C’EST QUI DéDé ?… En pleine semaine de commémoration du Développement Durable (DD), le CE des Centraux à dû plancher sur 3 projets de « recours progressif » à la sous-traitance… La direction de RSRH/CIM qui présentait ces 3 restructurations nous a précisé qu’elle entendait bien que les éventuelles entreprises sous-traitantes respectent les engagements de la SG en matière de développement durable…! Soit. Mais quels sont-ils ? Quelles sont les clauses spécifiques qui s’y réfèrent dans les contrats de prestations ? Quel est donc ce questionnaire sur le sujet que la direction des Achats inclut dans les appels d’offres ?... A nos questions précises, la direction de RSRH/CIM n’a pas su répondre, la direction des achats s’est fait museler par le Président du CE, qui n’a pu que nous rappeler les grandes règles internationales (respect de l’environnement, respect du droit social, etc.)…rien qui ne puisse en réalité émouvoir les entreprises sous-traitantes. C’est ainsi que l’on risque bien de se retrouver à la SG avec des salariés aux statuts et aux rémunérations différents pour un même métier … un arrière goût de Bolkenstein. Juridiquement risquées, socialement douteuses et douloureuses, ces restructurations sont motivées par un gain financier attendu de 30%... que l’on a pas réussi à nous expliquer non plus ! Ces externalisations sont une réelle inversion de tendance, qui nécessite que l’on ne reste pas sans réagir. Ce qui est durable par contre au CE des Centraux, c’est bien la langue de bois. LES LELONGBEC L’assemblée générale des actionnaires s’est…

C’EST BALLOT…

Après le patron de la DEC de Bordeaux, c’est le responsable du personnel du PSC de la même ville, le RRO (prononcez deuzéro, comme deuzérachelle pour les DEC) qui se fait remarquer à la veille de la réunion de la commission de suivi de l’accord sur l’égalité professionnelle… serait-ce un micro climat ? L’accord stipule en effet que la situation des femmes de 45 ans « dans sa première année de mise en œuvre » et plus, ayant eu au moins un enfant doit être examinée. N’importe qui comprend que l’accord ayant été signé en juin 2005, cela concerne toutes les femmes ayant 45 ans avant juin 2006… Mais pas le RRO de Bordeaux, qui considère que ce texte signifie que seules les femmes ayant 45 ans à la date de signature de l’accord sont concernées, l’examen devant être réalisé dans un délai d’un an ! On admire la mauvaise foi et le triturage des textes, augurant mal de la sincérité du personnage et de son respect de l’obligation que lui fait la loi et l’accord d’un traitement égal des femmes et des hommes. Voilà qui confirme une nouvelle fois que la « pédagogie » n’est pas un moyen suffisant pour faire évoluer les comportements.

HIATUS

La reprise de CAIXA banque par Boursorama était à l’ordre du jour de la réunion du Comité Central d’Entreprise. Présentée à la presse comme une opération garantissant l’emploi de tous, il s’avère que Boursorama n’a pas la capacité d’ingurgiter seule la CAIXA. Au final, Boursorama ne reprend qu’une vingtaine d’agences en dur avec le personnel, le reste, 35 étant fermées ou réparties entre la Générale et le Crédit du Nord. Près de 70% de la clientèle de CAIXA seraient perdus car ce n’est pas sa reprise qui motive l’opération. Dans ces conditions le débat a bien sûr porté sur les garanties de reclassements au sein du groupe. En effet, outre le personnel du réseau CAIXA, il y a aussi celui des services centraux. Au total, sur près de 450 salariés, plus de 160 devraient être reclassés. Les ambiguïtés du texte de l’accord proposé aux représentants du personnel de la CAIXA sur la question ont provoqué le report au 2 juin de la consultation, Bernard de Talancé s’étant un peu énervé, il a précisé : « le groupe s'est engagé à reclasser tout le monde...on sera contraint de reclasser tout le monde !!! » et il a promis qu’il veillerait à ce que l’accord le précise.

FORMATION PROFESSIONNELLE

Une réunion de négociation sur la mise en œuvre de l’accord de branche relatif à la formation professionnelle s’est tenue lundi 22 mai. Pour mémoire, une série de réunions, dites de « concertation », avaient commencé le 30 novembre 2005. Il aura fallu 6 mois pour que les discussions aboutissent sur plusieurs points importants, comme les contrats de professionnalisation, le droit individuel à la formation (DIF), l’entretien professionnel annuel, qui permettra désormais au salarié d’exprimer ses souhaits de formation... La CGT avait alerté la direction dès juillet 2005, au CE des Centraux, puis au Comité Central, via la Commission Formation, sur les enjeux de la discussion. Notre volonté de mettre en place à la SG des mesures spécifiques et concrètes favorisant l’embauche de jeunes sans qualification de moins de 26 ans en situation précaire, a finalement été entendue par la direction. Une ultime réunion qui pourrait déboucher sur une signature est prévue le 14 juin.

 

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EN VERTU DES GRANDS PRINCIPES

Le SNB a refusé la proposition de la direction d'augmenter le nombre d'élus du comité d'entreprise européen de 18 à 20, ce qui aurait eu pour effet qu'un français et un tchèque supplémentaires y siègent. Son représentant a déclaré que "le comité européen est inutile, qu'on y apprend rien, qu'il est de la poudre aux yeux"... et que, "plutôt critique vis à vis des instances européennes en général", il considère que "tout ceci n'est qu'une vaste rigolade sans intérêt". Concluant qu’il allait devoir chercher 2 victimes pour y siéger au nom de son organisation, il a annoncé qu'il ne signerait rien puisqu'il ne s'agissait pas d'une réelle amélioration. Rien à voir donc avec le fait que l'élu supplémentaire représentant la France aurait été un élu de la CGT...Comme quoi les principes de diversité et d'efficacité sont à géométrie variable selon qu'il s'agit de la représentation du personnel au conseil d'administration ou au comité européen.

RETRAITE

La branche AFB a signé le 29 mars 2005 un accord avec la CGT, CFTC, FO et SNB autorisant les employeurs à mettre à la retraite les salariés âgés de 60 ans et disposant de leur retraite à taux plein. L’accord du 11 janvier 2006 entre l’AFB, la CGT, la CFTC et FO ne faisait que de prévoir les dispositions pour les salariés répondant aux conditions permettant le départ en retraite avant 60 ans au titre des « carrières longues » (une majoration de l’indemnité de départ afin de compenser, en partie, la « surcote » prévue par la loi Fillon). Or, cet accord a connu un refus d’extension qui en interdit l’application. Conséquence, les salariés ayant travaillé dès l’âge de 16 ans percevront une indemnité qui sera soumise à cotisation et impôt s’ils veulent partir avant 60 ans. Ce dont semble se féliciter la Fédération des Banques CFDT « nouvelle formule » en titrant l’ « opposition de la CFDT à payé ». Ce qui tend à entretenir une certaine confusion : Il n’y pas eu le droit d’opposition exercé, ni par la CFDT, ni par le SNB non signataires. Le refus d’extension n’est même pas motivé par le refus de signature de ces 2 organisations… mais bien, malheureusement, par la logique, revendiquée, de l’intérêt général qu’il y aurait à faire travailler les salariés âgés plus longtemps ! Au final, la volonté du pouvoir politique de fermer au fur et à mesure toutes les portes de sortie vers la retraite avant 60 ans, et ensuite avant 65 ans, se met en place. Il est regrettable qu’une organisation syndicale s’en félicite en se cachant derrière l’illusion de la « liberté de choix » des salariés. Il est piquant de noter que les dispositions relatives aux carrières longues étaient essentiellement le fruit du mythe de « la retraite à la carte » qui avait été le prétexte mis en avant par la confédération CFDT pour justifier son engagement de 2003 en faveur de la réforme Fillon.

 

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KI VEUT DU RAB ?

L’assemblée générale des actionnaires se tiendra le 30 mai. A l’occasion, une résolution devrait être votée qui augmentera le montant des jetons de présence versée aux administrateurs. Moins nombreux, ils se partageront 750 000 euros, soit une moyenne de près de 50 000 euros, en hausse d’environ 16%, ce qui représente tout de même une confortable garantie du pouvoir d’achat ! De la même façon une autre résolution devrait entériner la hausse du dividende, de 3,3 à 4,5 euros, en hausse de plus de 36%... et, cerise sur le gâteau, les habituelles résolutions sur l’attribution d’options et d’actions gratuites que le conseil d’administration attribue à ses obligés. On notera également l’arrivée au conseil d’administration de Luc Vandevelde, dans la catégorie « administrateur indépendant », dont le souvenir impérissable est né de la fermeture des magasins Marks et Spencer et du doublement de son salaire de pédégé en remerciement…Parmi les adeptes, un canard rouge participera à l’assemblée, et votera contre 8 résolutions portant sur l’affectation des résultats, la nomination des administrateurs non élus, le montant des jetons de présence, les attributions d’options et d’actions gratuites. Vous pouvez adresser vos pouvoirs à Dominique Padois, à la CGT pour vous voter dans ce sens.

A VOS MARQUES    

Chaque salarié a reçu sa propre « notification des droits » à l’intéressement, participation et Prime Villepin… C’est donc ainsi que commence l’application du nouvel accord signé notamment par la CGT l’an dernier. Vous pouvez trouver sur notre site Intranet tout ce qui s’est discuté durant cette négo (Rubrique « Document/salaires »)… C’est ainsi que vous pourrez juger que nos 3 revendications aurons pu être respectées et qu’au final, c’est bien l’ensemble du personnel qui bénéficie du nouveau dispositif que nous avons signé…avec un effort tout particulier pour ceux et celles qui pour l’instant en étaient les exclus.  Au final, la moyenne de l’intéressement passe de 1185 euros (en 2004) à 1780 euros, à laquelle se rajoute la participation devenue « obligatoire » d’environ 450 euros (au lieu de zéro)… Il faut rappeler aussi à ceux qui n’avaient jamais pu investir dans le fonds E, qu’ils peuvent bénéficier du sur-abondement des 800 premiers euros jusqu’au 29 mai pour le fonds E et jusqu’au 31 décembre par les fonds diversifiés...

 

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LONGJUMEAU…

Après ce qu’il est convenu d’appeler maintenant la victoire sur le CPE, l’annonce des attendus du jugement du Conseil des Prud’hommes de Longjumeau sur le CNE a été ressenti comme une bonne nouvelle… D’autant plus que le gouvernement s’était affolé en amont en publiant une circulaire du ministère de la Justice en date du 8 mars 2006 qui ordonnait aux procureurs généraux d’intervenir systématiquement dans les procédures prud’homales concernant le CNE et de faire appel des décisions qui mettraient en cause ce dispositif. L’intervention des parquets dans les Conseils de Prud’hommes est extrêmement rare et réservée en principe aux cas où l’ordre public est menacé. On connaît d’autre part leur faible activité en matière de répression pénale des entraves patronales au droit du travail. Pour la première fois donc, un jugement de prud’hommes constate dans ses attendus que le Contrat nouvelles embauches est contraire à la résolution 158 de l’Organisation Internationale de Travail… Qu’en conséquence le contrat dénommé à tort «nouvelles embauches » sur le fondement d’un texte non valable s’analyse en contrat à durée indéterminée de droit commun, soumis à toutes les dispositions du Code du travail…» C’est un point d’appui très important pour l’action que nous menons contre la précarité.

SUIVI 4D

Une nouvelle fois inscrites à l'ordre du jour de la commission de suivie 4D, les revendications des téléconseillers attendront encore une réponse... Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il semble que le sujet soit devenu très sensible. Le problème de la répartition de charge des appels entre les DECs et les CRCMs, et les coûts induits génèrent des questions sur le bien fondé de leur organisation. Même si le patron du réseau, Sammarcelli n'en a pas fait état, il a clairement menacé la CGT de provoquer une délocalisation si nous persistions à exiger des revendications qui augmentent les coûts de fonctionnement des CRCMs. Autant dire que nous n'avons pas été sensibles au chantage, et nous avons souligné qu'il existait aussi des centres d'appel qui ont de meilleures conditions de travail et une organisation différente. Une passe d'armes est illustrative lorsque nous avons demandé à Sammarcelli s'il trouvait normal que les téléconseillers soient obligés de motiver toute absence de leur poste de travail (le retrait), ce qui est un cas unique à la Société Générale. Il a commencé par répondre, plutôt hargneux, que les téléconseillers  devaient accepter les "contraintes inhérentes au fonctionnement des centres d'appels". Nous sommes revenus à la charge, en lui demandant, est-ce que cette obligation est une contrainte "inhérente...". Réponse : "Ne me faites pas regretter ce que je répond aux journalistes qui me demandent, pourquoi la Société Générale ne délocalise pas ses centres d'appels".Au final, sur ce point comme sur celui des PSC, il faudra que les téléconseillers réagissent pour que les choses bougent... et dans l'esprit de la direction du réseau, il n'y a pas grand risque, dès lors que leur durée de présence est limitée à 3 ans !

 

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NOIX D’HONNEUR…

… à Yvon Huriaux, patron de la DEC de Bordeaux Intendance qui a parfaitement compris le sens de la loi sur l’égalité professionnelle et de l’accord signé par la Société Générale sur le même sujet. Interpellé par son CE à propos du sous-effectif chronique dans plusieurs agences de la DEC, il a crû bon de préciser : « on a beaucoup de recrutements féminins dont il faut gérer les absences maternité »… Lapsus révélateur, le congé maternité est devenu une absence maternité ! On imagine sans peine que dans la DEC, la révision des situations des femmes ayant eu plusieurs enfants aura quelque difficulté à déboucher avec un tel état d’esprit. L’affaire est pourtant postérieure à ces fameuses journées des directeurs pendant lesquelles ces messieurs furent briffés par le DRH et les propos volontaristes du Président. L’homme serait-il un poil malentendant, ou plus simplement pense-t-il qu’il est « maître chez lui » ? La seconde hypothèse semble plus probable, si l’on en juge par la suite de ses propos devant le CE… enfonçant le clou, n’a-t-il pas décrété « la situation totalement ingérable » parce qu’en plus de partir, ces dames reviennent ! Ah, qu’il était beau le temps où chacun restait à sa place, les femmes et les enfants à la maison… Comme quoi la méthode « pédagogique » préconisée par le DRH pour « faire évoluer les mentalités » va peut être devoir être complétée par un sérieux coup de pouce… sous peine de passer pour un c.., comme l’a dit le Président, devant la commission de suivi de l’accord qui se réunit le 7 juin prochain.

SUIVI 4D

La commission s’est réunie le 26. A propos des « tableaux de suivi » où chacun est classé nominativement, JF Sammarcelli a fait état d'un « message fort » aux directeurs « il ne faut pas mettre ce classement à toutes les sauces... mais, sans les interdire formellement » !!!! On se souvient que les premières expériences avaient alerté les commerciaux devant les dérapages inévitables de ces classements rendus possibles par l'utilisation d'un nouveau logiciel. La CGT a fait, elle aussi, passer un « message » au directeur du réseau en soulignant qu'il s'agissait à nos yeux d'une question de fond, et que nous ne laisserions pas se développer une dérive qui consisterait à juger des qualités professionnelles de tel ou tel au vu des résultats quantitatifs de l'activité ou de la réalisation d'objectifs du même type. Nous avons mis en garde JF Sammarcelli en l'avertissant que nous n'attendrions pas qu'un agent soit convoqué à un entretien préalable de licenciement pour cause d'insuffisance professionnelle justifié par son mauvais classement. Concernant l’effectif dans les PSC, il nous a lancé : « Si votre question est : Est-ce que vous cherchez des gains de productivité dans les PSC ? Ma réponse est oui » ! Nous avons alors souligné qu'il faudrait tirer les conséquences de ce parti pris. Après les gains générés par la création des PSC, puis par "l'optimisation des procédures" version Proudfoot, sa réponse confirmait donc que la baisse des effectifs programmée par les procédures budgétaires 2006 était une orientation centrale de la direction du réseau. Sa décision revendiquée comme telle ne pourrait donc avoir de notre part qu'une réponse : organiser une riposte coordonnée sur l'ensemble des PSC pour l'obliger à changer d'orientation. 

 

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LA BELLE KOI ?

Comment redorer le blason de la détestable réputation des centres d’appel ? En créant « un label social », telle est la lumineuse idée de Jean Louis Borloo et du Syndicat Patronal du secteur, aussitôt dit, aussitôt fait. Le 4 avril, le salon annuel de ces messieurs, le SECA, fut l’occasion de décerner le dit label à une première fournée de 8 « candidats » sur 9, qui devrait être suivie d’une cinquantaine au printemps. Il faut dire que le label n’est pas fait pour être refusé, mais pour obtenir la mobilisation des personnels et la  reconnaissance de leurs salariés, selon le commentaire du SECA. Le « jury » délibère pour l’attribuer à partir d’une enquête d’un véritable expert en matière sociale, le cabinet d’audit Ernst et Young, plutôt occupé par le « cost cutting »  d’habitude. Majoritairement constitué de gens sûrs sous la présidence d’un représentant du ministère du travail, il n’y a aucun risque que ses labels puissent être refusés à cause de l’opposition des 5 représentants des confédérations syndicales. Voilà qui aurait dû conduire à plus de retenue de la part de la direction de la Société Générale, qui a obtenu ce fameux label pour les CRCM, et qui s’en vante... Et les boulettes n’ont pas manqué ! Ainsi Philippe Laget, directeur de la qualité, qui voit dans ce label « l’engagement de toute une équipe vers une amélioration continue et maîtrisée de la performance » et « un travail exemplaire de notre conception de la responsabilité sociale et environnementale ». Belle langue de bois que les téléconseillers, disposant de 3 secondes de délai entre chaque prise d’appel et devant dûment motiver chaque pause pipi apprécieront. Plus concret, le patron du réseau Jean François Sammarcelli a crû pouvoir déceler le « témoignage de notre capacité à conjuguer qualité des services et qualité des conditions de travail ». L’atmosphère sera moins diplomatique et le discours moins auto satisfait le 26 avril, lors de la commission de suivi 4D, quand il devra répondre aux revendications, qui attendent depuis près de 2 ans des réponses satisfaisantes, comme par exemple la fin du chronométrage de la moindre action, professionnelle ou non, des téléconseillers, ou encore l’attribution de casques sans fil, considérée comme un luxe par des gens qui ne sont pas rivés à leur poste toute la journée. Il y a aussi le patron du CRCM de Lille qui s’est empressé d’envoyer un mail à tout son personnel pour l’informer de la bonne nouvelle, en soulignant que le label fût obtenu, « après délibération d’un comité regroupant au niveau national des représentants des pouvoirs publics, de la profession et des 5 organisations syndicales »… misérable manœuvre pour tenter d’embringuer les syndicats dans cette galère, et convaincre les téléconseillers que d’importantes personnes de stature nationale, y compris syndicales, disaient elles aussi, que la vie était douce sur les CRCM... Comportement typique d’un encadrement qui ne comprend rien aux jeunes censés être intégrés dans la « communauté  Société Générale » et qui les traite comme des adolescents. Sait-il que les jeunes appellent cela du « foutage de gueule » ? Ce qu’ils ont besoin, ce n’est pas qu’un prétendu label leur soit brandi sous le nez, ils veulent du respect, ils veulent que leurs revendications soient prises en considération. Lors de sa visite à Lille le 8 mars, Daniel Bouton qualifiait les CRCM d’usines laboratoires. Usines, on ne saurait choisir meilleur label, et il se posait la question, pourquoi ne pas revoir leur organisation ? Bonne question.

 

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DAMNÉS FRANÇAIS !

L’enterrement du C.P.E. n’aura pas été du goût de tout le monde, et l’on a entendu tout au long de la semaine quelques éditorialistes en renom pleurer sur « l’espoir de réforme » ainsi enterré. Retenons celui de La Tribune, très lue à la Générale, Pascal Aubert, qui affirme péremptoirement que « tous les économistes sérieux, classés à droite ou à gauche, s’accorde sur l’excès de rigidité du système français ». Ce que Laurence Parisot précise sur RTL, « faisons la carte géographique de toutes les flexibilités nécessaires », tout en appelant à la rescousse Dany l’ex Rouge, qui trouve qu’il faudrait « plus de souplesse sur le marché du travail » ! Madame Parisot fait dans le moderne, elle trouve qu’il faudrait arriver à « organiser la séparation entre l’employeur et le salarié d’une manière qui ne soit pas dramatique dans ce pays » !!! Jolie formule pour caractériser la possibilité de jeter à la rue quelqu’un sans même devoir le justifier. L’éditorialiste de La Tribune , lui aussi se plaint de ce pays « marqué par la trace durable et inhibitrice des mouvements sociaux » et invoque les mânes de « l’environnement économique européen et mondial » pour aspirer à l’abandon « d’un modèle social déphasé »… pas tant que cela, si l’on en croit la lettre de félicitations que les syndicats européens nous ont adressés, jugeant que « cette victoire envoie un message positif aux travailleurs de tous les pays » à savoir que « nous n’accepterons pas la course à la sous enchère ».

Ô TOULOUSE

Il a fallu beaucoup insister pour que Daniel Bouton, en visite le 5 à Toulouse, rencontre les représentants syndicaux, le Directeur craignait des propos incontrôlables en ces temps quasi insurrectionnels. Pourtant, Toulouse est au cœur d’une énorme restructuration récente. Mais le Président était en retard, et il a écourté la discussion avant d’aller sacrifier au rite de l’assemblée d’actionnaires et de La Question sur l’éventuel prédateur… Le directeur du réseau, Jean François Sammarcelli, ne pourra pas s’en tirer aussi facilement, la prochaine commission de suivi 4 D à lieu le 26 avril, et elle durera le temps qu’il faudra.

DÉGATS COLLATÉRAUX

Conséquence imprévue de la gestion de l’immigration à la sauce Sarkozy, « des difficultés pour les ressortissants non européens » sont apparues à SGCIB, qui emploie nombre d’entre eux ! Le mail de la direction baptise pudiquement « changement de politique d’immigration » ce qui entraîne « de très forts délais et d’importants dysfonctionnements » dans le renouvellement des autorisations et des titres de séjours… Le pire est que les gens concernés, même s’ils s’y prennent très tôt, tombent sur « le service des étrangers », plutôt mal nommé car il n’est pas au service des étrangers mais des instructions de son Ministre ! La ligne jaune est franchie dans la mesure où, au motif qu’il est interdit de faire travailler un étranger sans titre de séjour, la Générale n’a rien trouvé de mieux que de décider de suspendre le contrat de travail de ces salariés en attente du renouvellement ! La CGT ne va pas laisser faire ce qui est une atteinte à leur droit de salarié … le code du travail ne le permet pas … et préjuge de la décision de renouveler ou pas le titre de séjour.

 

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ÉGALITÉ

La commission de suivi de l’accord « égalité professionnelle » est convoquée pour le 6 juin, à la demande des 4 syndicats signataires, CGT, CFDT, CFTC et FO. Voilà qui va permettre de répondre à une question essentielle : le Président est-il un con ? Ne croyez pas à une inqualifiable et irrespectueuse provocation de notre part, c’est lui-même qui a fait valoir sa volonté au cours des « journées des directeurs » de ne pas passer pour tel en 2006. Soulignant sa signature de l’accord précité, il a constaté que les choses n’avaient pas bougé en 2005, et qu’il n’avait pas l’intention qu’en 2006, la même situation risque de le qualifier ainsi. A son crédit, nous devons rapporter qu’il a affirmé que les objectifs fixés seraient atteints, avec ou contre les participants à ces journées. Il reste donc un court délai pour que les choses bougent en 2006, par exemple au travers des entretiens devant mener à la révision de la situation des femmes dont la progression de carrière fut stoppée par la maternité.

MUTUELLE

Les négociations sur la mise en place d’un nouveau système de protection sociale se sont poursuivies le 5. Il semble acquis qu’un régime obligatoire soit mis en place pour les salariés, tandis que cohabiterait au sein de la mutuelle un régime facultatif pour les conjoints et les retraités. Le régime des salariés verrait les cotisations plutôt baisser pour des prestations améliorées. Pour les retraités, le nouveau régime pourrait se traduire par une forte augmentation des cotisations, tempérée par un versement de la direction et de la caisse de retraite. La négociation est encore loin d’aboutir cependant, car la direction cherche à faire de la protection complémentaire santé un argument de recrutement, comme elle l’avait fait il y a quelques temps avec le PERCO, quitte à balancer le régime de retraite supplémentaire Valmy. Ses propositions de cotisations et de prestations ont une logique à courte vue dont rien ne dit qu’elles vaudront tripette dans 20 ans. Or on ne construit pas une telle protection pour le court terme, il s’agit donc de définir des principes et de s’y tenir, par exemple la proportionnalité de la cotisation avec les revenus… Les hauts salaires pourront se consoler en pensant que le variable qui représente en moyenne le quart de leur revenu y échappera.

FORCE D’INERTIE

Consternant… dès l’annonce de la journée d’action du 4 avril contre le CPE, la CGT a demandé le report de la session de QCM du cursus cadre, convoquée le même jour à la Mutualité à Paris. Contre toute attente, un mail parvient aux candidats le 31 mars pour annoncer le maintien de l’examen ! Nouvelle intervention de la CGT le même jour qui obtient l’assurance qu’une session de rattrapage sera organisée… mais pas de report, car nous dit-on, certains candidats sont déjà à Paris. Mais les candidats ne le savent pas, et ce n’est que le 2 à 16h16, qu’après une ultime intervention, un mail parvient aux candidats encore présent à leur poste de travail pour les en informer ! Nous, on appelle cela une atteinte au droit de grève garanti par la constitution, à moins que pour postuler à la condition de cadre SG, il faille démontrer sa qualité de non gréviste.

 

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ARGENT SALE

Recevant les délégués syndicaux nationaux de la Société Générale le 29 mars à notre demande, Daniel Bouton a commencé par une déclaration liminaire : sur l'affaire de Bayonne, il a recommandé "d'être prudents", et il a ajouté que la Société Générale et des agents étaient mis en cause dans d'autres affaires dont celle du Sentier qui se poursuit. Il a également évoqué le durcissement décidé par le G8 de la lutte contre la fraude financière, le terrorisme, le blanchiment d'argent lié au terrorisme, à la drogue, à la prostitution. Il a aussi indiqué qu'un débat était en cours qui aboutirait à assimiler la fraude fiscale au blanchiment, et que cela aurait de graves conséquences pour les établissements bancaires. La CGT a pris ensuite la parole pour préciser nos demandes : une formation aux obligations de la lutte contre le blanchiment et des moyens attribués plus conséquents, une formation à la conduite à tenir dans le cadre d'une enquête judiciaire ou en cas de garde à vue, et enfin la prise en charge des salariés mis en cause. Sur le premier point, il nous a répondu qu'il pensait que la Société Générale avait "mis le paquet"... et il n'en a pas démordu, qu'elles que fussent nos remarques. Selon lui, la Société Générale fait bien son travail, et elle a les félicitations de TRACFIN. Le problème est que la responsabilité pénale est individuelle et que les procédures collectives ne résolvent rien. Nous lui avons fait remarquer, et sur ce point, rien n'est réglé. D'autant que nous n'avons pas non plus obtenu de réponse à la question que nous avions posée : un agent peut-il refuser d'exécuter une opération qu'il juge frauduleuse. Sur le deuxième point, il a répondu que cela méritait réflexion, Il n'empêche, un simple rappel des droits du citoyen est plus que nécessaire selon nous, et nous lui  avons dit que, si la direction ne le faisait pas, alors nous le ferions nous-mêmes. Sur le troisième, il a cependant admis "On n'est pas très bon"… "Il faut demander au réseau de mieux s'organiser". Si Daniel Bouton, qui fut lui-même mis en garde à vue, est conscient que "nous sommes victimes en tant que banque d'un mouvement de pensée auquel on peut adhérer par ailleurs en tant que citoyen"... il se contente de gérer le risque pour l'entreprise. Ce risque, nous ne devons pas l'admettre pour les salariés, la CGT appelle donc le personnel à refuser de réaliser toute opération qui lui paraîtrait frauduleuse ou de blanchiment, y compris en matière fiscale, et ainsi, ce refus ne pourra être sanctionné.

CPE, COMBINE POUR ÉJECTER

Curieuse conception de la démocratie, alors que les « forces vives » du pays et « la société civile » rejettent le CPE, le gouvernement et « les élites » brandissent l’argument de la loi validée par le conseil constitutionnel pour imposer leur décision. Il existe pourtant d’autres moyens d’expression, comme par exemple la présence de 3 millions de manifestants dans les rues ou bien l’engagement de la presque totalité de la jeunesse. Encore une fois donc, l’unité des organisations syndicales et des étudiants résiste aux manœuvres dilatoires du pouvoir et appelle à une nouvelle journée d’action le 4 avril. Cette nouvelle étape s’avère indispensable quoi qu’il arrive d’ici le 4. C’est pourquoi La CGT vous appelle à arrêter le travail et à participer aux manifestations.

 

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28 DÉCISIF Les jeunes engagés dans une lutte contre la légalisation de leur statut précaire au moyen du CPE ont été encouragés par le succès des manifestations du 18 mars. Depuis, leur mobilisation n’a cessé de grandir et ils attendent que les salariés s’engagent eux-aussi massivement dans la bataille. C’est pourquoi la participation aux actions le 28 sera décisive : faire reculer le gouvernement dans son entreprise de démolition des garanties sociales, montrer aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls… ils risquent leurs diplômes, nous pouvons bien investir une journée de salaire ! La CGT de la Société Générale vous invite à rejoindre le mouvement en cessant le travail, au minimum une demi-journée, ou mieux, la journée et à vous rendre aux manifestations. Il s’agit en effet de répondre à l’appel des confédérations qui ont indiqué, en sortant de chez le 1er Ministre : « (qu’) Elles considèrent que plus que jamais l’amplification de la mobilisation est décisive pour obtenir le retrait du CPE. »… une mobilisation que le gouvernement tente de désamorcer sans rien céder sur l’essentiel, ce qui leur a fait écrire : « Les organisations syndicales ont décidé de se réunir ce jour pour exprimer au Premier Ministre qu’elles ne tomberont pas dans le piège de la rupture du front syndical construit contre le CPE ». INSERTION DES JEUNES La bagarre générale contre le CPE intervient pendant se discute la mise en œuvre des accords interprofessionnel et professionnel sur la formation, ainsi que la loi de 2003……
RUMEURS La rumeur a été lancée par le Nouvel Observateur parait-il… selon des « sources informées », City Group envisagerait de lancer une OPA sur la Société Générale. Reprise par la presse financière, elle a alimenté la spéculation sur le titre qui a progressé pour atteindre plus de 125 euros. Coïncidence plus ou moins fortuite, le climat est au retour des grandes manœuvres, conforté par l’annonce de la fusion Caisses d’Epargne – Banques Populaires dans la banque d’investissement. A l’heure qu’il est, nul ne sait rien de cette rumeur et de ceux qui en sont à l’origine. S’agit-il de l’œuvre de petits malins qui ont préparé ainsi une opération spéculative sur le titre ? La question mérite d’être posée. Connaissant le comportement des marchés, ils n’auraient plus qu’à attendre que le titre redescende pour racheter à plus bas prix des titres vendus au prix fort, réalisant du même coup un « joli coup » de cash, au détriment des actionnaires « stables », dont les salariés font partie qui subiront le contrecoup de la manœuvre. La CGT a décidé d’écrire à l’Autorité des Marchés Financiers pour lui demander d’ouvrir une enquête, puisqu’une telle enquête entre précisément dans ses attributions. On ne peut pas, pour autant, écarter le risque que l’on cherche à nous faire le coup du patriotisme économique afin de ressortir du placard l’opération « champion français » en relançant le rapprochement avec le désormais dernier candidat possible… BNP Paribas !!! L’hypothèse n’a pas manqué d’être réactivée par certains…
3615 : D. B. Vs GOLDORAK Nos dirigeants s’essayent à la communication électronique…avec plus ou moins d’aisance. Rangés les minitels, l’ère est au chat sur le net (prononcez t’chat pour ne pas être has been..) ! D’un côté, Daniel BOUTON, notre PDG qui se lance via RH Online dans la com directe avec les salariés, de l’autre, notre DRH qui se confronte au même exercice pour les lecteurs du « Journal du Management »…L’opération est plus convenue et moins risquée pour le DRH. En effet, la règle fondamentale de la communication, que personne ne devrait perdre de vue est la suivante : pour qu’une communication fonctionne, la langage utilisé doit être impérativement celui du récepteur… Mais comment faire quand on est PDG et qu’on a affaire à Goldorak ou Supersecrétaire qui réclament une plus juste répartition des bénéfices, ou encore, des augmentations de salaires ? Sans parler de l’impudent « collaborateur » ayant comme pseudo « Bûche » qui demande des explications sur le montant des stocks options présidentiels… Ce passage à l’ère électronique sera pour nous l’occasion de rappeler à nos 2 dirigeants qu’il aura quand même fallu attendre 5 ans avant que nous puissions avoir la possibilité de mettre notre site syndical sur RH Online et qu’aujourd’hui encore, toute interactivité nous est refusée ! Il aurait pourtant été utile et dynamique pour chaque salarié, qu’un forum permette de poser sa question ou intervenir sur un problème précis et que les syndicats puissent y répondre en toute transparence... Plus…
C’EST ARRIVÉ Il ne fait pas jour à cette époque de l’année à 6 heures du matin, l’heure légale pour débarquer chez vous et vous emmener au commissariat. C’est ainsi que 2 agents de la Société Générale de la DEC de Bayonne, avec 10 autres salariés de la profession ont été placés en garde à vue pendant 4 jours. Transférés après 3 jours d’interrogatoires au Palais de justice de Bordeaux, ils sont accueillis par les caméras et les photographes de telle sorte que nul n’en ignore dans le journal régional. On imagine sans peine l’effet sur leur famille et leurs proches, sur la clientèle et sur leur santé… Après leur garde à vue « prolongée », le juge les remet en liberté sous contrôle judiciaire mais sans interdiction d’exercer leur métier. Le motif de cette affaire est une enquête sur le blanchiment d’argent de la drogue par des non-résidents, un motif avec lequel les salariés de notre profession n’ont rien à voir, car ce qu’il leur est reproché est de n’avoir pas signalé des mouvements de fonds suspects… et c’est bien là que la CGT considère qu’il y a un problème et qu’il est inadmissible que ce soit le personnel qui en fasse les frais ! Dès 2002, la CGT avait réclamé que les représentants des salariés participent au groupe de travail mis en place par les pouvoirs publics et la F.B.F., sans succès malgré la promesse du Ministère des finances. Nous alertions début 2002 sur la contradiction permanente entre…
INTERESSEMENT 2005 Les chiffres de l’intéressement et de la participation 2005 ont été communiqués à la commission ad hoc. Le montant global atteint 94 millions d’euros, en hausse de près de 43% sur l’année 2004. C’est la première année d’application du nouvel accord signé par la CGT, qui devrait permettre également à ceux qui ne peuvent investir leur prime intégrale dans le fonds E, de faire des versements étalés dans les autres fonds en bénéficiant du même abondement. A cela s’ajoutera la « prime Villepin », prévue dans l’accord salarial qui sera versée pour pouvoir être éventuellement investie dans le fonds E. Au positif, ces chiffres mettent fin à l’incongruité des dotations précédentes, quand l’intéressement avait baissé alors que les résultats et les dividendes distribués s’envolaient. De la même façon, il est mis fin au déséquilibre entre la masse distribuée et l’abondement qui l’avait au fil des années dépassé. Mais il n’y a pas que du positif ! Si l’on compare ces 94 millions d’euros 2005 à d’autres chiffres, il n’y a pas de quoi pavoiser. La CGT regrette en particulier que l’accord salarial représente encore une fois un montant inférieur, même s’il est parmi les plus élevés, il ne représente qu’une trentaine de millions d’euros pour 2006. La comparaison avec la progression du dividende distribué, 36%, et son montant près de 2 milliards d’euros… a aussi du mal à passer, d’autant que tous ces chiffres sont publiés dans la même période. La cerise sur le gâteau est venue d’une…
36 % C’est le pourcentage de la semaine… celui de la progression du dividende attribué aux actionnaires de la Société Générale, 4,5 euros par action, soit près de 2 milliards d’euros au total. On comprend que la direction générale ait préparé le terrain chez ses salariés en négociant un accord salarial 2006 qui se situe dans le haut de gamme pour la profession. Il n’en reste pas moins que la rémunération du travail s’éloigne de plus en plus de celle du capital. Depuis 2000, le dividende a progressé de 115% ! Quel salaire a progressé dans une telle proportion ? La direction rétorquera comme d’habitude que nous bénéficions aussi de cette manne au travers de l’intéressement et du plan d’épargne d’entreprise… certes, mais pas tous de la même façon ! Bienheureux les détenteurs de stock-options et compagnie. D’un point de vue citoyen, la question se pose aussi. Comme pour les autres entreprises du CAC 40, qui affichent 30 milliards d’euros de résultats 2005, il est légitime de s’interroger sur la finalité des ces profits et de leur utilité. Particulièrement à propos de la rémunération des actionnaires, et encore plus des grands fonds d’investissements. Que la plus grande part de ces résultats soient réalisés désormais à l’étranger n’y change rien ! Le Monde soulignait ainsi à juste titre que les résultats cumulés des banques dépassaient le P.I.B. de la Côte d’Ivoire… La lettre de Daniel Bouton commentant l’année 2005 cite parmi les facteurs favorables de l’environnement économique et financier … la…
L’OISEAU RARE Daniel Bouton était encore présent au Comité Central d’Entreprise lorsque la CGT a demandé des explications sur une note émanant du SRH d’une délégation dont nous tairons le nom… L’auteur, un honnête homme sûrement, transmet une demande de la Fédération Bancaire Française, elle-même sollicitée par les services du 1er Ministre. Il s’agit de trouver un oiseau rare, un salarié en contrat nouvelle embauche (CNE) à qui la SG aurait accordé un prêt. La note précise que la FBF se chargerait de le faire interviewer par une chaîne publique et que cela était « vraisemblablement pour venir au secours de Villepin avant les manifestations » !!! Une telle franchise mérite d’être saluée, car elle illustre tout à la fois la nature profonde de l’arnaque gouvernementale sur le sujet, la complicité de la FBF, membre éminent du MEDEF, et le degré (proche de zéro ?) d’indépendance des médias ! Malheureusement, l’oiseau n’existe pas, puisque nous l’avons point vu à l’antenne. Daniel Bouton, pressé de partir à ce moment-là a commenté l’affaire en se félicitant de ne plus être le Président de la FBF. C’est donc le DRH qui s’est chargé de répondre sur le fond, confirmant d’ailleurs ce que la FBF avait dit la veille au soir au 1er Ministre. Les titulaires de CNE et de CPE seront traités comme n’importe quel client. Traduisons en clair : leur contrat de travail n’apportant pas de garantie, il leur faudra en trouver une autre pour prétendre à un prêt. Ce que certaine…
L’IMPOSTURE Présenté comme une solution au problème du chômage des jeunes, le contrat de première embauche (C.P.E.) sera discuté dans les jours qui suivent à l’assemblée. Il a pour caractéristique principale d’instaurer, comme le contrat nouvelle embauche, une période de 2 ans pendant laquelle le nouvel embauché peut être licencié en 48 heures sans motif. Toutefois le C.P.E. serait applicable à toutes les entreprises, y compris celles de plus de 20 salariés, contrairement au C.N.E., et donc il serait utilisable par la Société Générale. L’imposture est totale, car nous savons bien que la banque est un des principaux pourvoyeurs d’emploi, elle s’en vante suffisamment… et que ce n’est pas cette période de précarité imposée aux jeunes qui changera quoi que ce soit aux nombres de recrutements de la profession. Comme le disait crûment un patron dans un journal télévisé, le C.P.E., c’est bien, parce qu’une fois qu’ils ont signé un C.D.I., ils ont tendance à prendre leurs aises. Au final, le candidat au statut privilégié de titulaire d’un CDI pourrait se voir imposer un parcours d’obstacles de 4 ans et demi, 2 ans de contrat d’alternance, 2 ans de C.P.E., 3 mois d’essai renouvelés une fois… A notre tour donc d’invoquer l’avenir de nos enfants pour appeler à se battre contre cette imposture qui voudrait les mettre sur un siège éjectable de longue durée. La CGT Société Générale vous invite donc à rejoindre les jeunes en débrayant pour participer aux manifestations qui sont organisées le 7 février partout en France.…
LES COPAINS D’ABORD Répondant à un lettre de la secrétaire du CCE, les élus du CE des Services Centraux ont été consultés sur la mise en place d’une convention permettant de faire bénéficier des activités sociales et culturelles, les salariés non SG du CCE. Mis à part le fait qu’il n’existe pas de subvention patronale pour les financer comme il se doit, et que c’est le CCE qui verserait une partie de la manne financière versée par la direction de la SG (pour le personnel SG), ce « petit geste » risque de faire tousser une fois de plus les nouveaux embauchés qui restent exclus pendant leur première année à la SG et aussi les salariés de la sous-traitance, parias des activités sociales mais aussi du droit social… Le vote final fut unanimement favorable, hormis la CGT qui a refusé de participer à ce simulacre de consultation. En effet, comment expliquer honnêtement qu’une dizaine de salariés doivent bénéficier de ce qu’un millier de jeunes embauchés et quelques 6000 sous-traitants restent privés ? …. A part par la camaraderie. EVALUATION Il semble décidément bien difficile de faire respecter les règles pour la rédaction des évaluations annuelles. Prévu explicitement par la convention collective, un entretien doit se tenir préalablement à la rédaction de l’évaluation, et la CGT avait du beaucoup insister pour que la DRH adresse un rappel aux responsables dans ce sens. Malgré ce rappel, de nombreux agents ont encore à subir une évaluation expédiée au plus vite. Encore une fois,…
DÉMOCRATIE EN DANGER Les résultats du premier tour de l’élection des représentants des salariés au conseil d’administration viennent d’être publiés. Premier constat, la participation des électeurs des services centraux continue de chuter : 3162 électeurs ont voté sur les 12900 inscrits ! Sur ce point, la direction porte une lourde responsabilité, en refusant que notre proposition d’organiser le vote sous forme électronique depuis le poste Arpège soit mise en œuvre, au prétexte de l’opposition du seul SNB. Caricature de cette dérive, 4 électeurs d’ OPER/DAI seulement sur 180 ont trouvé le chemin du bureau de vote… Second constat, 2 syndicats progressent, la CGT et le SNB, la CGT dans les centraux et le réseau, le SNB dans le réseau. Avec 2835 voix, la CGT poursuit une progression régulière et gagne près de 200 voix. Ce gain est freiné par l’abstention des centraux, car dans le réseau, la progression de notre organisation est de près de 300 voix. Dans la seule élection nationale où sont présentes les 5 organisations syndicales représentatives, la CGT rassemble 13,65% des voix, et obtient 5,65 % dans le collège cadres. Le pourcentage est certes modeste, mais significatif dans une profession où il est de bon ton de considérer que la CGT est un syndicat réservé aux cols bleus. Ce résultat est un encouragement et un soutien à notre démarche de construction d’un syndicalisme rassemblé, et à l’engagement souscrit par l’appel des 100 salariés de différentes origines syndicales à voter pour nos candidats. Le syndicalisme divisé n’est pas la…
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