4 - Infos hebdo (1132)
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BON ANNIVERSAIRE
Un an après la signature de l’accord 35 heures Société Générale, la CFDT demande au tribunal de grande instance de Paris, l’annulation de 9 articles de l’accord, pas moins, arguant de leur non conformité à la loi… Cette fois-ci, elle est seule, contrairement à l’homérique bataille judiciaire qui avait abouti à la demande des 4 fédérations syndicales non signataires, à l’annulation de l’accord de branche signé en janvier 99 par le SNB sur le même sujet. La méchante langue que nous n’avons pas dira que la CFDT n’a pas demandé au tribunal d’annuler l’accord signé à la BNP par elle-même et qui n’a pas pourtant la réputation d’être plus avantageux… Plus inquiétant est le risque que nous fait courir cette vision très juridique de l’action syndicale. En effet, la caractéristique de l’accord que nous avons signé est qu’il laisse un très grand nombre de jours à disposition du salarié, jours qui peuvent être accolés aux week-ends, aux congés annuels par exemple. Il est, de loin, un de ceux qui accorde le plus grand nombre de jours aux cadres au forfait parmi les accords existants et il a également prévu d’appliquer aux temps partiels une RTT à due concurrence, ce que la loi avait soigneusement écarté. La direction pourrait être saisie de la tentation du talion en réponse à la procédure engagée contre elle. Bref, si aujourd’hui, il existe d’indiscutable sujet de débats pour la bonne application de cet accord, c’est à la commission de suivi qu’il est nécessaire de ferrailler pour les faire avancer plutôt que de jouer à quitte ou double … C’est ce que nous préparions à faire le 4 décembre lors de la prochaine commission. Quoi qu’il advienne, le personnel de la Société Générale ne doit pas perdre le bénéfice d’un accord qu’il nous avait demandé très majoritairement de signer… et qui s’avère à la lumière d’un an d’expérience un réel progrès social.
LIGNE ROUGE
Il n’aura pas fallu beaucoup attendre pour constater les premiers accros de la dérive sécuritaire. Dans les étages de la Défense, on apprécie modérément la chasse au badge qui fait de tout quidam un suspect en puissance. Toute cette agitation, plus m’as-tu vu qu’efficace, a d’ailleurs conduit la CGT à écrire au Président pour exiger un débat au comité d’entreprise et la prise en compte des observations syndicales… mais nous étions loin d’imaginer que la ligne rouge serait franchie aussi vite… par Philippe Miécret, que nous avions épinglé déjà au temps où il monta une tentative de licencier un délégué CGT au Centre de Nantes ! Patron de RSRH/ORG, il a fait planquer une caméra dans un placard pour filmer son service, sans avertir qui que ce soit, pour débusquer un voleur d’ordinateurs portables. Belle preuve de confiance pour les 40 cadres du service qui n’ont découvert l’opération montée avec CIM qu’à posteriori. Certes, le voleur fut pris la main dans le sac, mais personne ne sait si le patron a cessé de filmer son service ni si le cas est unique… Alors, tous terroristes ou voleurs potentiels ? Cela commence à faire beaucoup, d’autant que la charte internet-intranet s’apprête à légitimer le flicage du courrier électronique personnel. Qu’on ne compte pas sur la CGT pour laisser passer ça sans rien dire ni rien faire
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4D : LA PRESSION MONTE
Initialement prévue début juillet et empêchée du fait d’un mouvement d’humeur de la DRH, la consultation du CCE sur l’organisation des services clients dans le projet 4D a enfin pu avoir lieu lors de la séance du 23 août du CCE. Rentré de vacances tout exprès pour la circonstance, PY a pu voir se dessiner l’annonce d’une convergence de vue des représentants du personnel sur le sujet. Tous ont en effet profité de l’occasion pour préciser leurs critiques qui portent tout autant sur l’efficacité commerciale que sur les conséquences sociales. La CGT a notamment rappelé qu’au fur et à mesure des consultations, le projet apparaissait bien comme une véritable et profonde restructuration destinée à améliorer les profits à réalisés des gains de productivité, et non comme une simple adaptation aux nouvelles technologies. Sur le plan économique, elle a contesté l’efficacité de l’articulation DEC/CRCM, et le regroupement des services clients, qui, globalement tendra à éloigner le client du centre de décision, et par là même, nuira à la qualité du service rendu. Sur le plan social et organisationnel, nous avons à nouveau pointé quelques problèmes sur lesquels, hormis par des propos conventionnellement rassurants, la direction n’a pas de réponse. C’est le cas concernant la création de filières métiers distinctes mettant en cause la globalité du métier de banquier, c’est le cas de l’impact sur l’emploi et les effectifs, c’est le cas des conditions de travail particulièrement sur les CRCM, c’est le cas des problèmes des objectifs, de la formation, des modalités de passage d’une filière métier à l’autre, etc … PY et OGIER ont ainsi subi la pression pendant près de 4 heures, 4 organisations syndicales sur 5 (dont la CGT) donnant un avis négatif sur le projet et réclamant avec insistance une négociation globale. PY a répété qu’il ne l’écartait pas d’office mais temporise. Au vu des restructurations antérieures et notamment du plan Flichy, il est clair qu’il faudra bien en passer par là pour éviter la casse. Donc le plus tôt sera le mieux.
SGIB
Le CCE était également consulté sur le projet de création d’une division Banque d’Investissement organisée sur une base sectorielle dans SGIB. Concernant quand même 1005 personnes, cette Nième réorganisation dans ce secteur intervient après de lourdes pertes et nous est quand même présentée comme étant sans impact sur les effectifs. Trop beau pour être vrai ! Officiellement, l’objectif est de " mieux faire travailler ensemble des gens de différents métiers et de différents secteurs, dans l’intérêt de l’entreprise ". Les élus CGT ont considéré, tout en approuvant l’objectif, que le moyen n’était pas adapté tant il est vrai que si cette réforme permettra de présenter des résultats de SGIB comparables aux banques anglo-saxonnes, l’essentiel, c’est-à-dire la question du management du personnel restait à résoudre.
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QUESTION VITALE
Le drame qui s’est déroulé à la Caisse d’Epargne de Cergy est venu brutalement rappeler à quoi pouvait mener la dégradation de la sécurité dans les agences bancaires. Cette question avait déjà été au centre des discussions de l’accord de branche pour le passage à l’euro, puis lors des négociations Société Générale. La stricte limitation de l’échange francs-euros aux agences sécurisées et les autres mesures reprises dans l’accord ne seront pas de trop. Les syndicats de la Caisse d’Epargne font observer que les négociations n’ont pas abouti dans leur secteur et s’interrogent sur l’efficacité du système de sécurité confié à la sous-traitance. C’est aussi notre avis, sachant que ces risques sont la plupart du temps générés pour des questions de gros sous. Certes l’augmentation du nombre de hold-up et de la violence peut avoir des causes externes… mais tout n’est pas de la responsabilité de la police et des pouvoirs publics. Les banques, en exerçant une pression continue sur les effectifs dans les agences depuis plusieurs années ont rendu les dispositifs de sécurité plus ou moins efficaces faute de moyens humains… elles ont fait multiplier les risques en rendant impossible le respect des consignes de sécurité. La sécurité des personnes peut elle être soumise aux lois du marché ? Telle est la vraie question, à laquelle avait d’ailleurs brutalement répondu Daniel BOUTON il y a quelques temps ; en déclarant qu’il serait obligé de fermer certaines agences pour cause de coût si le gouvernement l’obligeait à respecter le décret relatif à la sécurité des transports de fonds. De ce point de vue, le patronat des banques, comme celui des sociétés de transports de fonds ou de sécurité sont tous coupables de faire passer les profits avant la vie humaine. Le hold-up de la Caisse d’Epargne devrait marquer un tournant dans la politique suivie en matière de sécurité des établissements bancaires, c’ est ce que la CGT exigera dès le 3 septembre lors de la prochaine réunion de la commission nationale paritaire de branche.
BIG BROTHER
Le projet d’enregistrement des conversations téléphoniques des back et middle offices chez SGIB/OPER est présenté au CE des centraux pour renforcer la sécurité des transactions et garantir une plus grande sécurité aux salariés ! Déjà pratiqué dans les salles, l’ enregistrement est obligatoire pour permettre les vérifications de la COB … mais elles ne concernent que les opérateurs. L’inquiétude est grande dans les back offices, qui n’ont en principe qu’à exécuter les ordres, que les écoutes servent à autre chose. Le document soumis au CE assure d’ailleurs que la direction ne s’interdit pas de tenir compte des écoutes en cas de faute grave d’un salarié. Cette dangereuse dérive commence à poser de sérieux problèmes de respect des libertés individuelles et de qualité de vie au travail tant les moyens de flicages se multiplient. Contrôle des accès par badge, intranet, enregistrement des conversations et gestion informatisée du téléphone et des relations avec la clientèle… Il est grand temps qu’une sorte de charte des libertés soit négociée à la Société Générale avant que des abus de pouvoirs ne soient commis … la CGT ne se contentera pas à cet égard de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.
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AU PAYS DES 35 HEURES
Le manuel encyclopédique de l'application des 35 heures à la Société Générale vient encore de s'enrichir de quelques pages supplémentaires. En fait, ce document que vient de nous faire parvenir la direction reprend les questions et réponses qui avaient été traitées lors de la première séance ordinaire de la commission de suivi du 6 juillet.
Il apporte des précisions sur les temps partiels (congés payés, jours de fractionnement,…), sur les congés payés en cas d'absence de longue durée, sur le décompte des jours RTT en cas de modifications de régime, etc…
Il confirme que la prise du solde des congés au 30 avril 2000 n'aura pas d'impact sur le décompte des jours RTT et qu'un rappel à l'ordre sera fait à ceux qui voudraient interdire les jours RTT en juillet-août, le lundi, le mercredi ou le vendredi.
Par contre, il tente de justifier les aberrations des "ponts différents" en région parisienne.
En attendant le document de synthèse que la direction devrait établir de tous les écrits sur les 35H (issus soit du CCE, soit des commissions de suivis, etc.) vous pouvez les trouver sur notre site…
Prochaine réunion sur le sujet, le 10 septembre avec au menu un examen du bilan statistique de l'application de l'accord.
ALLOCATIONS ETUDES
L'instruction N°3824 du 13 juillet fixe les montants et les modalités d'attribution de l'allocation pour 2001. Rappelons qu'elle est versée aux agents sur le bulletin de salaire d'août pour les enfants âgés de 6 à 15 ans et les étudiants ou apprentis âgés de 16 à 24 ans. Le montant n'aura pas encore augmenté cette année et reste donc fixé à 680 F pour les 6/10 ans, 1250F pour les 11/14, 1580F pour les 15/17 et 1900F pour les 18/24 ans.
QUAI DES BENNES
C'est à un spectacle affligeant qu'ont pu assister cette semaine, les salariés des quais de livraisons de la Tour valmy, celui du "lancer d'écrans, d'imprimantes laser et autres matériels informatiques"…L'arrivée sur le marché des "écrans plats", s'est traduite par la mise au placard des anciens plus encombrants. Mais ces mêmes placards étant déjà bourrés à craquer de pc… c'est par la bonne vieille méthode du classement vertical que le matériel a été débarrassé.
Plutôt que de recycler auprès du personnel ou d'associations, la dizaine de palettes fut littéralement jetée sans ménagement dans un camion…direction le broyeur !
De quoi relativiser les bonnes intentions affichées par la direction lors de l'amendement MESSIER, PDG de Vivendi qui permet aux entreprises d'équiper leurs salariés en PC… moyennant déductions fiscales.
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EURO
C’est par une consultation formelle du CCE que la direction a choisi de recueillir l’avis des syndicats sur le projet du passage à l’Euro…Ce document qui découlait d’un accord de branche signé le 19 juin par 3 fédérations FO, SNB et la CGT, a fait l’objet à la SG de deux réunions de " concertation " avant d’arriver à cette consultation du CCE du 26 juillet.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux réunions n’auront pas été de trop pour améliorer la première version du projet de la direction sur l’Euro. Un certain nombre de points ont dû être sérieusement modifiés pour finalement lever certaines ambiguïtés et améliorer les conditions de travail et de sécurité du personnel lors du passage à l’Euro.
Par contre, alors que nous sommes intervenus pour l’instauration d’une prime plancher significative plutôt qu’une sur-majoration des heures supplémentaires, la direction a choisi d’encourager les volontaires en maintenant les contreparties financières au niveau de celles de l’accord de branche…
TENACE.COM
Notre persévérance face au risque pénal qu’encourait le personnel a permis que soit écarté toute responsabilité pénale des salariés pendant la période du passage à l’Euro …
Elle aura été utile si l’on en croit une note du réseau qui sous la plume de M. JUAN prévenait en juin que " l’Euro fiduciaire sera porteur de risques opérationnels pour les banques " et de conclure, en attirant l’attention de tous sur les conséquences pénales … Cette note " redispatchée " a été accompagnée d’un NB précisant que le terme " responsabilité pénale ne devait pas être pris à la légère " et qu’elle visait non seulement les banques mais aussi les agents des banques qui " même par négligence " risquaient des peines de prison. Nous nous félicitons que ce risque ait disparu…ainsi que celui des sanctions professionnelles.
WWW . LIBRE
Malgré des demandes répétées de la CGT, la direction nous refuse toujours l’accès à l’intranet. C’est donc librement et gratuitement sur notre site Web que vous pourrez consulter le texte Euro (entre autre…), posez vos questions ou donnez votre avis. Au chapitre des nouvelles rubriques, après celle des "Faiseurs d’opinions" épinglés, vous pourrez y trouver maintenant la rubrique indispensable pour les retours de vacances : les archives des Infos. Heureusement qu’Internet n’appartient pas à la SG !
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4 D ESTIVALE
Il est difficile, même pour les initiés de suivre les péripéties de l’évolution du dossier 4D. Ainsi, la réunion du CCE du 5 juillet sur le sujet a tournée court. Prévue, entre autre sur le sujet, et sur la lettre d’orientation budgétaire du PDG pour l’année suivante…la direction entendait bien en même temps, " traiter " le projet Echange Image Chèque (EIC), le passage à l’Euro, l’intégration de la Sogénal à la SG et, cerise sur le gâteau…la " création d’une division banque d’investissement organisée sur une base sectorielle " dans SGIB…pour lequel les médias font le siège des permanences syndicales afin d’en savoir plus.
Jugeant que 4D, l’EIC et l’Euro étaient des sujets suffisamment conséquents pour être traités avec le temps nécessaire, les élus ont refusé d’expédier les autres points en affaires courantes et donc, de les intégrer dans l’ordre du jour de la séance.
Quoiqu’il en soit, le manque de sang-froid du DRH Alain PY a finalement fait tourner court l’ensemble des points restant à l’ordre du jour…
Il reste donc maintenant à faire le bilan pour ces différents points.
Concernant 4D, plusieurs intersyndicales ont eut lieu et une lettre a été adressée à PY pour lui demander de renouer au plus vite le dialogue. Une rencontre syndicale est prévue dès la rentrée sur le sujet pour tenter d’organiser un débat sur le fond qui amènerait enfin à "un front commun" constructif.
EUROSOLIDAIRES…suite
La dernière mouture du texte de la direction qui régira le passage à l’euro pour la Société Générale a été présentée à la Commission économique du CCE le 20 juillet.
Il résulte en fait de la signature de l’accord de branche, mais aussi de 2 réunions de " concertation" patronat - syndicats qui n’auront pas été superflues à la SG pour faire évoluer le document initial remis au CCE…
Ce document qui sera soumis à la consultation du CCE du 26 août, sera disponible sur notre site internet après avoir expurgé certaines parties qui pourraient poser des risques au niveau sécurité.
Nous reviendrons la semaine prochaine sur les points précis de ce documents mais nous pouvons d’ores et déjà nous féliciter d’un aspect que nous avons défendu dès le début des discussions sur l’euro et qui concerne les salariés sous traitants de la SG…puisqu’il est rappelé qu’ils devront bénéficier des mêmes contreparties que les salariés SG. De quoi remettre en débat l’intérêt de l’explosion de la sous traitance dans les services centraux officiellement à hauteur de 6.066 salariés pour 10.000 salariés Société Générale.
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PRÉRETRAITÉ A PAQUES…
Il fallait s’y attendre, la première réunion de négociation pour l’application à la Société Générale de l’accord de branche AFB pour les préretraites n’a servi que de tour de chauffe. Le DRH, Alain PY a annoncé la couleur, même en cas de signature d’accord, il n’y aura pas de départs avant la fin des opérations de passage à l’euro, c’est-à-dire le 31 mars 2002… Cette réunion du 10 juillet aura surtout servi à la direction à poser ses marques, autrement dit à situer le cadre extrêmement limité du nombre des départs qu’elle financera, au grand maximum une centaine par an entre 2001 et 2003, et pour la quasi-totalité réservés aux candidats âgés de 58 ans qui postuleront. Il faut dire que, contrairement à l’ ARPE financée par l’ UNEDIC (qui vient de se terminer), ce type de préretraite est à la charge de l’entreprise. Le créneau sera donc bien mince pour ceux qui pourront en profiter, et encore, à des conditions pas très intéressantes puisque l’indemnité compensatrice sera équivalente à environ 60% du salaire brut, à moins que la négociation ne les améliore. Pas de doute, ce ne sera pas le dispositif " lourd et massif " dont ne veut pas notre DRH. Autre frein puissant, les prévisions de départs augmentent considérablement à partir de la génération 46, jusqu’à celle de 1951. Les départs prévus iront entre 1500 jusqu’à près de 2000 chaque année dans cette période. Aux yeux de la direction, des départs en préretraites pour ces générations ne sont pas supportables s’ils sont à sa charge…Pas la peine non plus de compter sur une prolongation des dispositifs financés par l’ UNEDIC, le MEDEF ne veut pas en entendre parler, et il a le soutien des grandes entreprises pour " rééquilibrer les comptes sociaux ". C’est sur l’air de la catastrophe annoncée que nous avons entendu une nouvelle charge contre la retraite à 60 ans. En définitive, cet accord signé à l’AFB par FO et la CFTC va accoucher d’une souris, et nombreux seront les déçus parmi les quinquas. Prochain épisode le 4 septembre.
EUROSOLIDAIRES
C’est un curieux argument, la solidarité entre les personnels de la maison, que la direction emploie pour justifier le recours à des renforts des services centraux vers les back-offices des agences et des back-offices vers l’accueil clientèle pour le passage à l’Euro. Deux réunions se sont tenues avec les syndicats pour présenter l’application de l’accord de branche avant la consultation du CCE le 26 juillet. La CGT a réclamé, et obtenu plusieurs modifications importantes du document en matière de sécurité physique et pénale qui ne respectaient pas l’accord de branche. Nous avons également insisté sur la possibilité d’embauche définitive des intérimaires et CDD, sur la totalité des renforts prévus 130 000 jours/homme, ils représenteront 72 000 jours. Selon la direction du réseau, la totalité des demandes présentées par les directions des groupes a été satisfaite, elles devraient être présentées dans le détail dans les prochaines réunions de CE. Dans les moyens prévus, figure l’équivalent de 24 000 jours/homme d’heures supplémentaires, qui constitueront le gros des dérogations utilisées dans le réseau, ce qui représente tout de même près de 200 000 heures étalées sur 4 mois… Par contre, nous avons obtenu l’inscription en clair du principe du maintien des horaires d’ouverture des agences et des caisses qui ne seront pas modifiés. Concernant la question des congés et des jours RTT, la direction limite au mois de janvier la période pendant laquelle ils pourront être refusés, sauf si le fonctionnement du service n’est pas gêné ou pour raison familiale. La limite de prise des congés annuels sera reportée au 30 juin. Quant aux contreparties, elles n’encourageront sûrement pas le volontariat des petites mains appelées à la solidarité pour renforcer les bases avant clientèle si elles ne sont pas sérieusement améliorées, en particulier par l’instauration d’un plancher comme en 98. Si elles favorisaient les plus hauts salaires, alors il ne faudrait pas s’étonner d’une grève du volontariat…
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AU PAYS DES 35 HEURES
Savoureuse réunion de la Commission de Suivi de l’accord 35h…à la fin de laquelle le Directeur des Relations Sociales nous a appris que sur la feuille de paye de juillet apparaîtrait une nouvelle mention consécutive à la décision de la Direction de demander à bénéficier des aides publiques attribuées aux entreprises passées aux 35 heures ! Après les charges dans la presse et ailleurs de Daniel BOUTON, nous notons qu’il ne rechigne pas à recevoir des subsides de l’Etat, ce qui finalement est un sport assez couramment pratiqué des hérauts du libéralisme. On ne pourra s’empêcher également d’observer que les catastrophes annoncées par les détracteurs de l’accord ne se sont pas produites… les statistiques remises en séance, que vous pouvez consulter sur le site Internet CGT, ne montrent pas de généralisation des horaires décalés ou de flexibilité tous azimuts. L’essentiel des critiques et des difficultés relevées par la CGT et par les autres syndicats porte sur les régimes de travail spéciaux, comme le temps partiel, les auxiliaires de vacances ou les contrats de qualifications. La Direction devrait apporter des réponses en septembre puisqu’une seconde réunion s’avère nécessaire et plus tard dans un document qui récapitule toutes les modalités d’application de l’accord. Des améliorations devraient être apportées également dans le traitement des soldes de congés pour les longues maladies, les invalidités, les congés décès. La Commission de Suivi a été également l’occasion de protester contre la réapparition dans quelques groupes des " zones rouges "… une notion quelque peu contradictoire avec la nécessité de prendre des jours RTT tout au long de l’année… Ainsi qu’avec la décision du réseau d’affecter un jour collectif RTT le 31 décembre, en plein dans la zone rouge fixée prématurément par certains patrons de groupe ! Ceux qui voudraient interdire la prise de jours RTT en juillet-août, le lundi, le mercredi, le vendredi, le samedi vont se faire rappeler à l’ordre. La CGT a également critiqué l’attitude de la Direction sur les fermetures collectives qui a conduit aux aberrations des ponts en région parisienne. Si sur ce point, la Direction n’a pas l’air décidé de faire beaucoup d’efforts, nous n’en ferons pas non plus sur la quarantaine d’agences qui dépassent l’horaire limite de 19 h prévu par l ‘accord, pour lesquels nous avons exigé le respect du texte signé.
ACCORD RETRAITES
Un accord a été signé entre les syndicats et la Direction, la CFDT a reporté sa décision, pour prolonger le régime de retraites supplémentaire baptisé IP VALMY jusqu’en 2004. Il s’agit du régime qui s’ajoute à la pension vieillesse et à la retraite complémentaire pour lequel vous recevez un relevé annuel. La rente ne sera pas modifiée dans ses règles d’attribution, par contre l’accord prévoit l’intégration dans la rente du complément bancaire. Les syndicats ont obtenu que la rente équivalente soit égale au cinquième du complément. Rappelons que seuls les salariés ayant travaillé avant le 31 décembre 1993 sont concernés par cette intégration.
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LE TRIO 4D
Ils n’étaient pas moins de trois, messieurs Ogier, Launay et Douzou, venus plancher devant la commission économique du CCE pour expliquer les grandes lignes du projet 4D en prévision de la séance plénière du 5 juillet sur le sujet. Très prudents sur la question sociale, les dirigeants du réseau ont insisté sur la présentation très en amont d’un projet pour lequel de nombreux choix ne sont pas finalisés. C’est par exemple le cas du sort des délégations régionales, du nombre exact et de la localisation des services clients qui devraient regrouper les bases arrières, ou des relations exactes et des compétences des différentes entités, DEC, UC, CRCM, et services clients. Pour l’instant, nous n’avons pas encore mesuré si la direction a l’intention, dans l’élaboration de son projet, de tenir compte des critiques et des propositions syndicales … car ce n’est pas qu’un problème de gestion douce du passage à la nouvelle organisation en attendant les départs en retraites des 5000 quinquas qui travaillent dans les back-offices. La réforme est structurante, elle a un coût qui pèsera sur la rentabilité du réseau et comporte des aspects qui peuvent mettre en cause l’unité de l’entreprise… et son efficacité tout autant que la qualité de son réseau. Le modèle d’agence Société Générale est remis en question et cela mérite quelques précautions. La CGT pense que l’importance du sujet devrait déboucher sur un ensemble d’engagements et de garanties au plan économique et social, négociées avec les syndicats. Ce sera justement l’objet du débat le 3 juillet puisque les syndicats ont décidé de se rencontrer ce jour-là.
CHAUDE RENTREE
Réunie le 25 juin la commission nationale paritaire AFB a entendu De Massy annoncer que le dossier préparatoire à la négociation salariale 2001 n’était pas prêt du fait du retard pris par les banques à communiquer leurs statistiques. L’année dernière, la négociation de branche avait été expédiée en mars 2000, et s’était conclue par un résultat nul, dossier préparatoire ou pas. Depuis, les résultats des banques ont explosé, les bonus et les rémunérations des dirigeants aussi. Rappelons qu’à la Générale, la rémunération de nos 9 patrons a augmenté de 26% hors stock-options et que si le chiffre des bonus 2001 est inconnu, il est supérieur aux 2 milliards distribués en 2000. On n’a pas oublié que les banquiers pleuraient misère pour justifier leur acharnement à tuer la prime d’ancienneté… et nous promettaient que les négociations d’entreprises pourraient enfin servir à augmenter significativement les salaires en fonction des résultats des banques. En fait, la situation s’est considérablement aggravée et l’on va tout droit vers une banque à 2 vitesses. Ce n’est pas en expédiant entre Noël et Jour de l’An 2001 l’attribution d’une prime d’un quart de mensualité que la direction de la Générale est quitte d’une vraie négociation salariale. A l’AFB, les 5 fédérations ont renouvelé leur exigence d’une augmentation générale des salaires de base de 500 Frs, soit 6500 Frs par an ou 1000 € et d’une augmentation des minima professionnels. Elles ont refusé d’engager la négociation pendant les congés. En fixant la négociation salariale le 3 septembre, à la rentrée, elles veulent se donner les moyens de faire réagir le personnel de la profession.
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EURO SECURITE
L’accord de branche AFB pour le passage à l’euro a été signé le 19 juin par 3 fédérations FO, SNB et la CGT. L’accord comporte 3 volets, sécurité, organisation du travail et contreparties aux dérogations. La CGT se félicite que plusieurs de ses propositions importantes aient été retenues. La sécurité physique et pénale du personnel sera mieux garantie, notamment par l’obligation de procéder au change francs-euro dans des agences sécurisées et par rendez-vous pour les montants importants. L’épineuse question de la responsabilité pénale des agents effectuant un change supérieur à 10000 € a enfin été résolue devant notre fermeté : le versement des espèces sera recommandé et en cas de refus du client, la déclaration aux autorités prévue par le code monétaire devra être systématiquement faite. Une information spécifique sera diffusée par les banques au personnel concerné de telle sorte qu’aucun responsable ne puisse faire pression pour passer outre au nom de l’intérêt clientèle. D’une manière générale, les mesures de sécurité et la limitation du change à 2000 Frs pour les non-clients que nous avons obtenues devraient limiter au mieux les risques. Elles vont à l’encontre de la volonté des pouvoirs publics qui réclamaient la multiplication des points d’échange sans pour autant mettre les moyens de protection nécessaire… La CGT a également obtenu une garantie importante pour éviter que les erreurs qui risquent d’être nombreuses ne servent de prétexte à une avalanche de sanction. L’accord de branche, dans ce domaine est le seul à prévoir des garanties comme dans les autres d’ailleurs puisque aucune négociation n’a été engagée en dehors de l’AFB … L’ accord va donc servir de référence et c’est une chance compte-tenu de l’approche des pouvoirs publics qui s’apprêtent sous la responsabilité du ministre des finances à prendre un décret facilitant les demandes de dérogations au droit du travail ! D’où l’importance des contreparties et des limitations prévues par l’accord dans sa partie traitant des dérogations. Il n’est pas question par exemple de modifier les horaires et jours d’ouverture des agences et de travail du dimanche restera interdit dans le réseau. Ce dernier sera limité aux fonctions supports informatiques. Le frein le plus puissant aux dérives étant le coût, les contreparties obtenues pèseront un certain poids, au bénéfice d’ailleurs des personnels volontaires… Cette fois-ci, les entreprises sous-traitantes ne devraient pas échapper à l’obligation de verser les contreparties à leurs salariés, l’accord prévoyant une disposition en ce sens afin que le décret ministériel qui va l’étendre en tienne compte. Au plan de l’emploi, l’accord invite les banques à anticiper leurs recrutements pour favoriser les renforts en CDI. Pour ce qui concerne la Société Générale, plusieurs réunions vont se tenir en juillet pour adapter l’accord de branche.
MID-YEAR REVIEW
Présenté au CCE en Novembre 2000, le projet d’enrichissement de l’évaluation des managers de SGIB ne devait concerner que des managers-clé. Le système n’a, paraît-il, pas vocation à se substituer aux modalités d’évaluation existantes. Le questionnaire est articulé en 4 parties : évaluation par des collègues, les subordonnés, le supérieur hiérarchique et … une auto-évaluation ! Déjà très discutable, on se demande s’il s’agit vraiment d’enrichir quelque chose, dès lors que l’on sait que SGIB est l’endroit où les entretiens annuels se tiennent le moins souvent, quand ils se tiennent. Dans ces conditions, force est de constater la tendance naturelle à SGIB à s’affranchir de ses obligations conventionnelles sur le sujet au profit d’un ersatz… qui n’est même pas rédigé en français ! La commission sociale du CCE va devoir embaucher un traducteur pour demander des explications à Christian Méli sur le " Mid-Year Review ", mais on attend avec impatience son " feedback " à ce propos.
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4D OU LE RÉSEAU DEMANTELÉ ?
Le projet 4D va prochainement être à l’ordre du jour du Comité Central d’Entreprise. Le document de présentation de la nouvelle organisation vient d’être adressé aux représentants du personnel. A la première lecture, force est de constater que ce document confirme nos interrogations. Il s’agit bien en effet d’une profonde modification de l’organisation du réseau qui passe d’un modèle structuré sur 130 groupes géographiques exerçant chacun leurs métiers à un modèle structuré par métier : 80 directions d’exploitation commerciale constituées sur 3 ou 4 ans, 5 centres de relations clientèle multimédia ayant notamment la fonction de centre d’appel filtrant, les unité commerciales regroupant plusieurs agences dont le nombre se situerait entre 300 et 350 et enfin les " services-clients " regroupant dans un délai de plusieurs années (jusqu’à 2007-2008) 250 personnes sur des pôles situés dans les grandes villes de province et en Ile de France. Maître mot du fonctionnement de ces entités, plus de productivité et de rentabilité… chaque entité se comportera comme un client/fournisseur des autres, le tout faisant l’objet de contrats de services ! Certes le souvenir du plan social 93 et de la puissante grève qui l’a accompagné a marqué les esprits : le document est très prudent sur la stratégie de migration et s’étend sur la gestion du " dispositif intermédiaire " garantissant aux 5633 personnes affectées dans les bases arrières le maintien de leur emploi localement. Cela dit, il n’y a pas que les bases arrières et 4D ne pose pas que des problèmes sociaux. Rappelons-nous qu’en 1993, l’un des motifs de l’affrontement fut le sentiment que la direction générale, qui ne jurait alors que par le développement de la banque d’investissement, risquait de casser le réseau… Cette question mérite d’être reposée aujourd’hui d’autant qu’il n’a pas été répondu aux critiques des représentants du personnel. C’est ainsi que par exemple, contrairement aux engagements pris devant nous, les appels téléphoniques de la clientèle sont bel et bien redirigés sur les centres dans les groupes tests… une procédure qui se généralise dans les entreprises et dont on a tous goûté les joies en appelant par exemple un numéro unique à choix multiples ! Pas de réponse non plus à nos critiques sur l’éloignement des centres de décisions ni sur le fait que ce modèle, déjà existant dans d’autres banques, n’a pas fait la preuve de sa supériorité. On parle beaucoup dans ce document de mutualisation des traitements et des moyens, un terme élégant pour rappeler un simple regroupement et cela aboutit, pour l’essentiel et au final, à des suppressions d’emplois. Dans ce processus, les bases arrières devenues les services clients sont les premières visées mais les conséquences sociales prévisibles vont bien au-delà tant l’organisation du travail est bouleversée :lors de l’annonce, la direction avait assuré qu’elle tiendrait compte des observations et des propositions syndicales au cours de l’élaboration du projet 4D…. pour l’instant, on ne l’a pas vérifié. Il va donc falloir que le débat qui va commencer le 27 juin au comité central aille bien plus loin que le formalisme habituel de la consultation des instances représentatives. La CGT entend bien y contribuer et associer largement le personnel à l’information et aux débats.
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TOUT FLATTEUR VIT AUX DEPENS…
Les insistantes rumeurs de contacts entre BNP Paribas et la Société Générale ont donc finalement été démenties, notamment par Michel Pébereau récemment. Ceci d’ailleurs n’a nullement empêché la Tribune du 5 de broder sur une fusion d’égaux à portée de main… comme quoi la pression n’est pas prête de redescendre, et d’autant moins que la commission européenne a finalement réussi à établir un projet de directive sur les OPA. Il s’agit de faciliter des opérations transfrontières, mais aussi de favoriser les OPA hostiles. Paradoxalement, la directive octroie un droit d’information renforcée des salariés des entreprises cibles, une précaution pas très utile mais qui traduit un climat de contestation de plus en plus fort des raids meurtriers pour l’emploi. Faut-il voir dans ce changement de climat l’origine de la correction de trajectoire des banquiers français ? Les voilà pris d’une prudence plus conforme à leur métier. Désormais, les opérations transfrontières qui évitent la dangereuse question de la fusion des réseaux sont privilégiées. C’est ainsi que notre président est devenu un disciple de Beaumarchais. Interrogé au comité de groupe, il a proclamé l’ouverture de la direction générale à " des combinaisons domestiques européennes acceptables par l’entreprise et par ses salariés "… tout en refusant de flatter le ROE au profit d’une culture de développement durable. S’il n’est pas d’éloge flatteur, une telle profession de foi mérite bien un compliment. Le personnel du réseau sera pour sa part intéressé de noter que si l’ouverture des comptes jeunes et la distribution de crédit ne flattent pas le ROE , ils s’inscrivent par contre dans le développement durable.
PAN SUR LE BEC
Le conseil des prud’hommes de Paris vient à nouveau de condamner la Société Générale dans une affaire de licenciement qui remonte à Juin 98. L’affaire porte sur le respect de l’article 30 de l’ancienne convention collective devenu l’article 26. Ce rappel vient à point nommé et explique pourquoi les banques voulaient se débarrasser de l’article 30… impossible donc, y compris pour les nouveaux embauchés d’invoquer une insuffisance professionnelle qui ne soit pas dûment établie sur un motif objectif, et encore moins d’en conclure que le licenciement peut intervenir avant d’avoir proposé un nouveau poste.
DIRECTEUR DESHONORANT
Ancien de la DRH, conseiller prud’homme patronal de Paris, il siège encore à la commission paritaire de recours disciplinaire pour le compte de l’AFB… Sa réputation n’est pas celle d’un tendre, ce qui n’aurait pourtant pas dû le conduire à se présenter comme candidat sur une liste d’extrême droite aux élections municipales à Nogent sur Marne. Jean Couëdelo, qui s’affiche comme directeur honoraire de banque sur la liste, professe ainsi " la priorité pour les français "… une priorité qui jette un doute sur l’impartialité d’un magistrat qui représente la république. Les nombreux salariés de nationalité étrangère de la Générale apprécieront… La question se pose s’il n’est pas temps de se séparer de ses services à l’AFB, comme elle est posée au conseil des prud’hommes.
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SANS DEC ?
Le document décrivant le projet de mise en place des unités commerciales a été adressé à la commission économique du CCE. La nouvelle structure appartiendra aux directions d’exploitation commerciales, les DEC, qui doivent se substituer aux groupes actuels du réseau dans le projet 4D. La CGT s’était inquiétée, lors de la présentation de 4D, de la création des DEC qui ressemblent plus à une nouvelle restructuration aboutissant à créer des supers groupes régionaux qui éloigneront encore plus les centres de décision du client, le projet 4D est en effet bien court sur l’intérêt commercial réel de ces DEC, sauf l’intérêt économique de faire de nouveaux gains de productivité bien sûr. Il faut bien dire que le document décrivant les unités commerciales ne nous fera pas changer d’avis de ce point de vue. Aucune ambition commerciale dans ce projet qui vise seulement à regrouper des agences dans une même entité, dont le principal objet affiché est " d’introduire de la souplesse dans notre organisation " et pour faire quoi ? … " Améliorer notre capacité à répondre aux besoins de proximité et de conseil de nos clients " ! Il faudra nous expliquer comment des UC amélioreront le besoin de proximité en organisant une entité supplémentaire qui ne palliera pas à l’éloignement plus grand des DEC une fois les groupes disparus. Point d’ambition là-dedans, qui se traduit par l’extrême indigence du dispositif présenté. L’UC serait constituée d’agences au maximum 6, d’une zone plus ou moins grande, au gré de considérations locales ou régionales dans laquelle le schéma actuel de l’organisation d’une agence, responsable et son adjoint, chargés d’accueil et conseillers persisterait et chacun garderait ses prérogatives…Quoi de neuf alors ? L’arrivée du RCL, le responsable commercial local, un nouveau R présenté comme un nouveau métier, officiellement chargé de " soutenir " l’action commerciale…. le poste aura un mérite, celui de permettre le reclassement de quelques cadres. Pour le reste, la principale novation consiste à organiser la " solidarité " entre les agences constituant l’UC, c’est-à-dire à pourvoir aux absences des uns et des autres ou aux besoins commerciaux, en déplaçant les gens avec ou sans leur consentement. C’est pratique pour mieux éponger les aléas en répartissant la charge sur un plus grand nombre. Du grand art qu’il faut avoir un certain culot de baptiser " solidarité " ! Quid de l’intérêt commercial des unités commerciales dirait Candide ? Tu ne comprends décidément rien aux contraintes du ROE répondrait le Jedi… L’inquiétude perce toutefois dans le projet remis à la commission qui prend quelques précautions de rédaction pour faire passer la pilule de ce qui n’est qu’un " projet de pratiquer des tests ". Il faudra faire beaucoup mieux pour convaincre.
EST-OUEST
Ce pourrait être le remake d’une série B, c’est presque-çà. Contre toute logique et tout bon sens, alors que la quasi-totalité du personnel des Banques est couverte par des accords 35 h, le patronat continue de refuser de fixer les jours de fermeture collectifs de manière coordonnée, aussi bien au plan de la profession qu’au plan des établissements. C’est ainsi que la Société Générale a fixé seule 2 jours de fermeture au plan national et que la direction nous a répondu que pour le reste, chaque établissement déciderait. Quelques directeurs locaux, tenant compte des particularités locales ont fixé un ou 2 jours de fermeture supplémentaires. Mais la plus belle sonnerie, c’est les décisions contradictoires des délégations régionales Est et Ouest Ile de France. Bien que non habilitées à prendre une telle décision, celle de l’Ouest a refusé de fermer les 7 et 25 Mai tandis que celle de l’Est a accordé les ponts ! Conséquence du partage de la capitale aux municipales, Ouest à droite, Est à gauche ? Plus sérieusement, on peut légitimement s’interroger sur l’imbroglio et le mécontentement générés par l’obstination de la direction et du patronat bancaire en général sur la question. Question qu’il faudra revoir en commission de suivi.
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MUTUELLE WARNING
Qui se souvient de la campagne des mutuelles de santé baptisée " Mon corps n’est pas une bagnole "… il s’agissait de protester contre la transposition d’une directive de Bruxelles visant à appliquer aux mutuelles les mêmes principes que ceux des compagnies d’assurances … sous couvert de libre concurrence. L’enjeu est en effet considérable et représente un marché de plusieurs milliards qui suscite bien des appétits. Il y a bien une spécificité mutualiste car elles sont censées avoir un fonctionnement solidaire sans but lucratif. Il a donc fallu d’âpres discussions avant que ne soit finalisé le projet d’ordonnance transposant la directive. Officiellement, la Fédération de la mutualité, à laquelle adhère notre mutuelle, est satisfaite du projet… Reste à savoir exactement qu’elles en seront les conséquences exactes au quotidien. Il y a pourtant encore de quoi s’inquiéter. Depuis plusieurs années les charges de remboursement de la mutuelle augmentent, notamment par les réduction des remboursements de la sécurité sociale, ce qui a conduit à une augmentation régulière des cotisations. Revers de la médaille, le président de la mutuelle a dû demander l’autorisation au conseil d’administration pour augmenter les cotisations car elles étaient indexées sur le point bancaire qui est resté bloqué depuis 1996 par l’AFB. Espérant certainement se libérer d’une contrainte l’obligeant à justifier chaque année la hausse des cotisations, ce dernier a proposé au cours de la dernière réunion du conseil d’administration d’indexer les cotisations, soit sur la consommation médicale, soit sur le plafond mensuel de la sécurité sociale ! C’est décidément une manie chez les présidents de nos organismes sociaux de tenter de s’affranchir du contrôle des représentants des cotisants sur leurs décisions. Quoi de plus normal pourtant que le budget, ressources et dépenses soit élaboré tous les ans sous le contrôle du conseil et de l’assemblée générale ?
LES BONS COMPTES DU CCE
Conséquence mécanique de l’explosion des rémunérations variables, c’est-à-dire des bonus, la subvention du comité central d’entreprise est en augmentation et devrait s’établir pour 2001 aux alentours de 51 millions de francs. La commission de contrôle des comptes préconise de profiter de cette manne supplémentaire pour réduire l’endettement du CCE et faire des économies sur les frais financiers… une préconisation qui ne serait pas désavouée par le ministre des finances. La commission préconise également quelques dépenses pour travaux dans les centres du CCE qui en ont bien besoin. Si on comprend la démarche d’une commission chargée des finances du CCE, on pourra quand même relever que cette gestion s’inscrit dans le cadre étriqué d’une subvention globale inférieure à 1% de la masse salariale, 0,9503% très exactement, pourcentage qui n’a pas augmenté depuis près de 20 ans. Si l’on compare ce pourcentage et les 86 millions qu’il représente à certains éléments de rémunérations qui chiffrent en milliards, on se dit que les moyens sont encore bien chiches. Les besoins sont pourtant loin d’être satisfaits et cette année encore, il y aura de nombreux refus face à l’augmentation des demandes d’inscriptions dans les centres du CCE.
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LAPSUS REVELATEUR
Officiellement, il s’agit de faire fonctionner 3 branches dotées d’une large autonomie en quasi-filiales. A l’étage présidentiel, c’est ce que nous avait affirmé Bouton la dernière fois que nous l’avons rencontré, et c’est ce qu’il a redit devant le Comité Central d’Entreprise… on a pourtant bien du mal à croire à ces propos rassurants et encore moins depuis la présentation du projet de scinder le comité d’établissement des services centraux en 3 entités correspondant aux 3 quasi-filiales, SGIB, PAEN et CEN. Rompu pourtant à la science de la langue de bois DRH, le directeur des relations sociales a bel et bien employé le terme de prochaine filialisation… à ce niveau, le lapsus est révélateur et s’il est volontaire, histoire de tester les réactions syndicales, la direction générale aura la réponse qu’elle peut craindre… Il ne faut pas craquer une allumette à côté d’un baril de poudre.
RADIO NOSTALGIE
Réunion le 14 à l’AFB de la commission paritaire pour examiner à nouveau la question des congés et du temps de travail. Après le dernier épisode, le jugement du tribunal réintégrant dans les avantages individuels acquis les jours fériés chômés et payés, on attendait de pied ferme la réaction de l’AFB. Toujours stoïque, De Massy a fait face en répondant que les avantages confortés par le jugement étaient couverts par les accords RTT d’entreprise d’une part, et par le projet AFB d’accord de branche d’autre part… sauf que ce dernier n’est pas encore signé ! La dernière mouture laisse encore aux banques non couvertes par un accord la possibilité de piocher dans le texte sans appliquer la totalité. Sous la pression, De Massy, après une longue interruption de séance est revenu en proposant de revoir son projet qu’il nous avait présenté en début de séance comme définitif. En l’état actuel, ce dernier devrait aboutir à la réintégration dans la convention collective des jours fériés chômés et payés, à fixer un minimum de branche reprenant les anciens jours flottants, à garantir au moins 212 jours aux cadres au forfait… On comprend pourquoi De Massy n’a pu s’empêcher une fois de plus d’évoquer avec nostalgie le défunt accord de janvier 99 qui n’attribuait par exemple que 215 jours à ces derniers.
LES MALHEURS DE CAROLINE
Ca ne s’invente pas ! Les fidèles de nos infos se souviennent de ce voyage en Laponie organisé par SGIB au frais de la princesse et pompeusement baptisé " séminaire "… Tout aurait pu bien se passer dans ce séminaire de travail, bien que de mauvais esprits aient pu s’interroger sur le sens du mot travail et le choix du lieu. Hélas, trois fois hélas, un accident de travail survenu à fait l’objet de la déclaration idoine communiquée au CHS. L’accident, une chute de ski survenue à 16 heures est donc classé dans la rubrique travail avec arrêt… C’est ainsi que Caroline chût sur le genou gauche en travaillant sur ses skis à 16 heures en Laponie… Elle est pas belle, la vie ?
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LESLIE ET LES ROMAINS
Sous le titre " Bagarre de Gaulois ", Leslie de Quillacq, ci-devant journaliste à la Tribune, résume les impatiences des marchés en ces jours de publication de résultats mirobolants pour les banques. Réclamant rien moins que la mise en vente du Lyonnais à la Société Générale ou à BNP-Paribas, elle perçoit d’importantes synergies possibles dans la banque de détail et aussi la perspective d’une empoignade générale incluant le Crédit Agricole, ALLIANZ et BBVA… Ce serait, selon ses vœux, une petite bagarre comme les gaulois les aiment ! En quoi la ci-devant se trompe, car c’est l’invasion romaine qui a transformé la Gaule en province marchande et d’un point de vue historique, ce sont plutôt les romains qui sont les pères d’affrontements mercantiles. Il n’en reste pas moins que la pression augmente au fur et à mesure que s’éloigne la bagarre de 99 et que depuis, aucune mesure efficace n’a été prise par les pouvoirs publics pour empêcher que le secteur bancaire français ne soit l’objet d’appétits et de l’appât de gains immédiats. Nous ne devrons compter encore une fois que sur nous-mêmes.
AGACEMENT PRESIDENTIEL
Venu plancher devant le comité central d’entreprise le 7 mars, le président a perpétué la tradition solidement établie qui consiste à " relativiser " les bons résultats communiqués à la presse et aux marchés, en gros, il faut continuer à serrer les boulons… Il était d’ailleurs prévu dans la foulée de consulter le CCE sur une série supplémentaire de restructurations dans le réseau. Sur la question de l’emploi 2001 toutefois, la CGT s’est abstenue plutôt que de voter contre les prévisions dans la mesure où elles prévoient un renforcement significatif même si, encore une fois, le réseau aura la portion congrue. Nous pensons d’ailleurs que les besoins sont sous-estimés et que les prévisions devront être dépassées pour faire face à la charge de travail et aux 35 heures… ces 35 heures toujours autant vilipendées par notre PDG qui semble cependant avoir perdu espoir sur un retour en arrière après 2002 ! Ce n’est d’ailleurs pas le seul sujet d’agacement de Daniel Bouton, qui a menacé de revenir à une consultation formelle une fois les projets bouclés si les élus continuaient à le harceler de questions sur le projet 4 D. Il s’agirait donc d’un projet ouvert qui n’est qu’au stade de la réflexion. Rappelons que l’unité de base ne serait plus le groupe et que l’organisation pourrait varier d’un endroit à l’autre… dont acte, on peut admettre que le projet n’est pas ficelé… Ce qui ne signifie pas qu’il ne soit pas dangereux ! A cet égard nous n’avons aucune garantie sur les nombreuses questions posées et ce qui ressemble tout de même beaucoup à une centralisation du réseau avec la création de plateformes régionales spécialisées, que ce soit dans le multimédia ou le contentieux. Cela ne signifie pas non plus que la stratégie soit originale ; ce type d’organisation, les projets de filialisations des branches d’activités… C’est aussi dans les tuyaux au Crédit Lyonnais et à BNP-Paribas ! Tout ceci laisse penser que ficelé ou pas, 4D est une ficelle un peu grosse et que l’agacement du Président ne traduise surtout son inquiétude des réactions à venir…
CAS PAR CAS
Il a suffit que ce soit un représentant CFDT qui la demande en premier pour que l’ouverture d’une négociation sur le temps partiel soit sèchement refusée par Alain PY au cours de la réunion du CCE. Question de principe semble-t-il, compte-tenu d’imbroglio juridique en perspective. Les questions sont donc reportées à juin, date prévue dans l’accord pour la réunion de la commission de suivi et à 2002 pour la négociation d’un nouvel accord sur le temps partiel. En attendant, la DRH se contentera de traiter les dossiers au cas par cas, n’hésitez donc pas, nous nous ferons un plaisir de transmettre…
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EUROLAND
Le passage à l’Euro fiduciaire était à l’ordre du jour de la commission paritaire du 1er mars. L’AFB a proposé de reconduire un accord dérogatoire du même type que celui de 98 permettant le travail du week-end ou l’augmentation de la durée quotidienne maximale du travail. Mais le contexte a bien changé et le nombre de salariés concernés sera beaucoup plus important, près d’un tiers dans les agences. Les syndicats ont exigé que l’accord porte sur l’ensemble des problèmes, sécurité, blanchiment, dérogations et contreparties. Il existe en effet des risques sérieux, comme par exemple en matière de blanchiment puisque l’exemption de responsabilité pénale dans les échanges d’espèces francs-euros sera limitée à 10000 euros. La CGT a également averti la délégation patronale qu’on ne nous referait pas le coup de 98 : de nombreux sous-traitants avaient utilisé les dérogations et sur-facturés leurs services sans pour autant verser les contreparties prévues par l’accord à leurs salariés ! Concernés ou pas par la convention collective des banques, tout le monde devra payer les mêmes contreparties pour bénéficier des dérogations. Prochaine réunion le 4 avril.
PAN SUR LE BEC
Nouvelle gamelle de l’AFB devant la justice : le tribunal de Paris a rendu son arrêt le 27 février. Le 26ème jour de congé, les jours fériés chômés et payés, le droit pour les conjoints de partir en congés annuels ensemble sont des droits individuels acquis au titre de l’ancienne convention collective. Concrètement, ce jugement ne change rien à la Société Générale car notre accord a consolidé ces dispositions … mais il a valeur d’exemple pour un certain nombre d’usages que la direction tente de faire passer à la trappe subrepticement comme l’heure accordée au Mardi gras dans certaines localités. Reste aussi au plan de l’AFB à régler le sort des banques non couvertes par un accord d’entreprise. Une réunion de la commission paritaire doit se tenir sur le sujet le 14 mars prochain : le jugement, qui tranche sur le chômage des jours fériés, renforce la position des syndicats... et dément au final ceux qui ont cru que les banques imposeraient leur volonté.
VIVE LA CAPI
A l’heure où le MEDEF agresse nos régimes de retraites par répartition et vante les mérites de la capitalisation, il est édifiant d’observer le bilan mitigé présenté au Conseil de l’I.P. Valmy, qui gère notre régime par capitalisation. Avec un résultat négatif de 0,97%, on ne peut pas dire qu’on se prépare avec ça des jours heureux … Le résultat de cette année sera donc négatif puisque les droits à rente n’ont été revalorisé que de 1%, soit à 0,6% de moins que l’inflation … la CGT réclamait 1,6%, elle a voté contre mais l’insistance syndicale a limité les dégâts : les représentants de la direction préconisaient 0% ! Et pourtant, ils auraient pu faire un effort …. Outre les résultats financiers, la part variable versée par la direction au régime en plus des cotisations est calculée sur un ROE plafonné à 15% … pour un ROE réel de 19% ! Il se trouve justement que l’accord devant être renégocié prochainement, nous ne manquerons pas de le rappeler à la direction, tout autant que de la nécessité de rattraper le faux pas de cette année.
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A LA SOUPE
La SG n'a pas hésité à ouvrir le bal des annonces des résultats annuels des banques françaises. L'augmentation des résultats (36%) est suivie de près par celle des dividendes (35%) et des frais généraux de la banque d'investissement (33%) principalement liée aux "éléments de rémunérations variables"… Alors que la commission intéressement se réunira le 1er mars, notre PDG dévoile d'ores et déjà dans la presse le grand retour de la participation (320 millions de francs) qui s'ajoutera cette année à l'intéressement (360 millions)...
DROIT SOCIAL EUROPEEN
L'annonce des résultats est une fois de plus l'occasion pour la presse de se pencher sur la stratégie internationale de notre entreprise…et de ressortir l'étendard des fusions. Ce sont ces mêmes projets européens qui ont motivé la lettre que les 5 syndicats viennent d'envoyer au Président. L'acquisition des activités européennes de financements spécialisés à Deutsche Bank et la réorganisation administrative des 6 succursales de l'union européenne n'ont été accompagnées pour l'instant que de réponses évasives contredites par les faits.
Les 5 demandent que les obligations sociales qui s'imposent à notre entreprise en France servent de référence pour la gestion sociale de ses implantations européennes, notamment en termes d'emploi et de reclassement dans le groupe.
Un engagement fort, certes, mais qui semble nécessaire pour un groupe qui se veut européen.
A suivre…
FAUT PAS GACHER
"On paye cher pour recruter, ce n'est pas pour mettre fin à des contrats de travail sans bonne raison". C'est en ces termes que la direction répondait à la CGT sur l'explosion des fins de périodes d'essai lors de la Commission économique du CCE du 20 janvier qui planchait sur l'emploi... Certes, nous n'allons pas minimiser l'impact des 2403 recrutements de l'année 2000. Mais on ne peut passer sur certains grains de sable qui grippent le discours huilé accompagnant l'annonce de ces chiffres.
Audrey ne s'attendait pas à faire partie de ces grains de sable. Et pourtant, recrutée en juin 2000 comme cadre confirmée, spécialiste internet, elle fait sans encombre une période d'essai de 9 mois…quand le 14 février, elle se voit "démissionnée" sans autre formalité, ni reproche fondé !
"Démissionnée", car il est impensable pour la DRH que la rupture d'une période d'essai soit à l'initiative de la direction…Il y a donc 100% de démissionnaires. "Les jeunes préfèrent partir vers des pâturages plus verts", "les tensions du marché accompagnent la hausse des recrutements". Un discours qui se rapproche plus de la planification soviétique des années 50 que d'une attitude responsable et efficace pour le cas de cette jeune cadre... On remerciera au passage DIST/DIF et Alain Brunet responsables de ce gâchis parmi d'autres. A l'heure où notre PDG claironne sa stratégie "multicanale", c'est la cohérence du vide.
On attend avec impatience le prochain épisode où l'on nous expliquera benoîtement au CE qu'on arrive pas à recruter des jeunes, spécialistes de surcroît…à cause des tensions du marché !
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REPLI STRATEGIQUE
Le MEDEF a finalement opéré un repli stratégique prudent en prolongeant de 2 ans le paiement des cotisations à l’ASF qui garantissent la retraite à 60 ans. On notera que la mobilisation des salariés du 25 janvier n’aura pas été inutile, même si la question est loin d’être réglée. En effet, le MEDEF en a profité pour faire signer à la CFDT et la CFTC un texte fumeux à destination du gouvernement qui vise à l’obliger à faire subir au régime général un traitement analogue à celui qu’il réclame pour les retraites complémentaires. Le MEDEF, jamais rassasié, en a également profité pour faire l’impasse sur les cotisations du premier trimestre 2001, soit la coquette somme d’une dizaine de milliards… Certaines entreprises ayant tout de même prélevé les cotisations, c’est le cas de la Générale, elles vont devoir en reverser une partie aux salariés provoquant ainsi un joli cafouillis. Il est vrai qu’au MEDEF, les dirigeants ne brillent pas forcément par leurs qualités de gestionnaires d’entreprises à force de vouloir remplacer les politiques.
B TO C
C’est la nouvelle religion, prononcez bi tou ci, pour business to consumer, c’est à dire en gros client –fournisseur … C’est ainsi que depuis plusieurs années, tout le monde est devenu client de tout le monde à la Générale, comme ailleurs. Bien sûr, il y a la clientèle, mais les guichets sont aussi clients des services centraux, de SGAM, les services centraux sont les clients de CIM etc… Voilà pourquoi sans doute, emportés par l’élan, le patron des services RSRH de gestion de la paye a mis en garde ses troupes lors du pot annuel organisé à la Défense : soyons productifs car nos clients pourraient nous mettre en concurrence et la paye pourrait être externalisée ! On voit ça d’ici, les bulletins de paye SG fabriqués à l’extérieur… Manquerait plus que ça !
NOIX D’HONNEUR
…. A Serge BRUHAT, directeur du groupe de Brive-la-Gaillarde, qui s’inquiète tellement " du développement de notre fonds de commerce ", dixit, que son sang n’a fait qu’un tour en prenant connaissance des résultats à fin janvier de " l’action parrainage "…l’une de ces nombreuses campagnes, qui consiste à tenter de convaincre les clients de parrainer une ouverture de compte. Sa note se désole donc de " la faible mobilisation des agents du groupe "… Langage militaire archaïque pourtant vilipendé lors de la dénonciation de la convention collective… Langage imprudent aussi car concomitant avec la fin de la campagne orange mécanique dont il n’est pas certain que les souscripteurs nous félicitent… Le général somme donc ses troupes et " attend une large mobilisation " en sortant la trique " je prendrais en considération ce paramètre dans la détermination du CGU payable en 2002 " ! Un impertinent pourrait lui faire remarquer que ses propres gratifications dépendant des résultats du groupe, c’est peut-être de son CGU 2002 qu’il parle… Mais on ne le dira pas. On se contentera de lui demander quels sont ses chiffres personnels de comptes parrainés ?
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ORANGE MECANIQUE
On retiendra que le délire des campagnes de placement aura atteint des sommets avec la mise sur le marché d’Orange. Toutes les dérives dénoncées par la CGT auront connu un pic, y compris l’achat à découvert, pourtant strictement illégal. On imagine les conséquences si un juge devait rapprocher l’attribution d’un prêt avec la réservation d’actions Orange ! Alors que le nouvel article 24 de la convention collective impose des règles déontologiques, les conseillers de clientèle découvrent qu’ils ont été recrutés pour vendre et non pour conseiller. Encore une fois, les objectifs quantitatifs et autres classements auront déclenché toutes sortes de comportements plus ou moins schizo des accrocs du top 50. Cette mécanique ne manquera pas de provoquer des dérapages, qui viendront s’ajouter à ceux des campagnes précédentes… et laisse en suspens les risques qui pèsent sur les membres du personnel qu’on charge de placer ces produits. La CGT, qui a contribué avec d’autres fédérations à l’existence de l’article 24 de la convention collective ne lâchera pas le morceau tant que ces pratiques dureront, d’autant plus qu’au cas où le gouvernement décide d’appliquer le code de la consommation aux banques, les risques seront encore plus grands pour les salariés.
CÉDÉ A 2 BALLES
La commission formation du CCE a été informée d’une grande initiative moderne par la Direction : on va tous recevoir une formation internet… Jean-Marie MESSIER, qui veut donner la possibilité à chaque salarié de son groupe de disposer d’un ordinateur perso pour 1 franc ferait-il des émules ?
A moins que la Direction, émerveillée par la qualité du site web CGT veuille donner à chacun la possibilité de le consulter… que nenni ! La formation consiste à distribuer un CD accompagné d’une bande dessinée gracieusement à chacun ! Hyper trop cool le coût du CD à 2 balles à se mettre en papillotes… mais l’intranet et la messagerie SG sont toujours interdits aux syndicats, ça c’est pas cool !
EMPLOI 2001
Les prévisions d’emplois pour 2001 ont été remises à la commission économique du CCE, accompagnées des chiffres 2000. Croissance ou RTT, l’emploi de 2000 revient au niveau de celui de 1992, avant le trop fameux " Plan FLICHY " à 30425 équivalent agents. 1477 recrutements dans les centraux, 926 dans le réseau, la progression de l’emploi est significative mais il faut noter qu’il n’a effectivement augmenté que de 96 équivalents agents dans le réseau… une tendance confirmée depuis plusieurs années qui met en cause la capacité du réseau à rendre un service de qualité à la clientèle. Pour 2001, les prévisions affichent un nouvel effort de recrutement, 2676 postes en plus, mais toujours avec un chiffre réduit, 500 pour le réseau, compte-tenu de la suppression de 152 postes pour cause de restructurations. On remarque cependant une hausse certaine des CDD, 828 en 2000, soit + 324 sur 99 et 538 intérims. Cela ne traduirait-il pas un manque chronique, d’autant que ce chiffre masque mal les centaines de salariés de la sous-traitance permanente. On sait que le marché du travail est tendu, mais tout de même.
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GEOMETRIE VARIABLE
Remises à plus tard pour cause de retard, la question de l’adaptation du temps partiel aux 35 heures n’est toujours pas résolue. Le principe fixé à la réunion de la commission de suivi pour les temps complet est le décompte en journées pour la prise des congés et des jours RTT. Ainsi, quelque soit votre régime de travail, 1 semaine d’arrêt est égale à 5 jours et une journée est égale à 1 jour, quelque soit sa durée … C’est ainsi qu’au nom de ce principe, la direction retient une journée pour le samedi après-midi. On aurait pu croire que ce principe vaudrait pour tous, y compris les temps partiel, or voici que pour eux, on commence à compter les minutes ; à cause des variations de l’horaire de travail dont ils ne sont responsables. C’est ainsi qu’on leur demande de signer un avenant à leur contrat de temps partiel en leur proposant d’opter entre une réduction de salaire et un rattrapage horaire. Il est vrai que la loi a fait l’impasse sur le temps partiel et que rien n’obligeait la direction à leur appliquer une réduction proportionnelle, sauf que c’est ce qu’elle a accepté et signé dans l’accord du 12 octobre. Si faute de temps, on se trouve aujourd’hui dans un imbroglio, ce n’est pas une raison de procéder par oukase en bafouant les principes. Manifestement une négociation s’impose d’urgence et en attendant rien n’oblige les salariés à temps partiel à signer un avenant à leur contrat, qui reste valide tel que jusqu’à son terme. Prudente, la DRH, dans une note interne, est bien obligée d’admettre le statu quo et se contente de préconiser un changement d’affectation en cas de refus. C’est d’ailleurs aussi le cas pour les cadres au forfait qui refusent de signer la convention.
TENSIONS SALARIALES
Selon Daniel BOUTON lui-même, des tensions salariales sont apparues en France dans le courant de l’année dernière… entraînant des augmentations significatives pour certains métiers. Le même pronostique aussi dans une double page centrale de la Tribune des bonus records en ce début d’année… confirmant ainsi ce que nous écrivions sur les dérives de la politique salariale maison ! Car pour la troupe, c’est plutôt la jambe de bois de l’accord salarial qui s’applique et de vagues promesses de CGU nouvelle version pour mars qui pallient plus ou moins à l’absence d’augmentation des salaires de base. D’où l’effervescence un peu partout de ces derniers jours, que l’on peut nous aussi qualifier de tensions salariales bien qu’il ne s’agisse pas des mêmes. Nous ne saurions donc trop vous conseiller d’user des moyens mis à votre disposition par la convention collective et le statut social pour faire réexaminer votre situation. Pour la première fois, la commission de recours qui se tiendra en Avril pourra examiner les dossiers des services centraux et des agences d’Ile de France avec ceux de Province, sous certaines conditions toutefois. La plus importante consiste à avoir présenté une demande préalable auprès de la hiérarchie locale par l’intermédiaire d’un syndicat…or nous sommes précisément dans la période où les situations sont examinées, c’est donc le bon moment pour regarder si vous êtes au bon niveau et depuis quand date votre dernière augmentation, et pour ça rien ne vaut un syndicat.
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EUROPE SOCIALE
Au moment où se réunissait le CCE pour consultation sur le projet de la Générale de racheter les activités européennes de financements spécialisés à Deutsche Bank, le Comité Européen était informé de son côté du suivi de la réorganisation administrative des 6 succursales de l’union européenne… D’un côté un projet d’achat concernant 900 salariés, de l’autre une réorganisation entraînant 400 suppressions d’emplois sur 1900. Pourtant, la Direction en présentant son projet de réorganisation avait parlé de reclassements, de mises en retraite, de postes à Paris afin d’éviter au maximum les départs contraints, appellation politiquement correcte des licenciements. La situation réelle est bien moins jolie…. Ainsi le plan prévoit 80 licenciements à Francfort, tandis qu’à Londres les places sont déjà libérées… C’est bien la peine d’avoir nommé un responsable Europe pour la DRH ; à quoi sert-il ? La CGT a demandé à la direction de proposer des reclassements dans le groupe et aussi chez les partenaires. C’est possible notamment avec les projets européens de croissance externe comme avec la Deutsche Bank pour Francfort, ou avec BSCH à Madrid. Forte de l’absence d’obligations en matière sociale au plan européen, la direction a refusé de faire le moindre geste. Mauvais calcul, car si la Société Générale a des prétentions européennes, elle ferait bien de ne pas se coller la réputation d’un groupe qui débauche aussi vite qu’il recrute, ceci valant aussi dans les établissements qu’il achète : on a vu ce que la mauvaise image de la Générale pouvait lui coûter en France. C’est pourquoi nous allons proposer aux autres organisations syndicales d’écrire au Président pour lui demander de ne pas se contenter d’informer les instances des décisions prises mais aussi de commencer à construire un droit social à l’échelle d’un groupe qui se veut européen.
CARTON ROUGE
A Mrs Couturier et Bourdonnec, respectivement directeur et RRG de Lille Nationale, qui présentent une procédure budgétaire, réduisant de 10 % leur effectif !
Voilà une performance qui n'en doutons pas sera remarquée par Bouton, et sera même peut être récompensée de quelques stocks options lors du prochain programme, s'il n'est pas un ingrat. Bien sûr, 6 postes d'exploitants sont par ailleurs créés en partie grâce à la création d'un guichet, mais ce mini renfort s'accompagne d'une forte augmentation des objectifs de production ! L' effet RTT que nous chiffrons à 17 équivalents agents se trouve réduit ainsi à peau de chagrin, et l'on voit mal comment le groupe va tourner lorsque les agents voudront prendre leurs 56 jours de repos. Motif officiel de cette prévision, la suppression de l'image-chèque et le fourre-tout habituel de l'optimisation des tâches… C'est ce qu'on appelle se moquer du monde, 10 % de l'effectif, ça se saurait dans le réseau si un tel sureffectif existait. Les moins 15 sont presque déjà réalisés, affirme la direction, sans dommage pour les services! Tu parles, Charles! Les services sont obligés de se dépanner les un les autres, et les agents vivent dans un tel capharnaüm que récemment, des dossiers qui faute de temps et de place avaient été posés par terre, ont été récupérés de justesse dans la poubelle dans laquelle le personnel de ménage les avait mis! Décidément, trop c'est trop. Les élus des différentes OS se sont rencontrés pour envisager les suites. Ils interpelleront bien sûr la direction au CE, mais ils comptent bien aussi aller plus loin. Ils utiliseront pour cela tous les moyens en leur possession et appelleront le personnel a intervenir, car, comme d'habitude,l'évolution de la situation dépendra essentiellement de son engagement !
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RETRAITE AUX FLAMBEAUX
En décidant de ne plus payer les cotisations de l’ASF, c’est-à-dire en déclenchant la guerre contre la retraite à 60 ans, le MEDEF choisit à nouveau l’affrontement, convaincu qu’après un baroud d’honneur, il trouvera des syndicats pour se plier à ses exigences. Décidément, on ne peut pas dire que le baron Ernest et ses sbires aient de l’imagination… on a déjà vu ça dans la banque lorsque la convention collective fut dénoncée et on l’a déjà vu aussi à l’occasion de la renégociation de l’assurance chômage. La différence toutefois, c’est que l’issue n’a pas été la même, les fédérations de la banque étant restées unies jusqu’au bout. C’est pourquoi l’enjeu de la journée d’action du 25 janvier sera d’une importance historique. Soit, à l’appel des 5 confédérations, les salariés du secteur privé feront une démonstration de force qui permettra de poursuivre l’action pour défendre le droit à la retraite à 60 ans … soit nous allons opérer à court terme un recul social de 20 ans !. Car il s’agit bel et bien du droit à la retraite, et pas seulement d’une question de gestion des régimes ou de montant des pensions. Comme le droit à la santé, le droit à la retraite est lui aussi menacé par la rapacité du MEDEF. Au-delà donc d’une querelle de chiffres ou de prévisions démographiques plus ou moins fiables, chacun devra prendre ses responsabilités le 25 janvier, les 5 syndicats ayant pris les leurs. Des manifestations auront lieu un peu partout dans le pays, et en particulier à 15 heures à Montparnasse pour l’Ile de France. Ce devrait être un rendez-vous incontournable, sauf si vous avez envie de travailler au-delà de 60 ans …
QUI A DIT NON ?
Même si les banques et l’AFB ont, comme à l’habitude, réussi à se faire montrer du doigt à la suite de la négociation engagée pour améliorer la sécurité des transports de fond, il n’en est par moins vrai que les principaux points noirs concernent la grande distribution. La mauvaise volonté des banques à mettre le décret en œuvre est d’autant plus regrettable que les aménagements nécessaires devront être faits et que si coût il y a, c’est du respect et de la protection de la vie humaine dont on parle. La vie d’un convoyeur vaut autant que celle d’un employé de banque : elle est inestimable ! De ce point de vue, on peut s’interroger sur les raisons qui ont conduit à refuser de tenir compte de ces contraintes lors des travaux dans un point noir situé dans une galerie commerciale de Valence… les travaux devant se terminer quelques jours avant la publication du décret, la question de la mise en conformité s’est posée. Il semble qu’une réponse négative est venue de Paris…
IL N ‘Y A PAS DE ZONE ROUGE
C’est pas le tout de passer aux 35 heures au 1er janvier, quelques-uns découvrent que ce n’est pas si facile de savoir comment utiliser tous ces jours de congés supplémentaires ! D’où l’idée mise en pratique ça et là par quelques Directions de faire établir des calendriers annuels prévisionnels pour la prise des congés, ou bien la publication de zones rouges pendant lesquelles la prise des congés serait interdite ! Keep cool, le calendrier prévisionnel ou les zones rouges n’existent pas dans l’accord … tout cela est même contradictoire avec une de ses qualités : le grand nombre de jours à disposition du salarié … et le bon sens, car en multipliant les prévisions et les zones rouges, on réduit d’autant la souplesse nécessaire pour absorber plus de 9 semaines de congés hors jours fériés… Interpellée en commission de suivi par la CGT, le DRH Alain PY a dû en convenir, " il n’y a pas de zone rouge " !
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LECHE BOTTES BLUES
Comme on pouvait s’y attendre, le refus unanime des syndicats de signer un accord prolongeant l’attribution en 2001 du Complément de Gratification Unique a conduit la Direction à concocter un projet unilatéral qu’elle soumet à la consultation de la commission sociale puis au CCE le 17. Cette fameuse gratification dont le montant varie de 0 à plus de 50 000 Frs est attribuée à la tête du client sans aucun autre critère que celui de ne surtout pas déplaire à sa hiérarchie. Au total, le complément représente aux environs de 120 millions de francs tandis que les bonus distribués atteignent désormais près de 2 milliards de francs ! La part de rémunération variable dans la masse salariale atteint ainsi à la Société Générale plus de 20%, le double du reste de la profession. Certes les salaires minima sont aussi plus élevés, mais l’ensemble des salaires est loin de suivre la progression des résultats et de la rémunération des actionnaires. Autant dire que c’est la répartition entre le capital et le travail qui a largement basculé en faveur du capital et que le phénomène est encore aggravé par la répartition inéquitable des rémunérations du travail… La CGT a solennellement mis en garde la Direction à la commission sociale contre un éventuel passage en force. En effet ces rémunérations à la tête du client sont contraires au respect des principes du droit communautaire et constitutionnel, à travail égal, salaire égal ainsi que celui de l’égalité professionnelle hommes-femmes. D’autant plus que les débordements des challenges, classements et concours divers de placement de produits influencent ce type de rémunération et que d’autres principes, ceux relatif au respect des règles de déontologie, sont mis à mal par ces pratiques.
CHAISES MUSICALES
De son côté la commission économique a abordé la discussion du " programme 4D ". La CGT s’est interrogée sur l’efficacité économique discutable du projet, sans parler de ses conséquences sociales. Il est question de passer de 130 groupes actuels dans le réseau à 80 Directions d’exploitation commerciale " organisées d’après les lignes métiers. Outre les probables économies d’échelle espérées, on installe ainsi des " spécialistes " de plus en plus éloignés du terrain, sans connaissance directe du client… Sans compter que pour les actuelles équipes de direction, le jeu risque fort de se terminer comme celui des chaises musicales. Cette réforme semble en outre bien mal ficelée, notamment par la mise en œuvre des projets d’application des 35 heures par exemple dans le cas des agences déjà très éloignées entre elles. Ceci devrait inspirer quelques Directeurs de groupe qui ont tendance au dérapage et à une interprétation toute personnelle de l’accord dans l’élaboration de ces projets… S’agit-il, encore une fois, comme le dit la Tribune, d’une réforme inspirée par la pression des marchés ou bien de la volonté du Directeur du Réseau d’imprimer sa marque ? Il faudra être bien plus clair en toute hypothèse sur la stratégie et surtout tenir compte de l’avis du personnel pour emporter son adhésion.
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VIRAGE A HAUT RISQUE
Le CCE sera bientôt réuni pour examiner une partie de la réorganisation du réseau, pompeusement appelée "programme 4D"…"Dispositif de Distribution de Détail de Demain".
En résumé, constatant le très fort développement des relations clientèles via Vocalia et Logitel, la Société Générale décide d'organiser sa relation commerciale avec les particuliers autour de deux structures communicantes entre elles par les DR et la direction de DIST : Les Groupes d'agences d'une part, rebaptisés Directions d'Exploitation Commerciale (DEC), et les "Centres de Relation Clientèle multimédias" ( CRCm ), d'autre part.
Les DEC, c'est à dire la banque en dur dont on nous réaffirme qu'elle resterait au cœur du dispositif commercial, seraient comme aujourd'hui chargées des relations "physiques", Banque/Clients, via les chargés d'accueil et les chargés de clientèle, au prix de certains aménagements…
Ainsi, "les chargés de clientèle seraient dégagés de tâches à faible valeur ajoutée " et les appels téléphoniques entrants qui leur sont destinés seraient dirigés vers les CRCm…
Par ailleurs, les différentes agences d'un groupe pourraient être regroupées en unités commerciales " en vue de faciliter l'animation commerciale locale au quotidien, ainsi que la gestion des moyens humains locaux…". Un dossier plus complet sur ce sujet sera examiné ultérieurement.
Autre fort sujet d'inquiétude, les SAVQ et secrétariats Banque, actuellement logés dans les agences, s'ils continueraient à traiter à la fois les opérations en provenance des agences et des CRCm, font l'objet de réflexions particulières dont la direction ne veut rien dire actuellement.
Les CRCm, définis par la direction comme étant "en appui, et en complément du réseau", constituent l'innovation. Organisés sous forme de plates-formes, ils auraient en charge le traitement des appels entrants des conseillers. Ils offriraient aux clients un service complet d'informations sur les comptes et traiteraient toutes les opérations courantes ainsi que les e-mails et les relations internet. Ils pourraient aussi, "si nécessaire" établir des relations clientèles personnalisées à distance.
Le premier, installé dans la région lyonnaise, entrerait en fonction sous forme de test en mai 2001, et aurait en charge l'appui aux agences de paris XV, le Raincy, Arras, et Annecy.
On notera au passage qu'il y a quelques mois, la direction du réseau avait déjà imaginé de re-router les appels entrants en agence et de confier leur traitement à des prestataires extérieurs et non bancaires. Le tollé général suscité par cette malheureuse idée avait conduit à l'abandon du projet. Bien sûr le re-routage, mauvaise réponse à un vrai problème revient à l'ordre du jour, mais la clientèle serait au moins, reçue par de vrais agents SG.
RENCONTRE AU SOMMET
4D sera certainement le principal sujet de discussion le 14 novembre, date à laquelle Daniel Bouton réunira les délégués syndicaux nationaux. Outre la présentation " live " de cette Nième restructuration, il lui faudra pouvoir lever les incertitudes et craintes qui tournent autour du traitement social de ce virage culturel et stratégique, … mais aussi et surtout donner la justification économique qui reste à démontrer.
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NOIX D’HONNEUR
… à l’auteur, anonyme du mail adressé au personnel de DECC pour l’inviter à une réunion d’information sur la RTT, 3 lettres qu’il traduit pour les analphabètes dans une parenthèse par récupération du temps de travail ! Lapsus révélateur de l’auteur ? On peut aisément y croire tant il est vrai que le responsable de la réunion, M. MARYNOWER, ou bien Franck comme on l’appelle à DECC, ne s’est pas illustré jusqu’à aujourd’hui par son intérêt pour le droit social… Gageons qu’il a oublié de recueillir " les observations et souhaits des salariés " ainsi que le prévoit le préambule de l’article 4 de l’accord. On attend donc avec curiosité le compte-rendu de cette réunion dans le dossier circonstancié qui sera remis lors de la consultation du Comité d’Etablissement.
VENTE FORCEE ET OBJECTIFS
La multiplication des initiatives, toujours locales bien sûr, de vente plus ou moins forcée aux clients, de fixation d’objectifs délirants, et des campagnes et challenges qui se succèdent commencent à poser de sérieux problèmes de déontologie. Déjà à la limite de la légalité, la prochaine application aux banques du code de la consommation va aggraver encore les risques pour le personnel qui pourra être individuellement et pénalement responsable ! Autant dire qu’il est urgent de mettre un terme à ces pratiques et faire respecter le tout nouvel article 24 de la convention collective sur les principes de déontologie. Rappelons à ce propos que celui-ci permet à tout salarié qui estime que sa hiérarchie lui demande d’enfreindre ces principes d’en référer à la direction et de dégager ainsi sa responsabilité. .. On est en effet en droit de se demander si certaines méthodes de placement de Jazz, Alterna and Co … sont compatibles avec " le respect des intérêts de la clientèle " prévu par l’article 24. Ce sera de toutes façons, un des sujets d’intervention de la CGT à la prochaine session du comité central d’entreprise.
STRATEGIE DE CABINET
C’est reparti, après avoir évacué les fumées de l’incendie d’Août 99, on reparle de la nécessaire fusion des banques françaises. La Tribune ressort pour l’occasion l’analyse d’un cabinet, indiscutablement sérieux puisque côté au second marché et fort de 400 consultants. Le dit cabinet nous fait part du pronostic suivant : en 2005, 80% du marché bancaire européen sera réparti entre cinq grandes eurobanques. Le vice-président du cabinet en distingue même la géographie : BSCH - Société Générale – Commerzbank, Deutsche Bank – BNP Paribas – Crédit Suisse … hormis le fait que depuis la parution de cet article le BSCH vient justement de quitter la Commerzbank, ces prévisions sont, paraît-il, destinées à exhorter les banques françaises à éviter la marginalisation, voire à se faire bouffer par les banques américaines … tout ceci n’a bien entendu rien à voir avec l’espoir de faire de juteux profits en restructurant et en regroupant les différents réseaux … une chose est claire, nous devrons, comme en Août 99, ne compter que sur nos propres forces.
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TRAITEMENT SOCIAL
Le principal de l’ordre du jour du Comité Européen d’Entreprise qui s’est réuni le 18 octobre portait sur la réorganisation des succursales européennes. Il s’agit du rapatriement des back-offices de Londres, Madrid, Francfort, Milan et Bruxelles. Entre 360 et 400 emplois vont disparaître sur 1900. Plus ou moins protectrices, les législations locales iront du meilleur au pire, c’est-à-dire Londres. La CGT, informée de bonne source, s’est inquiétée du recours à des méthodes connues également à Paris qui consistent à isoler, à placardiser les salariés qu’on veut voir partir. La direction est montée au créneau pour proclamer ses bonnes intentions. Le RH de SGIB, De Talancé a assuré qu’il combattait ces méthodes, le DRH, A. Py a garanti que cette opération sera traitée au niveau social et le DG, P. Citerne s’est engagé à trouver la solution la plus satisfaisante possible… on ne voit pourtant pas bien laquelle puisqu’ aucune des propositions syndicales n’a été acceptée. 120 postes vont être créés à Paris par le rapatriement, mais la DRH se réserve de les pourvoir… au fil de l’eau ! Probablement de la même façon qu’elle gère la disparition de DECC/EMG qui devait être vendu, logiciels, matériel, clients et personnel. L’acheteur ayant renoncé, la vingtaine de salariés est gérée avec l’efficacité que l’on connaît. Il y a ceux qui partent d’eux-mêmes, ceux qui doivent se chercher un poste, ceux qui attendent, … redoutable efficacité de la gestion RH qui restructure sans devoir en payer les frais.
NOIX, RESPECTUEUSE, D’HONNEUR
… à notre DRH, Alain Py, qui fut nominé parmi les 5 possibles DRH de l’année du Figaro. Mais, comme un sport, c’est la 1ère place qui compte, et ce n’est pas notre DRH qui l’a eue. Le Figaro cite les points forts du nominé, nous nous chargerons donc de relever quelques faiblesses récentes dans la négociation 35 heures, dont celle qui a consisté à croire que le texte du 17 juillet serait définitif. La réunion la semaine dernière des directeurs d’agence fut l’occasion pour eux de découvrir un texte finalement très différent, remettant largement en cause les projets échafaudés un peu trop hâtivement pendant l’été sur la foi des assurances données par la DRH. Autre faiblesse, notre DRH s’auto-félicite de sa communication interne, dont l’intranet est un des vecteurs, sans cesse enrichi… mais toujours pas par l’accueil de l’expression syndicale qui reste exclue. Pour un DRH qui veut construire une culture du changement, il y a là une faiblesse à corriger d’urgence, car en matière de culture à changer, le mieux est de balayer devant sa propre porte.
A TRAVAIL EGAL …
Attendue par tous, la négociation salariale devrait s’ouvrir sous des auspices nouveaux. On sait d’avance que malgré les très bons résultats et compte-tenu du coût des 35 heures, on va nous expliquer qu’il faut être raisonnable … un discours qui aura du mal à passer compte tenu des rémunérations astronomiques de quelques-uns. Ce sera encore plus dur à passer compte-tenu des pratiques de rémunérations arbitraires largement développées chez nous et que la jurisprudence récente considère comme illégales, au regard du non-respect du principe à travail égal, salaire égal… une notion qui va être largement étendue par la loi contre la discrimination au travail que le parlement s’apprête à voter. C’est ainsi que la CGT sepromet bien de remettre sur le tapis quelques questions, dont celle du C.G.U …
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CLAIR ET NET
Le résultat de la consultation du personnel organisé par la CGT est sans appel. Avec 7434 exprimés, soit plus du quart de l’effectif présent, il est représentatif et la participation est plus forte encore que pour le vote Convention Collective. La CGT a donc signé l’accord compte-tenu du nombre de voix favorables à la signature, 6244 pour soit 84 %.. Le vote conforte l’avis positif formulé par la CGT sur l’accord qui s’avère être le plus favorable dans les 3 " grandes ". C’est le seul qui comporte un engagement de maintien global de l’emploi et un maintien clair du salaire sans dispositif de modération, au contraire il ouvre la perspective pour les salariés de Nantes soumis au régime "De Robien " d’un retour à plein salaire. Enfin, contrairement aux autres accords qui font l’impasse sur la flexibilité qu’ils autorisent néanmoins, l’accord SG pose des limites et impose des contraintes qui n’existent pas dans la loi ou la réglementation. Revers de la médaille, il y est clairement fait état de la modulation, des dérogations pour le travail du dimanche ou des jours fériés. C’est notamment sur certains de ces points que la CGT a imposé des modifications et que nous avons obtenu par exemple la disparition de la rédaction qui autorisait l’ouverture des guichets jusqu’à 22 heures une fois par semaine. Comme dit le sage chinois, " il n’y a que l’homme pour croire qu’il respectera la loi qu’il a écrit ". C’est pourquoi la CGT a indiqué au cours de la réunion de signature que les sections syndicales allaient prolonger cette signature par leur action sur le terrain… Ce sera particulièrement le cas dans le réseau à partir des 2 réunions du comité d’établissement prévues ou le directeur devra présenter ses propositions... Ce sera aussi le cas pour les cadres des services centraux qu’il n'est pas question de forfaitiser à la chaîne. Aux signataires, Alain PY a déclaré, " la mise en œuvre rencontrera des difficultés, c’est normal, et nous n’aurons pas trop des 2 mois ½ à venir pour mettre l’accord en application ".
SVP 35 HEURES
Les multiples questions que posent la mise en œuvre des 35 heures nécessitent de ne pas laisser la direction seule à apporter des réponses. C’est pourquoi la CGT a décidé de mettre à votre disposition un service SVP, tous les jours jusqu’à la fin de l’année, de 10 à 12 h au 01.42.14.38.21 où vous aurez un négociateur en direct pour interpréter le texte… Même chose sur notre site internet ou vous pourrez poser une question avec une réponse sous 24 heures.
LES BYZANTINS
Le feuilleton de la négociation 35 heures s’est finalement terminé comme il avait commencé, dans la désunion syndicale. Après la bataille de la Convention Collective et sa signature par toutes les fédérations, les mauvaises habitudes ont repris le dessus plutôt que de continuer à reconstruire une pratique syndicale commune qui en a bien besoin. L’ouverture prochaine de la négociation salariale pourrait être l’occasion de définir des propositions syndicales communes … à moins que cette idée ne soit par trop iconoclaste !
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