MINABLE La seconde réunion de négociation salariale s’est donc déroulée le 21 janvier…. Les réponses de Philippe PERAIN, directeur des relations sociales aux revendications syndicales ont rapidement réchauffé l’ambiance ! Rejet de toutes les demandes hormis une réévaluation de la prime diplôme. La discussion sur cette première partie de la réunion à été l’objet d’un « vif «échange » à propos des minima, de la GSI et des jours de carences, au cours duquel il est ressorti la volonté manifeste de la direction de revenir sur le compromis signé en juillet 2000 dans l’accord social, volonté qui vise essentiellement à faire disparaître l’impact de toute garantie collective dans la politique salariale. Concernant les minima par exemple, leur absence de revalorisation depuis Juillet 2000 leur fait perdre maintenant l’essentiel de leur effet ! Philippe PERAIN était donc déjà sous pression quand il a annoncé les mesures salariales qui étaient censées nous éblouir! …Connues de tous aujourd’hui, les premières réactions qui nous sont parvenues n’en sont pas moins vives et confirment ce que la CGT déclarait à la direction : ces propositions sont d’un niveau tellement faible qu’elles ne sont même pas discutables. Il faut préciser que ces mesures ne s’appliqueraient qu’à ceux qui ont au moins 18 mois d’ancienneté au 1er janvier ! On notera pour la bonne bouche que le motif de cette exclusion est que les nouveaux embauchés bénéficient déjà d’un réexamen de leur situation après 18 mois…selon notre directeur des relations sociales ! Il faudra d’ici la prochaine…
  FIFO ou LIFO Simplification, modernisation… après avoir mis le code de la sécurité sociale sur le grill, MEDEF et gouvernement  s’en prennent au Code du Travail. La remise d’un rapport au Ministère du Travail est abondamment commentée, notamment à propos de la création d’un CDD « longue durée »… mais il n’y a pas que lui, car se déroulent en parallèle des négociations au MEDEF portant sur d’autres projets tout aussi dangereux comme la simplification des procédures de licenciements économiques. En fait ces simplifications ne sont que de vieilles revendications patronales dont nous sommes instruits depuis longtemps dans la profession et à la Société Générale même. Ainsi en est-il du contrat de mission, qui peut aussi s’appeler de projet ou de chantier. Le patronat bancaire a plusieurs fois, sans succès, tenté d’obtenir un accord des syndicats de la branche pour le faire passer, la dernière tentative remonte à 3 ans, l’AFB avait essayé de l’inclure dans la nouvelle convention collective. On comprend cependant tout l’intérêt du patronat pour ce type de CDD au vu de la manière dont sont traités les nombreux salariés qui en sont victimes encore aujourd’hui dans des secteurs comme ITEC. Il a fallu toute l’opiniâtreté de la CGT pour réduire un peu les abus, engager des procédures prud’homales pour commencer à améliorer la situation et obliger la direction à discuter avec nous des problèmes de ces salariés littéralement exploités par des négriers des temps modernes. Il est clair que la simplification envisagée légaliserait cette pratique…
NEGOCIATIONS SALARIALES Comme prévu, la première réunion qui s’est déroulée le 9 janvier, a satisfait à l’exercice traditionnel d’examen des statistiques fournies par la direction et par le dépôt des revendications syndicales. Ce fut donc l’occasion pour la CGT de développer le tableau que nous avions dépeint dans nos précédentes Infos. Et malgré un brevet d’autosatisfaction du statisticien maison Jean-Pierre MICHEL, la direction a bien dû reconnaître que sans augmentation individuelle ou promotion, le pouvoir d’achat du salaire de base a diminué…Ce qui fut le cas en 2003 pour 19 313 salariés, soit 56,5% de l’effectif ! Si l’on y ajoute l’influence de la répartition des rémunérations variables, dont sont exclus d’office près de 12% des salariés chaque année,…la situation devient sulfureuse ! D’autant plus que nous avons connu l’an dernier, l’un des plus mauvais accord depuis des années. L’enveloppe globale de cet accord est estimée par la direction à environ 17,4 millions d’euros… à rapprocher des 40,1 millions d’euros de part variable et des 280 millions de bonus distribués la même année! Après cette confrontation, chaque syndicat a donc exposé ses revendications. Pour l’essentiel, elles sont de 2 types. Pour la CGT, la CFDT et FO, une augmentation du salaire de base identique pour tous (entre 850 et 650 euros) apporterait un correctif aux dérives constatées. Côté SNB et CFTC, la revendication est par contre basée sur une augmentation hiérarchisée de 3% du salaire…soit une accentuation de ce que nous dénonçons car plus le salaire est élevé, plus la…
COMPTES DE NOEL C’est le 9 janvier que doivent s’ouvrir les négociations salariales 2004….Mais ce n’est pas parce qu’une négo s’ouvre que le résultat est obligatoirement satisfaisant. Celle de l’an dernier l’a encore prouvé. Expédiée en trois petits tours, elle s’était soldée par un accord signé par le seul SNB sur une prime hiérarchisée et 0,7% (si le revenu annuel global brut était inférieur à 24.000 euros). C’est donc en attendant cette réunion que la direction a transmis aux organisations syndicales les statistiques sur les salaires 2003. Pas de trêve de Noël donc, car l’analyse ne fait que confirmer ce que nous avions pu dénoncer l’an dernier et que l’accord n’a pas corrigé … Un système salarial individualisé dans lequel le gouffre entre bas et hauts salaires grandit année après année. L’écart entre la moyenne la plus basse ( hommes – niveau B ) et la moyenne la plus haute ( femmes – niveau K ) ne cesse de croître. Les derniers accords n’ont servi en fait qu’à distribuer une enveloppe décidée en haut lieu. Ainsi, en 2002, l’enveloppe destinée à l’accord représentait 28,2 millions d’euros (pour deux ans) alors que pour la seule année 2001, la direction venait de distribuer 172 millions d’euros de bonus et 38 millions d’euros de complément variable à la tête du client ! L’enveloppe 2003 devrait se situer sous les 30 millions d’euros alors que 40 millions d’euros ont été distribués en compléments variables (hors bonus)…dont près de 3.000 salariés restent exclus ! Mais…
PAQUET  CADEAU Il semble malheureusement qu’en     matière sociale, l’année 2004 se profile sous de bien mauvais auspices… Il     y a eu la réforme des retraites dont on commence seulement à mesurer les conséquences,     particulièrement pour ceux qui croyaient à la possibilité de partir plus tôt     après une carrière longue…la direction de la Générale a même publié une note     le 11 décembre et met en place un SVP retraite, elle aurait mieux fait de     mettre en place un Sauvez Nos Retraites ! Vous pouvez toujours appeler,     ils vous expliqueront pourquoi vous n’avez pas droit de partir. Il y a aussi     la loi actuellement en débat au parlement sur le dialogue social… il était     question de lui redonner de la dynamique en modifiant  les règles de représentativité,     par exemple en interdisant au patronat de continuer à signer des accords avec     1 seul syndicat minoritaire. On est arrivé en fait au quasi maintien des règles     déjà existantes mais avec un lapin glissé dans le chapeau, la possibilité     de signer dans les entreprises des accords plus défavorables que la loi ou     la convention collective… une vieille revendication du MEDEF qui plaide depuis     longtemps pour la liquidation de la hiérarchie des normes. Pour s’assurer     de l’efficacité de la méthode, le MEDEF a aussi obtenu de son ministre la     possibilité de faire signer les accords d’entreprise par les comités d’entreprise     ou les délégués du personnel, un must dans les PME où le patron fait les listes     de candidats « indépendants » lui-même ! Bien sûr, les salariés     des grandes entreprises comme…

CALENDRIER 2004

A défaut de vous offrir un calendrier 2004 aux couleurs de la CGT, nous avons quelques dates fort attendues à vous donner. D’abord, la négociation salariale annuelle va démarrer le 9 janvier et la dernière réunion est prévue le 9 février… Compte-tenu des délais de fabrication de la paye, les résultats de cette négociation interviendront au plus tôt fin février. Autre sujet attendu, la négociation sur l’évolution du CET et sur le temps partiel, début mi-janvier, fin prévue mi-mars.

SARKO SIMPLE FLIC

Effrayé sans doute de la volonté des banques d’ouvrir des agences avec une seule personne présente, Nicolas Sarkozy a conclu une convention de sécurité avec la Fédération Bancaire Française. Elle dresse « les principes d’une large coopération entre les 2 maisons »… Le paysage bancaire va changer. Désormais, Nicolas garantit donc la présence d’au moins deux personnes dans chaque agence bancaire, un conseiller de clientèle et un flic ! Vous ne le croyez pas ? … Vous avez raison. Au moment en effet où toutes les organisations syndicales de la Société Générale s’apprêtent à mettre solennellement en garde la direction du réseau au CCE du 16 décembre, la publicité sur cette fameuse convention tombe à pic pour les banquiers. Las, son contenu se limite à la transmission d’informations, à faire des statistiques et des groupes de travail… du vent !

LE PSC AU STADE DE FRANCE

La question du choix de l’emplacement du PSC Ile de France Nord est venue à l’ordre du jour de la commission de suivi 4D à la demande de la CGT. Premier épisode, la direction assure pendant les négociations et la consultation du CCE que pour le PSC, elle cherche des locaux « entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est ». Le directeur du réseau répond ainsi à l’inquiétude d’un représentant du personnel d’Amiens : « il ne faudrait pas ajouter le métro au train pour ceux qui vont suivre leur poste ». Novembre 2003, deuxième épisode, le comité d’établissement de Saint Denis discute de l’emplacement du PSC… des rumeurs parlent d’un immeuble proche du stade de France en pleine zone « les borromées »… une consultation du personnel est organisée : sur 46 personnes, 3 sont d’accords pour s’y rendre. Troisième épisode,  Mrs Burlot et Brockmann répondent à la CGT en commission de suivi : « St Denis n’est qu’à une station de la Gare du Nord » et lâchent, d’ailleurs le bail est déjà signé ! Fermez le ban …coût minimum, 45 minutes de transport supplémentaires par jour depuis la gare de Saint Denis ! Voilà qui va donner du grain à moudre supplémentaire à la discussion du comité central d’entreprise du 16 décembre prochain. Pas question d’accepter ces méthodes expéditives du même tonneau que la foireuse opération de Saint Ouen, où l’immeuble entier a fait l’objet d’un bail qui a dû être piteusement résilié à grand frais. La moindre des choses lorsqu’on choisit un lieu de travail pour des gens que l’on contraint de se déplacer, c’est de les consulter avant de signer, la direction ferait bien de s’en souvenir.

 

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C’EST TOUJOURS NOËL AU CRCM

La CGT a demandé à la direction de rediscuter de l’horaire d’arrêt du travail dans les CRCM le 24 et le 31 décembre. Consciente que le nombre d’appels allait chuter significativement les 2 soirs de réveillons, la direction du réseau a prévu de stopper les réponses à 17 heures… sage décision, mais que faire de l’équipe qui termine son service à 22 heures tous les soirs ? Dans leur grande générosité, les patrons de DIST/CAD ont autorisé les téléconseillers à poser une ½ journée de RTT ou de congé annuel, et comme il en manque encore un peu, ils devront malgré tout rester jusqu’à 17h30 ! Quant à ceux qui n’auraient plus de congés, il faudra jouer à la belote jusqu’à 22 heures pendant que leur famille et leurs copains fêteront Noël et le Jour de l’An !!! Naturellement, les patrons en question auront pendant ce temps ingurgité huîtres et foie gras (voire caviar). On notera au passage que les directeurs locaux des CRCM n’ont pas voix au chapitre. La CGT, présente sur les CRCM, a la ferme intention de ne pas laisser le Père Noël zapper le CRCM…

4D, LES NOUVELLES DU FRONT

La prochaine commission de suivi se tiendra le 8 décembre tandis que la consultation du CCE sur les opérations 2004 est prévue pour la séance du 16. Alors que les premiers pôles administratifs, les PSC, et les CRCM montent en charge, les difficultés s’accumulent, contredisant le discours rassurant de la direction du réseau. Comme d’habitude cette dernière prétend que tout va pour le mieux, sauf que l’on constate son incapacité d’unifier et de codifier les procédures dans les PSC par exemple, alors que vont se multiplier les opérations en 2004. Même improvisation dans les CRCM , la charge des appels
grimpe sans que les moyens suivent et soient

adaptés, les appels se succèdent sur le poste du téléconseiller sans interruption. Et que dire de la désinvolture vis à vis de l’allongement prévisible des temps de transports en région parisienne, plus de 20 salariés de Meaux qui auraient entre 1h30 et 3 heures de temps de transport supplémentaire jusqu’à Paris ! La commission de suivi ne va pas chômer, d’autant que les motifs de conflit pourraient bien se multiplier, comme à propos de la fermeture des plates-formes télémarketing…

ZERO BLABLA

Depuis plusieurs années, la CGT ferraille aussi pour les sous traitants… Notamment dans les services centraux parisiens où un salarié sur quatre, n’a pas le statut SG, ni celui de la convention collective AFB. Présentée comme une variable économique majeure, il n’empêche que la sous traitance se traduit souvent comme une zone de non droit insupportable dont on peut quand même douter de l’intérêt économique. Le sous traitant devant être redevable à tous du salaire qu’il touche…alors qu’il est facturé 5 ou 6 fois plus à la SG. Tout ça tourne rond quand l’omerta règne et qu’il n’y a pas de regards extérieurs…ainsi, les restructurations perpétuelles présentées au CE entraient jusqu’à maintenant dans ce « voile pudique ». Mais c’est par une réponse à un courrier de la CGT, que la direction vient d’accepter de soulever le voile…. Les dossiers de restructurations pourront dorénavant comporter les conséquences sur l’ensemble des activités et des emplois, SG ou non. Comme quoi, la lutte contre la précarité, la CGT la pratique pendant que d’autres en parle… beaucoup. Cette avancée montre que les droits existent et que ça vaut la peine de les faire respecter…

 

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BUSH OU  MAO ?

On n’y croyait plus, mais tout  arrive… devant la commission économique du Comité Central d’Entreprise, Alain Launay, chargé à la direction du réseau de 4D, l’a dit crûment : « c’est  fini de fourguer des produits aux clients coûte que coûte » ! Depuis le temps que nous mettons la direction en garde contre les risques que cette politique nous faisait courir, saluons la prise de conscience. Il s’agira  désormais de proposer des produits adaptés aux besoins de notre client… ce qui semble pour le moins un minimum. Le représentant du réseau a néanmoins tenu à souligner que cela prendrait un certain temps. Il s’agirait pour le réseau d’une véritable « révolution culturelle » consistant à substituer « des frappes chirurgicales » au « tapis de bombes » des campagnes et challenges qui sont encore courants aujourd’hui. Comme quoi le  petit livre rouge aurait un rapport avec la stratégie militaire. Entre Bush et Mao, le vocabulaire d’Alain Launay hésite… Qu’il permette aux soixante huitards de lui rappeler qu’il énonce là une doctrine simple : un service marchand ne vaut que s’il répond à un besoin ! Limite marxiste…

A LA PETITE  SEMAINE

De son côté, la commission formation du Comité Central rencontrait Jean Reine, directeur de la formation. La CGT lui a demandé de s’expliquer sur ses prises de positions exprimées dans une interview de la revue Banque de Novembre. Il y a de quoi s’interroger en effet.   Alors qu’un accord interprofessionnel vient d’être signé, le patron de notre formation proclame des opinions rigoureusement contradictoires avec les principes  établis par cet accord. Selon lui, la formation doit être réactive, c’est-à-dire courte et ciblée sur les besoins identifiés. Aucun intérêt si on l’en croit, à capitaliser des formations longues sur la durée de la carrière professionnelle. L’heure serait au passage à un « système sophistiqué d’offres spécifiques »… « un sujet précis » pour « une ½ journée, voire 1 heure ou deux » ! Et il en rajoute même : « je me demande si cela fait sens de savoir que telle personne  a suivi un stage il y a 20 ou 25 ans »…C’est vrai ! Cela sert à quoi d’avoir été polytechnicien, il y a 30 ans ? Interpellé, Jean Reine a répondu benoîtement, l’interview a été réalisée en juin 2003 et seulement     publiée en novembre, après la signature de l’accord ! Reconnaissant implicitement  que sa profession de foi était contradictoire avec. Posons la question : s’il a dit vrai en juin, comment pourra-t-il mettre en œuvre des principes auxquels il ne croit pas ?

NOTES  ANNUELLES

En cette période de notes professionnelles, il est bon de rappeler que les agents ont des droits  qui doivent être respectés. En premier lieu la CGT a obtenu qu’une instruction de la DRH rappelle aux hiérarchies que les entretiens individuels doivent précéder la rédaction des notes professionnelles. De plus, la convention collective  précise que cet entretien doit permettre au salarié d’exprimer ses besoins de formation et ses attentes en matière d’évolution professionnelle. Enfin  l’article 36 prévoit que le salarié dispose d’un délai minimum de 48 heures après communication des notes écrites pour les viser et inscrire ses observations

 

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ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

Chacun connaît     maintenant la conclusion de la négociation salariale de branche, il va donc     falloir attendre la négociation d’entreprise dont la date n’est pas encore     fixée. Mais la négociation annuelle obligatoire ne porte pas seulement sur     la question des salaires, elle inclut aussi celle de l’égalité professionnelle.     Les statistiques de la profession dressent un constat affligeant même si on     constate une évolution dans le bon sens. En gros, l’amélioration n’est due     qu’à l’embauche majoritairement féminine dans certaines catégories, notamment     dans les agences… mais la situation se dégrade rapidement avec l’ancienneté     montrant que la maternité continue d’être un puissant frein au déroulement     de carrière pour les femmes. La CGT a demandé à l’AFB de prendre des mesures     concrètes qui aillent au-delà du constat, notamment pour la prise en compte     de la maternité. Elle a également proposé de s’appuyer sur le nouveau droit     individuel à la formation pour ouvrir aux femmes l’accès aux postes à responsabilités.     Nous savons que l’actuelle formation professionnelle est discriminatoire à     cause du pouvoir de l’employeur et de la hiérarchie d’en refuser l’accès…      Ce ne sera pas le cas du nouveau droit institué par le récent accord interprofessionnel,     et son objet donne notamment accès à des actions de promotions. Mais dans     ce domaine, l’AFB joue la montre, et la négociation n’a débouché que sur la     création d’un groupe de travail pour 2004. Ce groupe aura tout de même pour     mission d’élaborer des propositions concrètes, qu’il faudra beaucoup de détermination     pour y parvenir.

UN HOMME  AVERTI

Dans la bagarre     de plusieurs mois sur la question de l’ouverture d’agences avec un seul agent     présent, nous avons vécu un nouvel épisode le 17 avec une réunion de « concertation     négociée » (sic) entre le directeur du réseau, Jean-Jacques Ogier et     les représentants syndicaux. On a failli rigoler, si la chose n’était sérieuse,     lorsque le responsable de la sécurité nous a expliqué que nos craintes avaient     été prises en compte « Pour éviter qu’un agent ne se sente seul, nous     avons imaginé qu’il puisse maintenir un dialogue avec le CRA (centre d’alarmes) » !      Il n’empêche, les documents remis, qui feront l’objet de la consultation du     CCE, organisent la gestion du travail avec un seul agent dans de nombreux     cas. Ces textes permettent de constituer tel ensemble de guichets avec un     seul agent et renforcés par un second temporairement sur une courte période,     une matinée de marché par exemple. Telle n’est pas notre intention a protesté     J.J. Ogier : il s’agirait de ne gérer que les absences inopinées, « cela     se compte en heures » et préciser « le caractère très marginal »      de l’ouverture de guichets conçus pour une seule personne… une profession     de foi contredite par des documents qu’il a promis de modifier pour les mettre     en conformité avec ces principes avant la consultation finale du CCE en décembre.     Un homme averti en valant deux, nous avons prévenu le directeur du réseau :     si ce n’est pas clair, les syndicats feront une déclaration commune solennelle     pour appeler les salariés à refuser de travailler seul et, si un drame survient,     ils considéreront que Daniel Bouton et Jean-Jacques Ogier seront personnellement     et pénalement responsables.

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PRESSE-PURÉE

L’aboutissement de la négociation     sur les retraites complémentaires ARRCO - AGIRC peut malheureusement permettre     au MEDEF d’afficher sa satisfaction. Dès potron-minet, Guillaume Sarkhozy     annonçait que le patronat se contenterait de contribuer à l’effort par une     hausse des cotisations réduite de 0,1%, ce qu’il appelle « un signal     faible »…et qu’un négociateur syndical qualifie de « signal fort »      pour mieux justifier son renoncement ! Certes, la négociation a permis     d’enfin faire admettre au patronat la pérennisation du droit à la retraite     à 60 ans, mais dans quelles conditions ? Rappelons que cette réforme     s’ajoute à celle de la loi Fillon portant sur la pension vieillesse qui va     considérablement réduire les pensions dans les années à venir. Le cumul de     ces réductions va conduire à ce que progressivement, cette orientation aboutisse     en 2020 à une amputation de 25% de la pension. A ce moment-là, les ouvriers     et techniciens partiront avec une pension globale représentant environ 55%     de leur dernier salaire et les cadres avec 40% ! C’est ce qu’on appelle     dans le jargon technique le taux de remplacement… Comment est-ce possible.     Très simplement et de manière tout à fait opaque, voire invisible pour le     pékin lambda. Il suffit de jouer sur la valeur du point de retraite, qui coûtera     plus cher. Ainsi, pour un même salaire chaque année, le nombre de points qui     vous sera attribué diminuera, et vous ne vous en apercevrez qu’au moment de     votre départ. La chose se faisant sur une longue période, le patronat et les     signataires font exactement ce qu’ils prétendaient ne pas vouloir faire :     faire supporter aux jeunes générations le poids maximal de l’effort… Il faut     dire que les moins de quarante ans ne se bousculent dans les délégations qui     négocient au MEDEF ! D’aucuns diront encore pour leur défense que nous     avons la critique facile ; mais nous leur répondrons que sur les 2 régimes,     seul l’AGIRC est déficitaire, et qu’en harmonisant les cotisations sous plafond,     comme  nous le proposions, cela aurait procuré 1,6 milliards de ressources     et stabilisé la retraites des cadres. Clairement, cette négociation aboutit     à transférer cette charge sur les salariés, elle devrait permettre d’économiser     2 milliards sur les droits. Alors le signal fortement faible est net :     c’est une capitulation sans même avoir tenté de résister.

JE LE CROIS PAS

Il n’y a pas grand monde pour     croire que travailler le lundi de pentecôte servira pour de vrai à aider les     personnes âgées, d’autant que cela arrive après la réduction des moyens qui     leur sont consacrés et concomitamment avec la réduction des moyens affectés     à la politique de la santé… mais bon, demander au patronat de verser 0,3%     à la bonne cause, ça se discute même si on se doute que ce sont les salariés     qui paieront l’addition au final ! Autre chose est de les faire travailler     une journée de plus, et nous avons bien l’intention de tout faire pour les     en empêcher. Nous attendons donc les textes de pied ferme, car pour l’instant,     il n’existe concrètement que des déclarations d’intentions à effet médiatique.     Sauf donc si ces textes remettaient notre accord RTT en cause, celui-ci compense     automatiquement un jour férié de moins par un jour RTT de plus, et nous n’avons     nulle intention d’abandonner cette règle…

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SĖCURITĖ DANS LES AGENCES Le sujet n’est pas nouveau…devant la levée de boucliers face au projet de la direction du réseau de multiplier les ouvertures d’agences avec une seule personne présente, la DRH avait demandé en juillet 2003 aux responsables du projet de venir s’expliquer en direct devant les syndicats. Mais cette fois-ci, c’est le juge qui impose à la Société Générale d’ouvrir rapidement des négociations sur ce qui n’était au début qu’une concertation sur les adaptations « aux nouvelles conditions d’exploitations » et que la direction du réseau a cherché à faire passer en force au CCE d’octobre. La réunion du 19 novembre avec d’un côté, la direction du réseau, la DRH et de l’autre côté, les organisations syndicales, sera donc un nouvel épisode important…En effet, économiquement très contestable, multiplier ce type d’ouverture ferait courir un grand risque pour le personnel concerné. C’est pourquoi, l’ensemble des organisations syndicales a toujours exigé que la « loi » en vigueur à la Société Générale continue d’être respectée : pas moins de 2 salariés présents dans chaque agence. La CGT a aussi prévenu à maintes reprises qu’en cas de mise en place, elle ferait monter la pression en utilisant le droit de retrait d’un danger grave et imminent. Et qu’en cas de pépin, les responsables du projet iraient s’expliquer au tribunal correctionnel…Il reste plusieurs épisodes avant d’en arriver là, et celui du 19 novembre devrait permettre à la direction du réseau de revoir sa copie… T’AS SIGNĖ LA PĖTITION ? Alors que…
CHINOISERIES C’est devenu une  habitude, lorsque Daniel Bouton participe à une réunion du CCE, il ne peut s’empêcher de se livrer à un numéro de provocateur né. Cette fois-ci, les élus ont eu une chinoiserie de la part du président. Il est passé à Pékin  il y a une quinzaine, et d’ailleurs il vous recommande chaudement d’y aller vous aussi, si vous en avez l’occasion… et les moyens ajouterons-nous ! Il y fut « absolument impressionné par le redémarrage de ce pays »   tandis que « les vieux pays d’Europe » sont à la traîne du tandem USA – Chine. Source de ce hiatus, « leur extraordinaire flexibilité »,  et cause de notre retard, « nos rigidités »… comprendre retraites, 35 heures, santé. A tel point que notre président désespère en entrant dans  une pharmacie car il doit régler l’addition avec « une lettre de change que ses enfants devront payer dans 15 ou 20 ans » !!! Premièrement, on a du mal à croire que c’est lui qui va faire les courses, deuxièmement,  ce n’est pas avec une lettre de change qu’il paye, mais avec notre mutuelle ;  à laquelle il verse, en tant que salarié, la même cotisation qu’un niveau  A au minimum conventionnel, et pour laquelle, en tant qu’employeur, il fait stagner la subvention patronale depuis des années… il y a des fois où il ferait mieux de réfléchir avant de parler ! Mais, un peu blasés, les élus du  CCE sont restés de marbre devant les chinoiseries présidentielles, l’essentiel était ailleurs. Cette séance a mis à mal la direction du réseau qui a dû accepter  le report de deux dossiers sensibles, celui du regroupement des…
POT DE BÂLE La commission paritaire de la banque se réunissait le 20 octobre avec à l’ordre du jour la négociation annuelle obligatoire sur les salaires de la branche. La statistique 2002 la plus significative porte sur la progression généralisée de 25% des « rémunérations variables » dans la profession. Elles représentent désormais 12,5% des salaires de base. Nous avons mis en garde l’AFB à ce propos, car nous ne pouvons pas laisser mettre en œuvre une politique salariale qui permette en réalité de faire varier le salaire à la baisse. Le président de la commission, Olivier De Massy a dû accepter le principe d’une réflexion portant sur les principes de la politique salariale, notre exigence portant notamment sur la fixation de critères de référence pour ce type de rémunérations et sur la fixation d’un plafond. Après que nous ayons satisfait à l’exercice obligé qui consiste à faire des « propositions » que la délégation patronale note poliment, De Massy s’est engagé dans un long discours dont la conclusion était attendue comme le loup blanc. « La maîtrise du coût du travail à l’origine des bons résultats 2002 risque d’être remise en cause par de nombreux problèmes »… Parmi un véritable inventaire à la Prévert, nous avons pu noter : les discussions de Bâle 2, la rémunération des comptes à vue, l’arrivée de la Poste, etc … Bien entendu ne figuraient pas dans l’inventaire, la baisse des taux directeurs et de l’épargne réglementée, la baisse des cotisations patronales à l’UNEDIC…
35 HEURES Hasard du calendrier  sûrement, la commission de suivi de l’accord RTT de la Société Générale s’est réunie le 15 octobre, deux jours après une interview de Daniel BOUTON dans les Echos. A la question : « croyez-vous qu’il soit possible de  revenir sur les 35 heures dans la banque ? », ce dernier répondait  prudemment que les salariés qui voudraient travailler plus, puissent le faire, mais qu’ils le fassent réellement sur une base de volontariat ! Bien vu la prudence, car notre Président est certainement instruit des statistiques communiquées à la commission de suivi… et celles-ci démontrent que les volontaires ne se bousculeraient pas au portillon. Sur ce point, la synthèse des jours versés dans le compte épargne temps est tout à fait significative. Le cumul des années 2001, 2002 et 2003 fait apparaître que toutes les catégories de  personnel, des techniciens en régime horaire aux cadres dirigeants, en passant  par les cadres au forfait utilisent massivement leurs droits aux jours RTT et aux jours de congés annuels. Carton rouge dans les stats par secteurs à SGCIB dont la moyenne investie dans le CET est la plus forte, 6,9 jours, même si cela reste marginal au regard du nombre de jours RTT et de congés attribués  pour les 3 années… Une fois n’est pas coutume, carton vert pour le réseau,     dont la moyenne est la plus faible, 3,9 jours. Il faut aussi noter que les cadres au forfait ont bénéficié, grâce à l’accord, d’une réelle RTT. Ils sont     moins de 3000, soit un tiers d’entre eux à avoir investi 6,3 jours dans le  CET, une proportion proche…
ZERO DE CONDUITE …pour la direction du réseau qui s’est illustrée en session du comité central d’entreprise ! Tout d’abord en tentant de passer finalement en force sur le dossier épineux des ouvertures de guichets par un seul salarié. Pourtant les justifications économiques ne tiennent pas la route au vu des risques que cette direction entend faire courir aux salariés concernés (hold-up, agression clientèle, etc.). La CGT a pourtant plusieurs fois prévenu qu’en cas de mise en place, elle ferait monter la pression en utilisant le droit de retrait d’un danger grave et imminent . Et qu’en cas de pépin, elle n’hésiterait pas à traîner les responsables devant le tribunal correctionnel, y compris les plus hauts responsables – décideurs de ce dossier (Mrs Alix, Ogier, Burlot, Philippe).D’autres dossiers soumis aux membres de la commission économique montrent tout l’intérêt que porte la direction du réseau au personnel et à leurs représentants. Le regroupement des plate-formes télémarketing, pour lesquelles « rien n’était décidé » au moment de la signature de l’accord 4D et qui, 6 mois après, sont amenées à disparaître, pour être intégrées dans les Crcm…L’information sur l’activité vente des Crcm, qui d’après Launay ne change rien et donc ne nécessite pas de négociations ! Pourtant chacun connaît déjà les problèmes dus au développement de l’activité commerciale sur les Crcm. Téléconseillers et conseillers de clientèle partageant l’agenda, ils devraient partager de plus en plus leurs portefeuilles clientèle, et la direction du réseau n’y voit aucun problème…puisqu’il n’est pas question de partager…
ZERO DE CONDUITE …pour la direction du réseau qui s’est illustrée en session du comité central d’entreprise ! Tout d’abord en tentant de passer finalement en force sur le dossier épineux des ouvertures de guichets par un seul salarié. Pourtant les justifications économiques ne tiennent pas la route au vu des risques que cette direction entend faire courir aux salariés concernés (hold-up, agression clientèle, etc.). La CGT a pourtant plusieurs fois prévenu qu’en cas de mise en place, elle ferait monter la pression en utilisant le droit de retrait d’un danger grave et imminent . Et qu’en cas de pépin, elle n’hésiterait pas à traîner les responsables devant le tribunal correctionnel, y compris les plus hauts responsables – décideurs de ce dossier (Mrs Alix, Ogier, Burlot, Philippe). D’autres dossiers soumis aux membres de la commission économique montrent tout l’intérêt que porte la direction du réseau au personnel et à leurs représentants. Le regroupement des plate-formes télémarketing, pour lesquelles « rien n’était décidé » au moment de la signature de l’accord 4D et qui, 6 mois après, sont amenées à disparaître, pour être intégrées dans les Crcm…L’information sur l’activité vente des Crcm, qui d’après Launay ne change rien et donc ne nécessite pas de négociations ! Pourtant chacun connaît déjà les problèmes dus au développement de l’activité commerciale sur les Crcm. Téléconseillers et conseillers de clientèle partageant l’agenda, ils devraient partager de plus en plus leurs portefeuilles clientèle, et la direction du réseau n’y voit aucun problème…puisqu’il n’est pas question de…
4D : PROJETS 2004 La commission économique du CCE se réunira le 8 octobre pour examiner les opérations en projet pour 4D en 2004. On y apprend la disparition des plateformes de télémarketing dont l’activité sera transférée aux CRCM. Contre toute évidence, la direction du réseau avait proclamée qu’elle étudiait la question, installant même à Lille et à Lyon un CRCM à côté de la plateforme existante. Toutes les plateformes sont touchées, notamment Rennes, Bordeaux, Strasbourg où il n’est pas prévu d’installer un CRCM. L’objectif de la direction est d’avoir bouclé l’affaire mi 2005, un calendrier bien optimiste au regard des multiples problèmes que cela va poser. C’est également en 2004 que le projet de regroupement des contentieux émerge. Une dizaine de PSC disposeraient de services de recouvrement de 20 à 60 salariés. Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Rennes, Strasbourg, Cergy, St Quentin, Val de Fontenay et Gare de Lyon. Cette logique va précisément aboutir à conforter une de nos principales critiques : éloigner le contentieux du client avec tous les risques que cela comporte … sans compter que cela en rajoutera sur les difficultés de gestion du personnel affecté à cette activité dans les agences. Il devrait opter pour suivre son activité à perpette, changer de métier vers le PSC le plus proche ou se reconvertir dans les métiers commerciaux. Fort heureusement, l’accord que nous avons signé les protège, comme d’ailleurs les téléconseillers. Reste que la logique économique de tout cela apparaît crûment lorsque Daniel BOUTON se vante dans la…
UNE HISTOIRE ORDINAIRE …tellement ordinaire que ce serait presque un cas d’école. Entrée à la Générale en 1966, elle y a passé son CAP de banque et grimpé quelques échelons jusqu’au niveau G en 94. Et la maladie l’a frappée, pas rien, le cancer. Depuis, on la considère dé-mo-ti-vée. Bon, elle a décalé plusieurs fois ses congés, elle est venue travailler le samedi pour les arrêtés de comptes… mais un manque d’implication flagrant. La preuve, des arrêts de travail pour dépression nerveuse qui se sont succédés : expression évidente de son désintérêt pour le travail. Elle a un peu plus de 50 ans, consomme beaucoup de tranquillisants et son dernier arrêt de travail dure maintenant depuis plusieurs mois. Pile poil, ce que pointe du doigt le ministre de la santé : trop de médicaments, trop d’arrêts de travail qui creusent le déficit de la sécurité sociale. Elle a même envisagé un « départ négocié »… risquant ainsi de se retrouver dans la même situation que connaissent aujourd’hui ceux qui n’ont pas cru à nos mises en garde. Signé le 20 décembre 2002 par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC (SNB), un accord a réduit, avec application rétroactive, la durée d’indemnisation du chômage. L’année 2003 a été gelée pour ne pas déclencher de réaction mais le régime sec s’applique dès le 1er janvier 2004 : 36 mois au lieu de 45 pour les plus de 50 ans, 42 au lieu de 60 pour les plus de 57. Maintenant…
TU VEUX UNE BAFFE ? Nous évoquions dans nos dernières infos l’enquête sur le stress qui devrait déboucher sur des négociations dont on attend toujours qu’elles soient fixées…il est clair qu’elles n’auront pas commencé lorsque paraîtra dans « les Echos » un dossier sur le développement d’un phénomène qui concourre pour beaucoup au stress, ce qu’il est politiquement correct d’appeler « l’incivilité »… et que nous baptisons plus trivialement les agressions de clientèle. Très en avance, la RATP organise des formations spéciales et a mis en place un dispositif de suivi. A côté de cela, les banques sont à la traîne et même renâclent. Elles ont refusé la demande des fédérations syndicales d’inclure un chapitre sur la question dans l’accord sécurité dans les agences… refus qui a contribué à ce que l’AFB ne signe qu’avec une seule fédération. Pire, la direction du réseau de la Société Générale a cru bon de saisir cet accord pour tenter de généraliser l’ouverture d’agences avec un seul agent présent sous des prétextes commerciaux. La protestation très ferme des syndicats a repoussé la tentative qui devra revenir devant le CHS du CCE… Finalement, après avoir détourné la tête, l’AFB a admis la nécessité de … procéder à une étude en 2004 ! D’ici là, les baffes et les insultes peuvent continuer si nous n’y mettons notre grain de sel. Propos alarmistes ? Rappelons que cela fait désormais plus d’un an qu’une de nos collègues travaillant dans une agence de Paris a été littéralement savatée par…
POINT DE VUE Après une rencontre entre les deux organisations, les secrétaires généraux de la fédération CGT et de la fédération CFDT, Philippe Bourgallé et Jean-Claude Branchereau ont rédigé « un point de vue » commun qu’ils ont adressé à la presse… mais pour le lire, il faudra consulter notre site internet, car ce point de vue ne semble guère intéresser la dite presse qui parle beaucoup pourtant du syndicalisme. Il faut dire que le point  de vue détonne dans l’air ambiant ! Bien sûr, le constat est partagé… et l’on sait que la fédération banque CFDT n’a pas approuvé la signature de sa confédération sur la réforme des retraites. Mais il est important que les 2 secrétaires généraux soulignent que nous souffrons de la division, de l’éclatement du paysage syndical et qu’ils appellent à franchir un pas en avant dans l’unité et le renouveau syndical… et il ne s’agit pas que de mots puisque les 5 fédérations de la profession ont convenu de se retrouver le 22 septembre. De ce point  de vue, le personnel de la Société Générale a pu mesurer dans l’histoire récente sa validité !Tant de l’efficacité de l’unité syndicale lors d’échéances sociales capitales que des dégâts de la division au travers d’accords minoritaires. Rien d’étonnant donc à lire dans un autre point de vue, publié cette fois-ci  gracieusement en juillet dans le quotidien les Echos, la requête des 6 DRH des grandes banques, dont le nôtre, au ministre du travail… afin qu’il ne touche pas aux règles qui permettent la signature d’accords par un seul syndicat ! C’EST LA RENTREE Chaude ou…
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