheureusement beaucoup à craindre que l’AFB ne soit trop sclérosée pour le comprendre et que l’on ne discute sérieusement que lorsqu’il y aura le feu dans la maison. C’est du moins ce qu’on peut croire aujourd’hui.

TEST MATCH

Daniel BOUTON reçoit les 5 syndicats de la Générale le 8 au soir, avant de faire connaître au Conseil d’Administration son plan d’action le 10, dans les délais annoncés… Dans les tuyaux, " les partenariats européens forts" qu’il avait déjà évoqués le 19 août et qui font beaucoup spéculer ces temps-ci, à l’instar de la réorganisation d’INFI. On notera que notre cher ex-ministre des finances n’est plus là pour nous protéger d’un prédateur étranger, ce qui nous désole beaucoup et nous inquiète d’autant moins que ceux qui le regrettent le plus sont ceux que nous avons le plus combattus. Cela dit, nous allons écouter attentivement notre Président sur sa stratégie, notamment pour savoir si les leçons du fiasco SG-Paribas seront tirées. Mr de Sourcesûre nous ayant rapporté que l’équilibre banque d’affaire/ banque de détail étant très discuté, ainsi que la réorganisation ligne métiers, la dernière réunion des directeurs fut un peu agitée, nous ne manquerons pas de lui poser la question. Autre leçon à tirer de l’OPE, le poids des salariés dans les décisions d’orientations stratégiques. Premier actionnaire, le personnel doit être plus représenté et mieux écouté. La CGT lui demandera plus d’administrateurs salariés tout autant que le renforcement de l’actionnariat, sans attendre nécessairement pour cela des dispositions législatives. Quant à la réorganisation d’INFI à venir, il serait paradoxal que la première opération d’envergure qui suive l ‘OPE se déroule selon les mauvaises habitudes passées.

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NOUVELLES DU FRONT

De très nombreux débrayages ont marqué le démarrage de l’action le 26 dans toute la France. Et si le black-out dans les médias a permis d’empêcher que le mouvement soit connu à l’extérieur de la profession, on a pu mesurer en direct l’impact sur la délégation patronale en commission nationale paritaire le 28. Après avoir temporisé le 18 octobre à l’annonce de la création du comité national d’action, l’AFB avait repris le dessus le 26, rassurée en quelque sorte par l’absence de blocages entre le 18 et le 26… Ce ton est redevenu plus conciliant le 28, une fois connu les premiers résultats des débrayages et l’annonce de leur poursuite d’ici le 9 novembre. Au cours des 2 réunions de paritaire, les articles sur les sanctions, les licenciements et la classification (articles 25 à 36 du projet AFB) ont été abordés. Comme le note le communiqué interfédéral, il n’y a pour l’instant aucun résultat concret qui puisse démontrer une quelconque prise en compte des demandes syndicales. L’AFB devra remettre sur les articles 25 à 36 une nouvelle rédaction avant le 8 novembre, date de la prochaine paritaire, mais les fédérations l’accusent de jouer la montre en espérant l’échec de la mobilisation du personnel. Face au bétonnage patronal, le front intersyndical tient bon. La discussion se poursuit pour définir des positions communes sur tous les articles de la convention et la prochaine réunion du comité national d’action sera consacrée à définir les prochaines grandes étapes d’action après le 9 novembre.

CA FOUT LES JETONS !

La mission d’expertise sur le fonctionnement d’INFI proposée par la CGT a finalement trouvé l’appui de la CFDT, de la CFTC et du SNB, lors de la séance plénière du 26 octobre du CCE. Elle va s’intéresser aux méthodes de management particulièrement contestables employées dans cette direction ainsi qu’aux liens avec les sociétés de régie, c’est-à-dire aux sous-traitants. De Talancé et Meli (RESS et RSRH) dépêchés devant le CCE pour combler les brèches, n’ont véritablement pas convaincu tant leur embarras était évident. Pour eux, les crises des marchés de 98 et l’arrêt des activités correspondantes, n’auraient généré ni plus, ni moins de problèmes de reclassements que dans les autres secteurs de l’entreprise. Poussés dans leurs derniers retranchements par les questions trop embarrassantes des élus, ceux-ci ont dû appeler en renfort Py en personne. Quoi qu’il en soit, les témoignages qui s’accumulent mettent en évidence que mépris, mises à l’écart, humiliations, harcèlement moral sont monnaie courante. Une situation de non droit inacceptable. Pour que la prochaine réorganisation d’INFI ne soit pas construite sur ce genre de méthodes, il serait éminemment souhaitable que cette expertise soit facilitée par la direction et qu’il en soit tenu compte… réponse dans quelques temps.

T’AS PAS 100 BALLES ?

Première réunion de la négociation salaires Société Générale le 28, premières lamentations des représentants de la Direction : on sait pas si on va avoir des sous, il y a les 35 heures, on sait pas ce que va devenir la négociation sur la convention collective… des vrais pros qui pourraient se reconvertir dans les couloirs du métro. La CGT était venu avec quelques statistiques astronomiques sur les primes, bonus, stocks-options et autres dividendes distribués qui montrent que pendant qu’on nous pleure 100 balles d’augmentation, d’autres s’en mettent plein les fouilles. Bref, comme une comédie à sa 200ème, le spectacle n’est pas sorti des sentiers battus, la première réunion n’a servi aux représentants de la direction qu’à faire semblant de prendre note des propositions syndicales. Il faudra attendre la prochaine réunion pour savoir ce que la direction veut lâcher, ce sera le 8 novembre, y compris pour la retenue de la grève du 22 avril, dont il paraît qu’il ne reste plus que 12000 heureux candidats au remboursement ! 

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NOUVELLES DU FRONT

La réunion de la commission nationale paritaire du 18 octobre a changé de ton. L’AFB accuse le coup et semble céder du terrain, mais pour l’instant, les concessions ne sont que verbales et ne portent pas sur l’essentiel. Prenant ses désirs pour des réalités, De Massy, Président de la paritaire, s’est félicité de " la reprise du dialogue " en oubliant que les fédérations n’ont nullement décidé de renoncer au programme d’action qu’elles ont engagé. Les fédérations avaient décidé de commencer la discussion sur le contrat de travail, ce qui fait que les articles 17 à 24 du projet AFB ont été abordés. Le risque de voir se généraliser des embauches à temps partiel compte tenu de la rédaction de l’article 17, le lièvre contenu dans l’article 18 au travers de la définition du " travail effectif ", la mécanique infernale mise en place dans l’article 24 sur la déontologie… 3 articles du projet AFB, 3 chausse-trappes ! Réunis pour la circonstance, les DRH SG et BNP sont montés au créneau pour protester de leur bonne foi et promettre une nouvelle rédaction. L’odeur du brûlé a ceci d’agréable qu’elle encourage à éteindre l’incendie… Un incendie qui n’aura rien de spontané. Les comités locaux d’action se mettent en place et les décisions d’action se multiplient pour le 26. La CGT appelle le personnel à s’y inscrire résolument en débrayant deux heures et en participant aux assemblées pour poursuivre l’action jusqu’au 9 novembre. Car il est clair que désormais, tout le monde aura les yeux rivés sur le succès du mouvement initié par le comité national d’action et que le résultat des négociations lui sera directement proportionnel. Cette semaine sera un premier test, avec la réunion du comité national d’action le 26 matin, et deux rencontres patronat/syndicats en paritaire les 26 et 28 après-midi.

LE MILLION

Retour sur la primette en vue avec la négociation salaire Société Générale prévue le 28. On n’a pas oublié la retenue du 22 avril, que tout le monde n’a pas subi, et depuis on a appris que les règles de calcul de la primette étaient à géométrie variable. De ce fait, la récompense ne fut pas équitable, sans compter quelques oubliés de la distribution.

NOIX D’HONNEUR

… On se bouscule au portillon pour épingler les dérapages ! Cette semaine la noix est au patron de Lyon Ouest, Gérard Fleury, auteur d’un poulet menaçant pour cause de retard dans les objectifs. Le soyeux appelle ses contremaîtres à la délation en exigeant les noms des canuts chargés d’accueil qui auront commis le crime de ne pas avoir vendu au moins 1 jazz par jour et 1 assurance par semaine. C’est ce que M. Fleury qualifie en conclusion de son poulet et par antiphrase, ses sentiments les meilleurs ! L’histoire lyonnaise devrait lui enseigner plus de prudence car la vieille cité n’est pas aussi placide qu’elle en à l’air. Au fait M. Fleury, vous en placez combien, vous ?

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OCTOBRE ROUGE

Grande effervescence à l’occasion de l’approche des actions programmées par le comité national d’action… le PCI, le pc Sécurité Valmy est sur les dents, " en alerte rouge ", les traders sont invités à suivre la procédure de " secours " en cas de blocage des salles, il faut d’ailleurs peut-être prévoir une procédure de secours de la procédure de secours. On s’active aussi à l’AFB. Une " campagne d’information " avec cd-rom et vidéo doit démarrer pour convaincre les salariés des bons projets de l’AFB. Dans ce domaine la Générale a pris les devants, en faisant organiser par les hiérarchies des réunions de personnel pour aller leur porter la bonne parole. Ainsi la salle de conférence de Gaya-Hellena à Fontenay, fut mobilisée pour venir entendre une oratrice de la DRH… ces grandes manœuvres prouvent que, malgré leurs déclarations à la presse, les banques ont accusé le coup et craignent la riposte des syndicats et la mobilisation du personnel. Ils ont raison. Quant aux hiérarchies, priées de participer au sciage de la branche sur laquelle nous sommes tous assis, que vont-elles faire ?

NOUVELLE REGULATION

Jean-Claude TRICHET a été invité à plancher sur les nouvelles régulations économiques, après la bataille bancaire, par le ministre des finances. DSK a confié au trio constitué par le gouverneur de la Banque de France, le Président du Conseil des marchés financiers et celui de la C.O.B., le soin de coordonner l’articulation des calendriers, de contrôler l’usage de la publicité et de favoriser la négociation après le dépôt des offres … ! Formules sibyllines dont le sens n’échappera pas au personnel de la Générale ? Il faudra donc insister pour rappeler à DSK que Lionel JOSPIN avait annoncé un projet de loi prévoyant aussi d’améliorer la consultation des salariés.

NOIX D’HONNEUR

… au nouveau responsable de la comptabilité de RESS/OPM, Karim Hajjaji, tout frais recruté à la Dresdner de Paris. Probablement convaincu de sa mission, il a réuni tout le monde pour une séance de " remontée des bretelles ", mettant son exemple en exergue, lui qui n’hésite pas à travailler tard le soir jusqu’à 23 heures ! Le fondu a invité les dames inquiètes de devoir l’imiter, à se débrouiller… sans doute en embauchant une nurse et en se faisant raccompagner en taxi ? Encore heureux que le parking ferme à 23 heures, ce qui l’oblige à décamper. Il a de toutes façons un métro de retard, ce qui est à l’ordre du jour c’est les 35 heures, le rétablissement de conditions de travail normales et le respect des salariés. C’est le revers de la médaille de la culture d’entreprise maison, sans ce respect, on n’y fait pas de vieux os !

CALENDRIER

Les dates de commissions paritaires sont fixées jusqu’à la fin de l’année : 18 et 26 octobre, 15 et 24 novembre et 8 décembre. 5 demi-journées pour négocier une convention collective ! La négociation salariale SG est fixée, quant à elle, au 28 octobre, on a gagné presqu’un mois sur l’année dernière, ça c’est un vrai progrès …

A voir sur le net, le site du comité national d’action : http://cna.banques.free.fr/

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ETAT DE DROIT Alors que la CGT proposait au Comité Central d’Entreprise de s’intéresser de près aux dysfonctionnements, notamment sociaux, pour rétablir l’état de droit du travail au sein d’INFI, la direction répondait qu’elle présenterait un projet de réorganisation à la fin de l’année. Et revoilà le projet De Bonneuil de filialisation qui ressort du placard, selon des sources bien informées reprises par l’AGEFI ! Est-ce une fuite destinée à préparer le terrain pour conforter le caractère " inéluctable " de la chose ? Ce serait un peu rapidement mettre de côté le rôle des représentants du personnel dont on a vu dans la dernière période que leur avis pouvait compter. Le dogme de l’infaillibilité des projets patronaux en a pris un coup. Concernant INFI plus précisément, le recours très répandu à la sous-traitance, le non-respect du droit du travail, les méthodes brutales de direction n’ont pas prouvé de supériorité quelconque, même pas d’un strict point de vue financier. L’expert du CCE commencera donc son travail le 13 octobre en rencontrant les élus pour préciser sa mission, et pour recueillir de premiers témoignages. TECHNO PARADE II Après la réunion du 17 septembre, sur le cadre technique de la mise en place des 35 heures en agences, ce fut le tour des services centraux le 7 octobre. L’occasion pour le DRH M. PY et un spécialiste organisateur conseil de nous rappeler que la mise en place des 35 heures allait se dérouler dans un cadre particulier et allait concerner des activités très différentes… une vraie…
LEGITIME DEFENSE Pas de surprise syndicale à la Commission Nationale paritaire du 30 septembre, les initiatives prises par l’AFB n’ont trompé personne et le clan des faucons a vu sa stratégie jusqu’au boutiste en prendre un sacré coup. Le président de l’AFB, Michel Freyche se répandait dans la presse quelques jours auparavant pour railler la grogne syndicale soulignant que la première pierre de la nouvelle convention avait été posée par l’accord avec le SNB et que les syndicats n’avaient jamais réussi à mobiliser. Lui et De Massy se voyaient déjà signer leur convention collective avec un ou deux syndicats raisonnables qui comprendraient que c’est mieux que rien…Le problème est que les fédérations de la profession ont su faire leur unité pour couper court à la stratégie de l’AFB. Dans une déclaration faite solennellement en paritaire, les 5 fédérations ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre ensemble l’action pour obtenir une convention " digne de ce nom "…et leur conviction que désormais la pression du personnel était indispensable pour faire avancer les négociations avec l’AFB. La décision de l’interfédérale de créer un comité national d’action qui se réunira chaque semaine marque la détermination commune et fera le lien avec les négociateurs " à chaud ". Pour la première fois, au cours de la paritaire du 30, on a vu la délégation patronale quitter la salle sous le coup de " la stupéfaction et de l’émotion "…avant que De Massy ne revienne seul annoncer tout à la fois qu’il proposerait un calendrier…
LA PRIMETTE En décidant de verser une prime dans les conditions que tout le monde connaît aujourd’hui, la Direction a encore une fois réussi à provoquer un mécontentement général à partir de ce qui aurait dû être un motif de satisfaction. D’aucuns, qui s’étaient exclus pour diverses considérations du mouvement, se sont même crus autorisés à railler la primette… tout en l’encaissant ! Il n’en reste pas moins que les questions posées par la CGT demeurent, et notamment celle relative à la retenue du 22 avril que nous ne manquerons pas de remettre sur le tapis dès cette semaine à la session du CCE. Il faudra aussi que la Direction fasse mieux et plus. Le montant global affecté à cette prime doit être de l’ordre de 80 millions de francs… ce qui est loin d’être à la hauteur des résultats, des dividendes distribués, des stocks-options et d’un certain nombre d’autres choses qui fâchent. DEPARTS NON CONTRAINTS BNP-Paribas a fait connaître ses précisions pour les 3 prochaines années. Pébereau insiste beaucoup sur l’équilibre entre BNP et Paribas qui se traduit effectivement par un partage des postes de direction… pour l’emploi, c’est moins consensuel. 1500 suppressions d’emplois à la BNP, 4200 à Paribas, c’est ce qu’on appelle des " synergies revues à la hausse ". Au total BNP Paribas supprimera 3600 emplois en France en 3 ans, mais, selon la formule consacrée, il n’y aura pas de départ contraint en France. Autre départ volontaire, celui de Philippe JAFFRE, qui partira avec une…
LE MILLION Elle court elle court, la rumeur sur la prime. On a même entendu parler d’attribution d’actions. Précisons donc : lors de sa rencontre avec les délégués syndicaux nationaux, Daniel BOUTON a annoncé qu’une mesure salariale serait prise rapidement compte-tenu des très bons résultats du 1er semestre et de la pression subie par tous pendant la bataille boursière. Prime unique pour tous, pourcentage d’une mensualité ? … Ceci devrait faire l’objet d’une négociation rapide pour permettre le versement fin septembre. La CGT a rappelé que serait mal venue dans un tel cas une prime proportionnelle qui creuserait un écart important entre son mini et son maxi car chacun avait compté. Autre question en suspens, la retenue pour le 22 avril. Il y a aujourd’hui des gens qui ont eu une ½ journée de retenue, d’autres 2 heures, d’autres pas du tout… sans compter ceux qui travaillaient le 22 avril qui recevront aussi la prime ! Une mesure simple consiste à permettre la récupération par heures supplémentaires, comme cela avait été fait à la fin de la grève de 74. CONVENTION COLLECTIVE : 3615 QUI N’EN VEUT Grandes manœuvres à l’AFB fort navrée de ne pas trouver d’interlocuteurs pour discuter de son projet et même pas assurée de voir les syndicats à la réunion habituelle de commission nationale paritaire du 30 septembre. Un nouveau numéro de sa feuille de propagande " demain la banque " vient d’être diffusé. A le lire, on se demande bien quelles obscures arrière-pensées motivent la totalité des fédérations syndicales pour critiquer…
LA 25ème HEURE Complaisamment relayé par le journal la Tribune, le Club des actionnaires ASSACT-SG annonce " avoir tiré 3 leçons " du rôle qu’il aurait joué dans la défense de la banque, essentiellement pour essayer d’obtenir enfin le strapontin que réclame son président depuis longtemps au conseil d’administration. Que l’ASSACT tire des leçons est de son droit, qu’elle s’attribue un rôle dans cette bataille relève plutôt de l’habituel mouvement des résistants de la 25ème heure. Spéculant sur une spécificité des " salariés actionnaires ", elle reste enfermée dans une contradiction insurmontable entre l’intérêt de l’actionnaire et celui du salarié. Les organisations syndicales n’ont pas ce problème, puisqu’elles ont principalement en charge la défense des salariés, y compris en utilisant leur pouvoir d’actionnaire. Les syndicats de la Société Générale n’ont pas hésité à utiliser cette arme par 2 fois, en 93 pour lutter contre le plan de licenciement et récemment pour mettre en échec SBP. C’est ce que nous avons écrit au président et aux membres du CECEI le 27 août : "les salariés de la Société Générale useraient de leur pouvoir d’actionnaires incontournables et continueraient les actions de grève pour obtenir des autres actionnaires le rejet de la réalisation de SBP ". C’est aussi une contre-vérité d’isoler la représentation des salariés actionnaires dans cette bataille. En effet, la quasi-totalité des actions détenues par le personnel est dans le fonds d’entreprise dont la gestion est assurée par un conseil comprenant les représentants de la direction et des syndicats. C’est ce…
EPILOGUE L’épilogue de l’OPE sur la Générale aura été l’occasion d’une série de perles à la mesure du dépit qu’elle a provoqué. Côté presse, la CGT a disparu dès le lendemain dès lors que la bataille était gagnée, alors qu’il est bien connu que la CGT ne mène que des combats d’arrière-garde. Les thuriféraires du marché ont comme d’habitude expliqué aux béotiens que nous sommes qu’ils savaient, qu’ils avaient toujours voulu cela, qu’en vertu du grand principe " le marché à raison ", ils avaient donc raison. Parmi eux, les analystes, après avoir parié SBP, nous expliquent donc maintenant ce que la SG va faire. On aurait aimé ne pas trouver dans ce concert le syndicat qui n’était pas en grève le 27 et qui cherche à justifier son absence… comme il le souligne, " nous devons agir ensemble ", c’est précisément cela qu’on lui proposait. La palme revient toutefois à Jean-Pierre Chevènement… confondre les dividendes promis aux futurs actionnaires de SBP avec l’intérêt national, voilà qui ne surprendra que ceux qui n’avaient pas remarqué que les sociaux démocrates faisaient cette confusion depuis longtemps ! LA NUIT DE L’OPE Il y en a un, bien informé, qui raconte avec exactitude la nuit de l’OPE… c’est le Canard Enchaîné qui rapporte l’entrevue de 16 h à la Banque de France entre le directeur de cabinet de Trichet et les syndicats de la Générale. L’article a le mérite de montrer le poids que nous avons pesé ce jour-là in extremis. Vous pouvez…
DECISIF Malgré les énormes pressions exercées pour imposer SBP, le CECEI n’a pas autorisé la BNP à entrer dans le capital de la Société Générale après son OPE. Il aura fallu 11h30 de réunion à ses membres pour parvenir à rédiger le communiqué de quelques lignes qui enterre SBP. L’intervention massive du personnel de la Société Générale dans la journée de vendredi aura été décisive, ainsi que le soulignait le communiqué des syndicats qui appelait à débrayer dès que possible. Au déclenchement de plusieurs mois d’une bataille boursière sans précédent nous avons refusé de laisser notre sort aux mains des marchés autant que de voir notre avenir scellé par les actionnaires ou les pouvoirs publics. Les derniers atermoiements après que nous ayons contribués à ce que l’OPE de la BNP soit minoritaire ont montré qu’il fallait plus que le simple décompte des voix d’actionnaires pour emporter la décision. Après plusieurs demandes, nous n’aurons été écouté par la directeur du Trésor, représentant l’Etat au CECEI, qu’après avoir appelé à la grève…et il aura fallu être accompagné du personnel pour être reçu à la Banque de France. 11h30 ensuite pour rédiger un communiqué lapidaire, ce très long accouchement n’aurait pas eu lieu sans notre aide à tous. Voilà un cinglant démenti à tous ceux qui croyaient les carottes cuites d’avance, à tous ceux aussi qui considèrent l’action syndicale sans efficacité. C’est peut être une nouvelle donne sur les marchés, nous avons fait la preuve que rien ne devrait se décider contre la…
URGENCES L’issue de la bataille boursière est connue, c’est fini pour SG-PARIBAS … Reste SBP ! Il n’y aura pas de compromis possible avant la décision que devra prendre le CECEI. PEBEREAU est contraint par les engagements pris devant les investisseurs, notamment anglo-saxons, qui ont apporté leurs titres : il doit faire SBP, aujourd’hui, demain ou après-demain. Or c’est le danger immédiat, le projet le plus destructeur d’emplois, sans pour autant constituer le champion national qu’il prétend, les véritables maîtres de SBP seront ceux qui l’ont acheté. PEBEREAU interrogé au CCE de la BNP par la CGT le 18 août a vite fait de jeter aux orties ses thèmes publicitaires, l’intérêt national ? … La BNP ne l’a pas en charge, les suppressions d’emplois ? … bien sûr, il y en aura. Reçus chez BOUTON le 19, les syndicats de la Générale ont réaffirmé leur hostilité au projet SBP. La CGT a demandé si, dans le cadre des discussions organisées par le gouverneur de la Banque de France, il ne risquait d’intervenir un compromis dont nous ferions les frais… réponse claire et nette : il n’y aura jamais d’accord sur SBP. BOUTON a même précisé que sa bataille continuerait si le CECEI autorisait la prise de participation de la BNP dans le capital de la Générale. L’urgence est donc d’empêcher cette prise de participation. C’est pour cette raison que les 5 syndicats de la Générale ont organisé une action du personnel pour faire savoir notre hostilité à SBP auprès du…
 LA PEAU DE L’OURS Dernières infos publiées avant de connaître le résultat des OPE, et la réunion du CECEI mardi 17 au soir… Il n’est pas venu à l’idée des pouvoirs publics de consulter les représentants des salariés une fois le résultat des offres connu, peut-être considèrent-ils que la présence d’un représentant au CECEI est suffisante ? La solution claire et concertée n’inclut donc pas la clarté et la concertation dans le domaine social… ce qui n’est pas fait pour nous étonner, vu le comportement des pouvoirs publics depuis le début. Nous ne pourrons donc compter que sur nous-mêmes pour défendre notre peau… car la peau de l’ours n’est pas encore vendue avec les promesses de dividendes faites au marché... NOIX D’HONNEUR A l’incontournable Association contre le raid, qui devrait se saborder bientôt aux dires de ses fondateurs en laissant le souvenir impérissable d’un joli tapis pour souris réservé à l’usage exclusif des membres de ladite association, nous encourageons nos lecteurs à ne pas manquer le spectacle rare qui risque de s’éclipser bientôt au cas où le projet de la BNP l’emporte :  un cadre en train de manipuler une souris d’ordinateur sur le tapis anti-raid ! Avec un pareil bilan d’activité, il va rester des sous en caisse … AMENAGEMENTS TECHNIQUES Le ministère du travail a procédé à l’extension de l’accord AFB/SNB sur le temps de travail…considérant sans doute que la date anniversaire de l’abolition des privilèges était appropriée, et sans attendre le résultat du jugement relatif au droit d’opposition des 4…
OVERDOSE La bataille boursière se termine dans une overdose de millions qui laisse bien loin derrière les déclarations d’intentions, de projets et de sens industriel national ou social. Rien d’étonnant à ce que le Figaro s’enthousiasme et qu’il baptise cela " la démocratie du marché "…s’inquiétant même que si les actionnaires ne tranchent pas, les partis et syndicats reprennent la main. Au moins, les 150 millions de francs engloutis dans la publicité auront servi à donner de l’air à la presse écrite qui en avait bien besoin, ce qui n’est pas le cas du spéculateur Georges Soros dont le fonds Tiger a empoché 280 millions de plus-values. En bref, la démocratie du marché ou plutôt la vénalité la plus triviale, façon Rougon-Macquart ? On n’oubliera pas de doute façons qu’il a été englouti de quoi payer la prime d’ancienneté pendant 1 siècle ou 2… CE N’EST QU’UN DEBUT Quelle qu’en soit l’issue, il y aura des conséquences sociales, qui sont au premier plan des préoccupations des salariés des 3 banques. Les 3 présidents ont répondu à la lettre que leur avait adressé en ce sens les fédérations CFDT, CGT et FO de la profession. Pébereau le premier, a répondu le 30 juillet en rappelant ses déclarations et proposant la création d’une instance paritaire d’information et de concertation. Bouton et Levy-Lang ont répondu pour leur part ensemble le 3 août , faisant part eux aussi de leur engagement de ne pas recourir à des départs contraints en France, et rappelant la proposition de créer…
DEMAIN LA BANQUE… DEMAIN LE VIDE ! (SUITE…) Le 2 juillet dernier les 5 fédérations de la banque (CFDT, CFTC, CGT, FO et SNB) interpellaient l’AFB, au travers d’une lettre ouverte, sur sa " volonté évidente de négocier une convention collective digne de ce nom ". Ce courrier déclinait de façon claire et précise les points de blocage, qui, sans modification substantielle, empêcheraient la reprise des négociations. Un des points évoqués portait sur la rémunération. Rappelons que l’AFB dans son projet envisage la suppression du point bancaire, des points d’ancienneté, de diplômes, de langue, de diverses indemnités (crèche, garde, sous-sol, vestimentaire, intérim…). Dans sa lettre du 21 juillet, l’AFB répond par une explication de texte aux différents points énumérés. FREYCHE, le représentant patronal essaie par cet exercice de style, de ne pas claquer la porte face aux demandes des organisations syndicales… On peut s’interroger devant ce déferlement de revendications patronales qui revoient à la baisse nos acquis sociaux et salariaux en comparaison des résultats des banques en général et de la SG en particulier. Le Conseil d’Administration de cette dernière, réuni mercredi soir par BOUTON annonçait le doublement du résultat net du 1er semestre 99 par rapport à celui du 1er semestre 98 : 8,4 milliards de francs… Outre que ces annonces, bien réelles, fassent partie de l’arsenal utilisé par la Société Générale au sein de la guerre d’infos menée contre l’OPE de PEBEREAU, on peut rappeler à l’occasion que ces résultats ont été obtenus grâce au travail des " collaborateurs " de la Société Générale.…
CONSANGUINITE La multitude des OPE réciproques donnera t-elle raison aux ténors du " combat des chefs " ? C’est ce qu’on pourrait tirer si l’on se contentait des analyses médiatiques des " derniers événements ". Plutôt que de comprendre et d’expliquer les tenants et aboutissants des enchères et surenchères, la presse salue unanimement ce combat d’ego que se livrent les banques et depuis peu l’industrie (via Elf et Total). Résumé de la semaine : " La mondialisation inéluctable mène aux rapprochements entre français, tout ça sous la houlette d’actionnaires étrangers ". Ainsi, HOLLINGER sur RTL , se fait le 24 juin , le chantre de la réunion avec TRICHET et conspue les anti-interventionnistes (" ces anglo-saxons qui n’ont pas de leçon à nous donner "), pour se réjouir cette semaine de la mort de l’establishment et se féliciter de la présence des actionnaires étrangers dans les conseils d’administration qui évitent ainsi la consanguinité du système capitaliste à la française … SYLVESTRE sur France Inter, non sans reste , se félicite le 20 juillet que le pouvoir économique en France ne soit plus fait par une poignée d’énarques mais par les actionnaires (à 40% étrangers…). Ce qui ne l’empêche pas d’enchaîner deux jours plus tard, au sujet du manque d’enthousiasme constaté sur les différents marchés, par la conclusion qui s’impose à ses yeux : " rien dans l’économie réelle ne permet d’expliquer le début de déprime de ces derniers jours au niveau mondial ". LE CHAINON MANQUANT Concernant les OPE sur…
CADRAGE BUDGETAIRE L’environnement guerrier du moment n’a pas empêché les élus du CCE de plancher sur la note annuelle d’orientation qui fixe le cadre budgétaire pour l’année à venir. L’objectif sacro-saint du ROE à 15% en l’an 2000 rappelé et fixé comme ligne de mire, la note présidentielle décline quelques pistes pour que ses directeurs puissent " développer le portefeuille d’activités pérennes et rentables à moyen terme ". Ils auront surtout carte blanche pour " optimiser nos consommations de moyens " et à faire des propositions dignes des attentes du marché… toujours plus gourmand (et donc plus drastique !) vis à vis de la banque de détail… voilà de quoi rassurer les marchés, mais certainement pas améliorer les conditions d’exploitations dans le réseau. USINE A GAZ C’est dans ce même cadre que les élus ont dû plancher sur l’usine à gaz prévue en test pour palier au manque de disponibilité face aux appels téléphoniques de la clientèle. Véritable problème, s’il en est, la solution préconisée par la Direction consiste à rerouter les appels vers des " téléphonistes " sous traitants… Plus facile que de reconnaître que la suppression progressive des bases arrières et le transfert des tâches administratives correspondantes vers les chargés de clientèle relèvent d’une stratégie d’économie à courte vue. Depuis plusieurs années que persiste ce type de dysfonctionnement, nous préconisons la mise en place de secrétariat d’exploitation…Ce serait une réponse plus apte à résoudre le problème global de la qualité de service et donc du développement économique de…
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