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CALENDRIER 2004
A défaut de vous offrir un calendrier 2004 aux couleurs de la CGT, nous avons quelques dates fort attendues à vous donner. D’abord, la négociation salariale annuelle va démarrer le 9 janvier et la dernière réunion est prévue le 9 février… Compte-tenu des délais de fabrication de la paye, les résultats de cette négociation interviendront au plus tôt fin février. Autre sujet attendu, la négociation sur l’évolution du CET et sur le temps partiel, début mi-janvier, fin prévue mi-mars.
SARKO SIMPLE FLIC
Effrayé sans doute de la volonté des banques d’ouvrir des agences avec une seule personne présente, Nicolas Sarkozy a conclu une convention de sécurité avec la Fédération Bancaire Française. Elle dresse « les principes d’une large coopération entre les 2 maisons »… Le paysage bancaire va changer. Désormais, Nicolas garantit donc la présence d’au moins deux personnes dans chaque agence bancaire, un conseiller de clientèle et un flic ! Vous ne le croyez pas ? … Vous avez raison. Au moment en effet où toutes les organisations syndicales de la Société Générale s’apprêtent à mettre solennellement en garde la direction du réseau au CCE du 16 décembre, la publicité sur cette fameuse convention tombe à pic pour les banquiers. Las, son contenu se limite à la transmission d’informations, à faire des statistiques et des groupes de travail… du vent !
LE PSC AU STADE DE FRANCE
La question du choix de l’emplacement du PSC Ile de France Nord est venue à l’ordre du jour de la commission de suivi 4D à la demande de la CGT. Premier épisode, la direction assure pendant les négociations et la consultation du CCE que pour le PSC, elle cherche des locaux « entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est ». Le directeur du réseau répond ainsi à l’inquiétude d’un représentant du personnel d’Amiens : « il ne faudrait pas ajouter le métro au train pour ceux qui vont suivre leur poste ». Novembre 2003, deuxième épisode, le comité d’établissement de Saint Denis discute de l’emplacement du PSC… des rumeurs parlent d’un immeuble proche du stade de France en pleine zone « les borromées »… une consultation du personnel est organisée : sur 46 personnes, 3 sont d’accords pour s’y rendre. Troisième épisode, Mrs Burlot et Brockmann répondent à la CGT en commission de suivi : « St Denis n’est qu’à une station de la Gare du Nord » et lâchent, d’ailleurs le bail est déjà signé ! Fermez le ban …coût minimum, 45 minutes de transport supplémentaires par jour depuis la gare de Saint Denis ! Voilà qui va donner du grain à moudre supplémentaire à la discussion du comité central d’entreprise du 16 décembre prochain. Pas question d’accepter ces méthodes expéditives du même tonneau que la foireuse opération de Saint Ouen, où l’immeuble entier a fait l’objet d’un bail qui a dû être piteusement résilié à grand frais. La moindre des choses lorsqu’on choisit un lieu de travail pour des gens que l’on contraint de se déplacer, c’est de les consulter avant de signer, la direction ferait bien de s’en souvenir.
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C’EST TOUJOURS NOËL AU CRCM
La CGT a demandé à la direction de rediscuter de l’horaire d’arrêt du travail dans les CRCM le 24 et le 31 décembre. Consciente que le nombre d’appels allait chuter significativement les 2 soirs de réveillons, la direction du réseau a prévu de stopper les réponses à 17 heures… sage décision, mais que faire de l’équipe qui termine son service à 22 heures tous les soirs ? Dans leur grande générosité, les patrons de DIST/CAD ont autorisé les téléconseillers à poser une ½ journée de RTT ou de congé annuel, et comme il en manque encore un peu, ils devront malgré tout rester jusqu’à 17h30 ! Quant à ceux qui n’auraient plus de congés, il faudra jouer à la belote jusqu’à 22 heures pendant que leur famille et leurs copains fêteront Noël et le Jour de l’An !!! Naturellement, les patrons en question auront pendant ce temps ingurgité huîtres et foie gras (voire caviar). On notera au passage que les directeurs locaux des CRCM n’ont pas voix au chapitre. La CGT, présente sur les CRCM, a la ferme intention de ne pas laisser le Père Noël zapper le CRCM…
4D, LES NOUVELLES DU FRONT
La prochaine commission de suivi se tiendra le 8 décembre tandis que la consultation du CCE sur les opérations 2004 est prévue pour la séance du 16. Alors que les premiers pôles administratifs, les PSC, et les CRCM montent en charge, les difficultés s’accumulent, contredisant le discours rassurant de la direction du réseau. Comme d’habitude cette dernière prétend que tout va pour le mieux, sauf que l’on constate son incapacité d’unifier et de codifier les procédures dans les PSC par exemple, alors que vont se multiplier les opérations en 2004. Même improvisation dans les CRCM , la charge des appels
grimpe sans que les moyens suivent et soient
adaptés, les appels se succèdent sur le poste du téléconseiller sans interruption. Et que dire de la désinvolture vis à vis de l’allongement prévisible des temps de transports en région parisienne, plus de 20 salariés de Meaux qui auraient entre 1h30 et 3 heures de temps de transport supplémentaire jusqu’à Paris ! La commission de suivi ne va pas chômer, d’autant que les motifs de conflit pourraient bien se multiplier, comme à propos de la fermeture des plates-formes télémarketing…
ZERO BLABLA
Depuis plusieurs années, la CGT ferraille aussi pour les sous traitants… Notamment dans les services centraux parisiens où un salarié sur quatre, n’a pas le statut SG, ni celui de la convention collective AFB. Présentée comme une variable économique majeure, il n’empêche que la sous traitance se traduit souvent comme une zone de non droit insupportable dont on peut quand même douter de l’intérêt économique. Le sous traitant devant être redevable à tous du salaire qu’il touche…alors qu’il est facturé 5 ou 6 fois plus à la SG. Tout ça tourne rond quand l’omerta règne et qu’il n’y a pas de regards extérieurs…ainsi, les restructurations perpétuelles présentées au CE entraient jusqu’à maintenant dans ce « voile pudique ». Mais c’est par une réponse à un courrier de la CGT, que la direction vient d’accepter de soulever le voile…. Les dossiers de restructurations pourront dorénavant comporter les conséquences sur l’ensemble des activités et des emplois, SG ou non. Comme quoi, la lutte contre la précarité, la CGT la pratique pendant que d’autres en parle… beaucoup. Cette avancée montre que les droits existent et que ça vaut la peine de les faire respecter…
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BUSH OU MAO ?
On n’y croyait plus, mais tout arrive… devant la commission économique du Comité Central d’Entreprise, Alain Launay, chargé à la direction du réseau de 4D, l’a dit crûment : « c’est fini de fourguer des produits aux clients coûte que coûte » ! Depuis le temps que nous mettons la direction en garde contre les risques que cette politique nous faisait courir, saluons la prise de conscience. Il s’agira désormais de proposer des produits adaptés aux besoins de notre client… ce qui semble pour le moins un minimum. Le représentant du réseau a néanmoins tenu à souligner que cela prendrait un certain temps. Il s’agirait pour le réseau d’une véritable « révolution culturelle » consistant à substituer « des frappes chirurgicales » au « tapis de bombes » des campagnes et challenges qui sont encore courants aujourd’hui. Comme quoi le petit livre rouge aurait un rapport avec la stratégie militaire. Entre Bush et Mao, le vocabulaire d’Alain Launay hésite… Qu’il permette aux soixante huitards de lui rappeler qu’il énonce là une doctrine simple : un service marchand ne vaut que s’il répond à un besoin ! Limite marxiste…
A LA PETITE SEMAINE
De son côté, la commission formation du Comité Central rencontrait Jean Reine, directeur de la formation. La CGT lui a demandé de s’expliquer sur ses prises de positions exprimées dans une interview de la revue Banque de Novembre. Il y a de quoi s’interroger en effet. Alors qu’un accord interprofessionnel vient d’être signé, le patron de notre formation proclame des opinions rigoureusement contradictoires avec les principes établis par cet accord. Selon lui, la formation doit être réactive, c’est-à-dire courte et ciblée sur les besoins identifiés. Aucun intérêt si on l’en croit, à capitaliser des formations longues sur la durée de la carrière professionnelle. L’heure serait au passage à un « système sophistiqué d’offres spécifiques »… « un sujet précis » pour « une ½ journée, voire 1 heure ou deux » ! Et il en rajoute même : « je me demande si cela fait sens de savoir que telle personne a suivi un stage il y a 20 ou 25 ans »…C’est vrai ! Cela sert à quoi d’avoir été polytechnicien, il y a 30 ans ? Interpellé, Jean Reine a répondu benoîtement, l’interview a été réalisée en juin 2003 et seulement publiée en novembre, après la signature de l’accord ! Reconnaissant implicitement que sa profession de foi était contradictoire avec. Posons la question : s’il a dit vrai en juin, comment pourra-t-il mettre en œuvre des principes auxquels il ne croit pas ?
NOTES ANNUELLES
En cette période de notes professionnelles, il est bon de rappeler que les agents ont des droits qui doivent être respectés. En premier lieu la CGT a obtenu qu’une instruction de la DRH rappelle aux hiérarchies que les entretiens individuels doivent précéder la rédaction des notes professionnelles. De plus, la convention collective précise que cet entretien doit permettre au salarié d’exprimer ses besoins de formation et ses attentes en matière d’évolution professionnelle. Enfin l’article 36 prévoit que le salarié dispose d’un délai minimum de 48 heures après communication des notes écrites pour les viser et inscrire ses observations
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ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE
Chacun connaît maintenant la conclusion de la négociation salariale de branche, il va donc falloir attendre la négociation d’entreprise dont la date n’est pas encore fixée. Mais la négociation annuelle obligatoire ne porte pas seulement sur la question des salaires, elle inclut aussi celle de l’égalité professionnelle. Les statistiques de la profession dressent un constat affligeant même si on constate une évolution dans le bon sens. En gros, l’amélioration n’est due qu’à l’embauche majoritairement féminine dans certaines catégories, notamment dans les agences… mais la situation se dégrade rapidement avec l’ancienneté montrant que la maternité continue d’être un puissant frein au déroulement de carrière pour les femmes. La CGT a demandé à l’AFB de prendre des mesures concrètes qui aillent au-delà du constat, notamment pour la prise en compte de la maternité. Elle a également proposé de s’appuyer sur le nouveau droit individuel à la formation pour ouvrir aux femmes l’accès aux postes à responsabilités. Nous savons que l’actuelle formation professionnelle est discriminatoire à cause du pouvoir de l’employeur et de la hiérarchie d’en refuser l’accès… Ce ne sera pas le cas du nouveau droit institué par le récent accord interprofessionnel, et son objet donne notamment accès à des actions de promotions. Mais dans ce domaine, l’AFB joue la montre, et la négociation n’a débouché que sur la création d’un groupe de travail pour 2004. Ce groupe aura tout de même pour mission d’élaborer des propositions concrètes, qu’il faudra beaucoup de détermination pour y parvenir.
UN HOMME AVERTI
Dans la bagarre de plusieurs mois sur la question de l’ouverture d’agences avec un seul agent présent, nous avons vécu un nouvel épisode le 17 avec une réunion de « concertation négociée » (sic) entre le directeur du réseau, Jean-Jacques Ogier et les représentants syndicaux. On a failli rigoler, si la chose n’était sérieuse, lorsque le responsable de la sécurité nous a expliqué que nos craintes avaient été prises en compte « Pour éviter qu’un agent ne se sente seul, nous avons imaginé qu’il puisse maintenir un dialogue avec le CRA (centre d’alarmes) » ! Il n’empêche, les documents remis, qui feront l’objet de la consultation du CCE, organisent la gestion du travail avec un seul agent dans de nombreux cas. Ces textes permettent de constituer tel ensemble de guichets avec un seul agent et renforcés par un second temporairement sur une courte période, une matinée de marché par exemple. Telle n’est pas notre intention a protesté J.J. Ogier : il s’agirait de ne gérer que les absences inopinées, « cela se compte en heures » et préciser « le caractère très marginal » de l’ouverture de guichets conçus pour une seule personne… une profession de foi contredite par des documents qu’il a promis de modifier pour les mettre en conformité avec ces principes avant la consultation finale du CCE en décembre. Un homme averti en valant deux, nous avons prévenu le directeur du réseau : si ce n’est pas clair, les syndicats feront une déclaration commune solennelle pour appeler les salariés à refuser de travailler seul et, si un drame survient, ils considéreront que Daniel Bouton et Jean-Jacques Ogier seront personnellement et pénalement responsables.
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PRESSE-PURÉE
L’aboutissement de la négociation sur les retraites complémentaires ARRCO - AGIRC peut malheureusement permettre au MEDEF d’afficher sa satisfaction. Dès potron-minet, Guillaume Sarkhozy annonçait que le patronat se contenterait de contribuer à l’effort par une hausse des cotisations réduite de 0,1%, ce qu’il appelle « un signal faible »…et qu’un négociateur syndical qualifie de « signal fort » pour mieux justifier son renoncement ! Certes, la négociation a permis d’enfin faire admettre au patronat la pérennisation du droit à la retraite à 60 ans, mais dans quelles conditions ? Rappelons que cette réforme s’ajoute à celle de la loi Fillon portant sur la pension vieillesse qui va considérablement réduire les pensions dans les années à venir. Le cumul de ces réductions va conduire à ce que progressivement, cette orientation aboutisse en 2020 à une amputation de 25% de la pension. A ce moment-là, les ouvriers et techniciens partiront avec une pension globale représentant environ 55% de leur dernier salaire et les cadres avec 40% ! C’est ce qu’on appelle dans le jargon technique le taux de remplacement… Comment est-ce possible. Très simplement et de manière tout à fait opaque, voire invisible pour le pékin lambda. Il suffit de jouer sur la valeur du point de retraite, qui coûtera plus cher. Ainsi, pour un même salaire chaque année, le nombre de points qui vous sera attribué diminuera, et vous ne vous en apercevrez qu’au moment de votre départ. La chose se faisant sur une longue période, le patronat et les signataires font exactement ce qu’ils prétendaient ne pas vouloir faire : faire supporter aux jeunes générations le poids maximal de l’effort… Il faut dire que les moins de quarante ans ne se bousculent dans les délégations qui négocient au MEDEF ! D’aucuns diront encore pour leur défense que nous avons la critique facile ; mais nous leur répondrons que sur les 2 régimes, seul l’AGIRC est déficitaire, et qu’en harmonisant les cotisations sous plafond, comme nous le proposions, cela aurait procuré 1,6 milliards de ressources et stabilisé la retraites des cadres. Clairement, cette négociation aboutit à transférer cette charge sur les salariés, elle devrait permettre d’économiser 2 milliards sur les droits. Alors le signal fortement faible est net : c’est une capitulation sans même avoir tenté de résister.
JE LE CROIS PAS
Il n’y a pas grand monde pour croire que travailler le lundi de pentecôte servira pour de vrai à aider les personnes âgées, d’autant que cela arrive après la réduction des moyens qui leur sont consacrés et concomitamment avec la réduction des moyens affectés à la politique de la santé… mais bon, demander au patronat de verser 0,3% à la bonne cause, ça se discute même si on se doute que ce sont les salariés qui paieront l’addition au final ! Autre chose est de les faire travailler une journée de plus, et nous avons bien l’intention de tout faire pour les en empêcher. Nous attendons donc les textes de pied ferme, car pour l’instant, il n’existe concrètement que des déclarations d’intentions à effet médiatique. Sauf donc si ces textes remettaient notre accord RTT en cause, celui-ci compense automatiquement un jour férié de moins par un jour RTT de plus, et nous n’avons nulle intention d’abandonner cette règle…
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