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Les infos du 20 septembre 2023 : Stratégie : prudence ou véritable rupture ?
Écrit par Philippe FOURNILLe scroll de la semaine : ici
TROP PRUDENT ?
Au-delà de l’affichage ambitieux mis en avant et revendiqué par la direction générale (déjà repris par certains syndicats), la présentation de la stratégie aux analystes s’est traduite par une chute de 12% de l’action SG, permettant ainsi aux commentateurs de «juger trop prudente» la nouvelle feuille de route. Côté syndical, une convocation pour une réunion avec la direction générale la veille de la présentation officielle, un dimanche soir à 18h30, était forcément porteuse d’annonces importantes, concernant peut-être des ruptures majeures dans la stratégie du Groupe et en particulier dans sa politique sociale. Du moins c’est ce que nous pensions alors que nous pénétrions dans les tours presque désertes dimanche 17 septembre au soir. Nous nous trompions. Pas de Slawomir Krupa pour nous attendre dans la salle du Petit Conseil. Simplement Philippe Aymerich et Anne Sophie Chauveau Galas, la nouvelle DRHG en direct de Londres par Visio. Bon … nous nous sommes dit que les informations qui allaient être partagées étaient tellement sensibles qu’elles ne pouvaient pas l'être par une visio hors des locaux de la banque.
RENCONTRE VIRTUELLE AU 35ème
Nous nous trompions une fois de plus. La présentation du DGA n’a été que celle préparée pour les investisseurs, mais sans aucune donnée chiffrée. Sans aucun intérêt donc. Comment entamer un dialogue sérieux sans avoir la moindre idée des sommes en jeu, qu’il s’agisse des objectifs financiers, des objectifs d’économies ou du partage de la valeur ajoutée avec les salariés ? La CGT a souligné à ce sujet que la promesse du retour à un PMAS annuel ne pouvait remplacer une politique salariale juste et ambitieuse. Depuis, nous avons appris la volonté d’allouer 100 millions d’euros à la réduction des écarts salariaux sur 2 ans. Nous la saluons, car il s’agit d’une rupture bienvenue avec les 2 ou 3 millions généreusement accordés par la direction précédente. Cela ne doit toutefois pas faire oublier que cela ne représente que 5% de la masse salariale de SGPM (France) et que la perte moyenne de pouvoir d’achat de 10-15% au cours des 3 années précédentes a concerné tous les salariés sans distinction de sexe ou autre. Cette enveloppe est donc la bienvenue, mais elle est loin d’être suffisante. Nous attendons encore des avancées significatives lors des prochaines négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) et lors de la définition d’une nouvelle formule d’intéressement et participation (P+i) qui mettent enfin SG en ligne avec les autres banques françaises. Nous en sommes actuellement très loin. En attendant, nous n’avons eu aucune réponse au sujet du coût social des importants efforts d’efficacité et donc d’économies demandés aux salariés. La CGT a notamment demandé à la direction de réagir clairement aux articles de plus en plus précis concernant une éventuelle vente de SGSS ou de SGEF. (cf nos infos précédentes). Lors de sa présentation du lundi 18 après-midi, Slawomir n’a pas davantage souhaité répondre à ces interrogations légitimes des salariés concernés, tout en laissant entendre au milieu de circonlocutions obscures que des activités seraient cédées d’ici 2030. Il va être vraiment difficile de mener un dialogue social sincère et éclairé si la presse est mieux informée que les représentants du personnel. Un autre point d’inquiétude que nous avons soulevé est l’impact potentiel des 1,7 milliards d’euros d’économies projeté d’ici à 2026. Encore une fois, nous n’avons eu aucune réponse. L’expérience des 14 dernières années nous a pourtant enseigné que des centaines, voire des milliers d’emplois étaient à chaque fois sacrifiés pour tenter de tenir les promesses faites aux analystes financiers. Ce qui apparaît clair, c’est que les services IT vont prendre une bonne partie de la pression. Mais ils ne seront pas les seuls. Les coûts de restructuration, jusqu’alors portés au niveau du Groupe, vont être affectés aux différentes BU afin de les contraindre soit à augmenter significativement leurs revenus à coûts courants constants soit à tailler dans leurs charges. Dans les deux cas, cela risque de se traduire par un accroissement significatif de la pression sur chacun d’entre nous au niveau de nos objectifs individuels.
Nous demandons un engagement de la direction que ses engagements auprès des marchés ne vont pas avoir pour conséquence immédiate une dégradation supplémentaire des conditions de travail et de rémunération des salariés de SG. Car c'est bien beau de parler d’ESG et de RSE à longueur de présentations, mais tout cela n’est que du vent si au final les salariés du Groupe sont une fois de plus sacrifiés sur les autels du CET-1 et du ROTE.
[voici le document remis le mardi 19 septembre aux élus et représentants du personnel au CSEC]
Le fichier PDF Moon
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Les infos du 14 septembre 2023 : Stratégie : L'appel du 18 septembre - Retraite : Non, c'est non !
Écrit par Philippe FOURNILLe scroll de la semaine : ici
L’APPEL DU 18
C’est à Londres que la nouvelle direction générale devrait donc présenter ses options stratégiques le 18 septembre. La CGT SG a déjà mis en avant les préoccupations, les attentes et les oppositions qui sont les vôtres. Nous avons par exemple suggéré que "rompre avec le passé" pouvait signifier utiliser les 440 millions d'euros de rachats d'actions en 2023 pour investir dans le développement du Groupe et de ses salariés plutôt que de poursuivre une politique de distribution excessive. La CGT a également rappelé à la direction générale, l'importance des activités de SGSS, ainsi que leur poids social et historique pour le Groupe, alors que des bruits insistants circulent concernant une cession prochaine. La recherche d'une rentabilité à court et moyen termes ne doit pas être le seul critère. L'activité de conservation de titre est - par exemple - stratégique pour la banque et donc reste indispensable. L'éventuelle intervention de Citigroup ne viendrait que conforter nos craintes d'une prise en main américaine sur la SG, après des années de mise sous tutelle des autorités US. D'autres pistes devront être étudiées. D'autres options de réduction d'activités ou de cessions font l'objet de rumeurs persistantes et génèrent une inquiétude importante parmi l'ensemble du personnel. C'est ce que nous rappellerons aussi lors de la rencontre avec la direction générale qui va se dérouler avant la présentation aux marchés de la trajectoire financière. Ces pseudos fuites organisées dans la presse sont récurrentes depuis de nombreuses années et on peut se poser la question de savoir si elles n'ont pas vocation à tester le marché et le niveau d'acceptabilité sociale. En attendant, la direction de la BU a contesté et demandé de tenir les troupes face "aux rumeurs". Sauf qu'après les fuites du plan GBIS - IBFS 2019 (qui donnaient précisément le nombre de suppressions de postes qui allaient être annoncées quelques semaines plus tard), la vente de Lyxor (2 ans avant), l'annonce précipitée de la fusion SG CDN (le lendemain des fuites), c'est devenu une fâcheuse habitude pour les principaux concernés d'apprendre des projets par voie de presse. En tout cas, nous condamnons fermement les fuites et les présumés projets. Il faut en plus ajouter à cela le refrain insistant sur la réduction de coût alors que les plans d’économie successifs ont déjà laissé nombre de services exsangues. L'anxiété est grandissante parmi les collègues, au moment où Il faudrait au contraire s'atteler à reconstruite un pacte social et trouver des relais de croissance.
RETRAITE : NON, C’EST NON !
La réforme des retraites a déjà été douloureuse et couteuse socialement. Mais elle le sera aussi financièrement à plus long terme. En tout cas ce sont les leçons que tire le Comité de suivi des Retraites (CSR) en pleine torpeur estivale. Au lieu des 17,7 milliards d'économies affichées par le gouvernement dans son rapport d'impact, la réforme imposée, contre l'avis de tous, devrait même générer d'après le CRS un surcoût de 9,5 milliards d'euros ! Le gouvernement a par ailleurs la tentation de continuer de faire les poches des salariés en doublant les sommes non remboursables dans les dépenses de santé (franchise médicale et participation forfaitaire). L'objectif affiché est de trouver 1,5 milliard d'euros par an.
Le fichier PDF Moon
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