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Strip : Pourquoi faut il faire grève ? 20 Mars 2025
Les infos du 13 Mars 2025 : La cuisse de Jupiter - 25 Mars 2025 - Emploi : prochain plan ?
Écrit par Philippe FOURNILLA CUISSE DE JUPITER
Plus connu comme étant le « cerveau de la Macronie » depuis 2017, Alexis Kohler serait donc en passe de venir pantoufler à la Société Générale. Il a pourtant été signalé dans toutes les « affaires » liées à l’Elysée de près ou de loin (affaire Benalla, bradage d’Alstom Power et Alcatel-Lucent, trafic d’influence Suez Véolia, prise illégale d’intérêt pour MSC, ligne dure de la réforme des retraites, clé de voute du refus de nommer Lucie Castets comme première ministre de la coalition pourtant arrivée en tête des élections législatives, etc). Il incarne donc à la fois les échecs et la brutalité de la triste expérience macroniste. A l'heure ou l'exemplarité est érigée comme modèle et que les sanctions disciplinaires souvent disproportionnées, pour le moindre écart, tombent allègrement sur le commun des mortels, c’est donc avec stupéfaction et effroi que nous avons entendu la rumeur de l’arrivée de cette nouvelle pantoufle. Non seulement il n’a aucune expérience de la banque de détail, mais en outre comment ne pas faire le rapprochement avec la « bourde » médiatique d’Emmanuel Marcon en mai dernier sur un potentiel rachat de la SG auquel il ne s’opposerait pas ?
25 MARS 2025
Depuis décembre 2024, les organisations syndicales représentatives ont bataillé ensemble pour faire valoir la nécessité d’une vraie reconnaissance du travail effectué par l’ensemble des salariés de la banque au sein de ses diverses activités. Mais la direction a botté en touche et refusé notre ultime proposition d’une prime de 1500 euros (dont une partie intégrable à la RAGB en 2026). Les différentes rencontres avec la DRH Groupe n’auront pas fait avancer les échanges d’un iota. En l’absence de tout réel dialogue, il ne reste à l’intersyndicale d’autre choix que d’’appeler les salariés à peser de tout leur poids dans le rapport de force en se mettant en grève le 25 mars 2025appeler les salariés à peser de tout leur poids dans le rapport de force en se mettant en grève le 25 mars 2025. Car il n’y a pas que la question des rémunérations dans la balance, il y a aussi celle de la pérennité de vos emplois, menacés par McKinsey… et Alexis Kohler ?
EMPLOI : PROCHAIN PLAN
Nous avions malheureusement pris l’habitude d’apprendre les suppressions de postes ou autres réorganisations par des fuites dans la presse. Mais cette fois-ci, il n’est plus question de rumeurs : ce sont les principaux intéressés qui s’inquiètent des annonces qu’ils seront chargés de faire d’ici septembre. Les responsables de régions SGRF ou d’entités sont en effet les principales cibles des prochaines économies. Après la suppression de centaines de postes en 2024, la direction entend désormais tailler dans les effectifs managériaux du n+1 au plus haut niveau. Le cabinet McKinsey (cf nos infos précédentes) ou la prochaine réorganisation de SGRF risquent fort de présenter un nouveau bilan social très douloureux pour les salariés et il est essentiel d’obtenir des garanties et engagements forts de la part de la direction … et pour les obtenir, il n’y a pas d’autres solutions que de se déclarer gréviste le 25 mars à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de la Société Générale. De cette mobilisation dépendra notre capacité de défense collective.
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Appel de l'intersyndicale à la mobilisation le Mardi 25 mars 2025
Communiqué intersyndical à 8 pour le #8mars
Les infos du 12 Février 2025 : En bonne et due forme - Zigzags et Top/down - La méthode
Écrit par Philippe FOURNILEN BONNE ET DUE FORME
La réunion entre les syndicats et la DRH Groupe aura duré près de deux heures. Ce n’était pas de trop, surtout après deux mois d’attente. Ils nous auront au moins permis d’avoir la visibilité sur les résultats 2024 et la santé du Groupe qui nous manquaient lors de la négociation salariale de décembre. L’intersyndicale a donc fait une déclaration préalable pour rappeler ce contexte et la revendication intersyndicale de 1 500 euros de «prime» (PPV ou autres) dont une partie serait intégrée à la rémunération fixe en 2026. Avec des résultats 2024 en très forte augmentation (+69%), l’augmentation sensible de la distribution aux actionnaires (1,7 milliard), l’absence de mesure salariale pour tous n’est pas une option. D’autant que les annonces des EAS (éventuelles promotions, révisions salariales ou attribution de variables/bonus) vont avoir lieu à partir du 27 février et que le mécontentement risque de se faire entendre dans des secteurs qui n’ont pourtant pas démérité. Un mécontentement qui pourrait augmenter encore lors de la publication des résolutions soumises à l’AG, puisque c’est à ce moment-là que seront connues les augmentations – attendues en forte hausse - des dirigeants. Après deux heures d’échanges, la DRH Groupe s’est engagée à refaire un point avec la DG et devrait nous faire ensuite un retour en bonne et due forme. Un objectif accessible et bien plus enthousiasmant que le «pv de désaccord» officiel signé unilatéralement par la direction dans le cadre des NAO 2024…
ZIGZAG & TOP/DOWN
Quitte à faire le déplacement, les syndicats ont pu partager leur «point de situation» sur l’évolution du Groupe. Bien sûr, nous sommes loin de la cogestion, mais il n’est pas question non plus de passer certains épisodes récents dans la rubrique «pertes et profits» : dénonciation unilatérale de la CPRI, modification unilatérale des instructions sur les évaluations, gestion rigoriste du recrutement et gel unilatéral des mobilités, politique des manquements, opacité de l’égalité entre les hommes et les femmes, etc. Nous avons insisté sur les conséquences que les zigs et les zags sur ces sujets génèrent sur les principaux intéressés (nous tous) et surtout la nécessité d’établir une méthode qui ne soit ni opaque, ni arbitraire ou exclusivement top/down, si l’objectif est bien de rétablir la confiance et l’engagement de tous. Nous avons aussi rappelé qu’il n’était pas question de laisser s’installer une petite musique laissant à penser qu’il suffirait de «dégraisser le mammouth» naturellement (plutôt que de faire des plans plus coûteux, mais dont les règles sont issues de négociations). L’occasion aussi de revenir sur l’approche Mc Kinsey et d’en contester l’efficacité.
DISCOURS SUR LA MÉTHODE
Au-delà de la question salariale toujours en suspens, cette rencontre aura permis d’insister sur la nécessité de définir une méthode de travail claire pour tous les acteurs du dialogue social au sein de l’entreprise. Les règles doivent en être claires, justes et respectées par tous, et notamment par la direction. Dans l’attente du renouvellement de l’accord Emploi qui arrive à échéance fin 2025, celle-ci doit réitérer son engagement de ne pas procéder à des licenciements contraints, ni à des mobilités forcées. Ce préalable constitue la condition sine qua non d’un examen serein de la situation de l’emploi à la SG, tant quantitativement que qualitativement, et la suite d’une négociation apaisée sur le sujet de sa gestion à moyen terme.
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